22 juillet 2010

Le lion est mort ce soir...

1800 - "C'était pas prévu..."

Réaliser, tout d'un coup et toucher du doigt la précarité des choses.

Ces dernières heures, à la suite d'un choc, je ressens comme un sentiment de flou, une curieuse sensation de manque, vaguement désagréable, peut-être les années qui passent et me font dire que j'ai vécu le meilleur, déjà... Que c'est peut-être fini.

En fait je pense souvent quand je fais l'amour ou que je joue une partition trouble que si ça se trouve, c'est la toute dernière fois et que je ne le sais pas !

Sentiments contradictoires liés à la brutalité de la vie qui nous rattrape et fait réfléchir, d'un coup.

Oui, putain, que la vie est courte. Montée soudaine d'adrénaline, tension douloureuse trop forte qui nécessite un exutoire pour déverser (sic) ce trop plein virtuel, envies de corps à corps comme pour s'étourdir, penser à autre chose, partager des fulgurances et des jaillissements, retrouver l'animalité, le cri primal et oublier ma peine. Vérifier que je suis encore vivant, moi...

Envies de cul, brut(e)... Brutales. Un type avec une fille le visage plaqué dans l'oreiller pour étouffer ses beuglements. Grimace de douleur quasi extatique. Des marques sur la peau et le cuir contre le cuir.

Doigts d'abord, puis queue enfoncée au plus serré jusqu'à l'orgasme, sans me soucier de toi ni des larmes que tu ravales, tant c'est intense, frontière si proche entre plaisir et douleur sans savoir qui l'emporte...

Je veux te faire gueuler.

Parfois je regrette de ne pas "profiter" davantage... Pourtant, je n'irai pas combler mes manques ou ces envies charnelles-là avec la première venue. Ni même la seconde.

Plus encore que de physique, c'est la complicité qui me fait défaut, au fond. Je tourne un peu en boucle sur les jolis souvenirs de mes complices aimées, me rendant compte en relisant que j'ai probablement tout raconté deux ou trois fois, et que je n'alimente plus la loco...

M'en fous. M'en passerai.

Ce n'est pas très grave, vous savez aussi que je n'aime pas galvauder non plus...

4 commentaires:

  1. Bien sûr que la vie est fragile. J'essaie d'en apprécier , d'en savourer les bons monents, doublement, au beau milieu d'une fête famimiale, Prendre un peu de recul et penser , je les aime.
    Vous êtes en peine , peut-être en deuil, mais , Stan , n'oubliez pas tous ceux qui vous aiment ,qui vous aimeront et que vous ne connaissaient pas encore,comme un réseau d'amour , d'amitié qui alimente votre vie. Certaines choses s'arrêtent mais d'autres commencent.Gardez ces souvenirs si chers dans un coin de votre coeur, oui ,mais , quand le choc sera passé, n'oubliez pas de garder le coeur ,et les yeux ouverts: la vie est belle, encore.
    Bisous.
    Emma.

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  2. Il y a de moments bilans qui nous assomment de leurs constat(s). Savoir passer ou rebondir.
    Je crois reconnaitre que nous sommes tous pareils et que c’est ainsi que va la ‘vie’.
    Nota : vos propositions photographiques sont éblouissantes d’érotisme

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  3. Chère Emma... Merci de ce petit mot, évidemment.

    Chère Nush, Merci aussi. Et pour ces "propositions", mettez des lunettes de soleil, ne prenez pas de risque d'échauffement inutile...

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  4. Je viens de lire La plus que vive de Christian Bobin. Ce bouquin m'a arraché des larmes en me ramenant vers un ami très proche parti il y a 16 mois. Ce n'est pas de cela dont il s'agit pour vous si j'ai bien compris, mais cela revient un peu au même...une amour morte... Il y a un passage qui conviendrait bien à votre texte me semble-t-il : "J'ai une grande puissance de solitude. Je peux rester seul des jours , des semaines, des mois entiers. Somnolent, tranquille. Repu de moi-même comme un nouveau-né. C'est cette somnolence que tu es venue interrompre. C'est cette puissance que tu as renversée. Comment pourrai-je jamais t'en remercier ? On peut donner bien des choses à ceux que l'on aime. Des paroles, un repos, du plaisir. Tu m'as donné le plus précieux de tout : le manque. Il m'était impossible de me passer de toi, même quand je te voyais tu me manquais encore... C'est le trésor que tu me laisses : manque, faille, déchirure et joie. Un tel trésor est inépuisable. Il devrait me suffire pour aller de "maintenant" en "maintenant" jusqu'à l'heure de ma mort."

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