25 octobre 2020

"Amour ou amitié" ? Cornélien...

3523 - "Celles qu'on n'a pas eues..."

En reprenant le titre d'un film de Pascal Thomas... Pour rappeler que certaines rencontres dans nos vies n'aboutissent pas toujours comme on aimerait. Au gré des aléas qui nous entraînent vers d'autres registres, d'autres jeux... ou "d'autres", tout court.

En amour en tout cas, même si on s'en affranchit régulièrement, on sait pertinemment qu'il est primordial d'être les deux "au même endroit, au même moment" pour que ça existe. Trop souvent, on se croise à contre-courant: elle est libre, il ne l'est pas, il l'est, elle ne l'est plus. 

Un classique du genre. 

Et puis parfois, une évidence: c'est Elle, c'est Lui. 

Il m'est arrivé de me tromper, aussi. De faire, dans mes errances, ces fameuses "erreurs de casting" dont je parle parfois. Pas toujours inconsciemment, car la chair est faible et même en sachant par avance qu'il ne faut pas, on y va quand même. Parce qu'on en a besoin, ou envie... ou les deux. Oubliant momentanément d’écouter cette lancinante petite voix intérieure, celle de la raison qu'on aimerait tant contredire et qui nous psalmodie ("arrête tes conneries, tu veux !") qu'on va évidemment droit dans le mur. 

Et on y va bien.

Avec elle, c'était autre chose. Une évidence, un vrai coup de cœur. Dans tous les domaines et évidemment "celui-là !"

On s'est approchés des mois durant et un beau jour, quelques années plus tard, on a enfin pu passer du temps ensemble "en vrai", flirtant ouvertement à demi-mots et force allusions (quand on se trouve sur un forum dédié, on sait où on va dans ce domaine, c'est toujours ça de gagné...) se cherchant un peu... et comme j'étais "libre", je suis encore plus aisément tombé sous le charme de son sourire et de son regard bleu, me projetant avec facilité dans une suite, des désirs, un avenir... Oubliant que pour danser la valse, mieux vaut être les deux dans le même pas.

Elle m'aime. Beaucoup. Mais ne "m'aimait" pas. Elle me l'a dit. Bon, évidemment ça pique un peu... Tout en usant de prosélytisme insidieux arguant "tu as tort, que je suis un type formidable et qu'on aurait pu... " Avant de se rendre à l'évidence. L'amour, ça ne se commande pas.

Bref. Elle avait raison. Je crois que ni elle, ni moi n'avions envie de vivre une histoire facile sans lendemain, qui serait probablement déjà terminée. Parce qu'il faut la réciprocité pour avancer. On peut se laisser aller une nuit, mais si on le regrette au réveil ? On a évité ça.

Elle a choisi un autre chemin: rester proches. En devenant la plus sincère et fidèle de mes amies. 

Pour la vie. 

Du coup, je l'ai dessinée et le résultat est en Une. Comme elle est... Ou plutôt, comme je la transforme graphiquement dans d'érotiques pensées...

On ne se refait pas.

"Amie pour la vie" ? Je sais pas vous, mais je crois que finalement, c'est préférable à être une "amante effrénée, mais juste quelques semaines" !

Dessin: "Amoureuse à l'Ouest...“ © Stan/E. - 2020

21 octobre 2020

Petites joies, grands plaisirs !


3522 - "Oh, le bel alibi !"

Voilà une phrase qu'on lit souvent, que ce soit dans des témoignages sur la fessée ou dans de la littérature du genre. 

Une justification à mon avis totalement faux cul (sic) donnée par ceux qui fessent de manière “éducative“ (j’entends en "Discipline Domestique" et "adultes consentants", bien évidemment), sorte d'alibi un peu pompeux justifiant les corrections que ce "ça me fait plus mal qu'à toi"...

Les anglo-saxons l'utilisent beaucoup, en bons puritains.

Je peux vous confirmer que chez moi il n'y a aucune culpabilité à corriger les demoiselles. Oui ça m'enchante et me procure beaucoup d'excitation, de plaisir et de troubles, depuis... Depuis que j'ai commencé, sans le moindre remord mais avec une grande jubilation intérieure, à fesser ma petite cousine en jouant au maître d'école quand j'avais... une dizaine d'années. 

Bien incapable alors d'y mettre la moindre charge érotique encore, vu que j'ignorais de quoi il s'agissait.

Mais je peux le redire: oui, j'adore ça et c'est toujours bien des années plus tard numéro un de mon petit Panthéon pornographique interne !

Dessin: “Oh, douleur ennemie !“ © Stan/E. - Nov 2020

19 octobre 2020

Leur imaginer une suite ?

3521 - "The after dinner !"

Parfois en écho à un de mes petits écrits, une lectrice s'amuse à nous imaginer une suite. Ici, un joli texte de G. envoyé à la suite du post précédent, "avant de dîner chez Jules".

Ici, c'est bien entendu le "après dîner" qu'elle nous offre.

“Ils ont finis par quitter ce fameux restaurant. Si leur dîner "prémices" fût bien comme escompté un véritable orgasme gastronomique, maintenant elle et lui ne pensaient plus qu'à la suite de la soirée, se projetant d'ores et déjà vers d'autres plaisirs et jouissances, plus seulement gustatifs...

Ils avaient établi au téléphone, puis par e-mails et messages, quelques usages à respecter entre eux mais elle avait toujours eu du mal avec les règles, hormis pour les transgresser ! 

Elle dû rapidement se rendre à l’évidence en sortant du restaurant qu’il avait une excellente mémoire et que ses insolences pendant le dîner et la soirée n’étaient pas passées inaperçues. Il voulait décider de ses plaisirs et elle le souhaitait tout autant, sinon plus encore que lui. Elle s'offrait éperdument à lui, corps, cul, con, bouche... 

Il lui avait promis une fessée d’anthologie, de "celles qui comptent dans la vie d’une femme", comme il aimait à le prononcer d'une voix calme en la regardant droit dans les yeux pour la faire rougir et n'était visiblement plus enclin à tolérer le moindre mouvement d’humeur, dont le pire avait sûrement été ce coup de pied instinctif qu'elle lui avait envoyé dans le tibia sous la table lorsque elle était devenue écarlate après une allusion devant le maître d’hôtel, sur cette bonne fessée tellement méritée qu’elle aurait "à coup sûr ce soir" lorsqu’ils rentreraient... 

Pendant une fraction de seconde, prise de peur, elle avait presque été tentée de partir comme cela en le laissant en plan, sauf qu’elle sentit confusément avoir trouvé un adversaire/complice à sa hauteur et à sa mesure. Qu’ils pourraient vraiment beaucoup s’amuser, se donner du plaisir et le laisser la recadrer sévèrement si nécessaire, avec ces fessées "magistrales" qu'elle appelle de ses vœux. 

Il remplacerait le plug par sa verge gonflée de désir et jouirait ensuite en son séant rougie, chaud et meurtri sans se soucier de ses gémissements qu’elle étoufferait, mordant oreiller ou parce qu’il lui aurait imposé de prendre sa petite culotte en bouche comme un bâillon, pour ne plus l’entendre. Ses larmes, sa honte, son plaisir, et cela tout le temps qu’il le déciderait. Elle le voulait animal et l’était avec lui. 

Même les mots crus qu’elle ne supportait guère habituellement la faisait frémir et mouiller à son corps défendant, presque instantanément. Elle le capturerait avec ses fesses chaudes et cramoisies et il ne la laisserait pas s’enfuir sans qu’ils n'aient vécu leurs envies, leurs troubles et leurs jouissances. 

Il attendit qu’ils soient arrivés au parking pour lui donner un avant-goût de leur nuit à venir, soulevant ses jupes, la courbant sur sa cuisse, baissant prestement sa culotte, son visage avait viré au garance... Il lui asséna une bonne dizaine de claques vigoureuses et sèches sur les fesses, prenant soin d’envelopper l'un après l'autre les globes à chaque fois pour ne pas la blesser avec ce "bouchon" au mileu d'elle qui n’attendait que d’être remplacé par sa queue. 

Tendre, ferme, doux, intransigeant, plein d’envies de plaisirs et de partages... Mais aussi de ne pas se laisser mener par le bout du nez. Lui murmurer ces exigences à l’oreille en la maintenant fermement comme une jument rétive et craintive. 

Puis la baiser comme une catin flamboyante tout en restant pour lui et elle sa princesse, princesse aux fesses bien rougies qui finit "croquée", contrite, confuse, les habits épars, le cœur battant la chamade et le derrière écarlate comme jamais !“ 

Texte ©  Mlle G. 

Photos © ?

13 octobre 2020

Avant de dîner chez Jules...


3520 - “La Tour, prends garde...“

C'est au moment où ils se émergèrent du parking souterrain le plus proche de la plus célèbre et phallique tour du Monde, juste avant de prendre l’ascenseur pour aller dîner 125 mètres plus haut, qu'elle osa.

Et ce en dépit des jeunes militaires de l'opération Sentinelle patrouillant mollement non loin d'eux pour une illusoire sécurité se voulant rassurante, sans crier gare elle avait soudain vivement soulevé sa jupe à l'ombre faussement protectrice d'un des piliers... Dans une envolée de d'étoffe soyeuse, elle s'était alors retroussée fort impudiquement avant de se tourner et de se pencher en avant pour lui laisser entrevoir une suite prometteuse, aperçue en une fraction de seconde, juste avant que le tissu ne retombe. 

Personne à part lui n'avait rien vu...

Bon sang... Elle avait bien l'objet fiché pile au centre de ses reins. 

"En guise d'apéritif..." avait-elle lancé dans un rire cristallin, regard espiègle, tout en prenant l'ascenseur comme si de rien n'était pour aller dîner...

Sa culotte chair dissimulait bien mal sous la transparence ce lourd plug métallique en acier chirurgical orné d'une fausse pierre taillée comme un bijou précieux dont elle lui avait parlé à de maintes reprises au téléphone et qu'il avait - par jeu d'abord puis par réel désir - demandé qu'elle porte en elle, lors de leurs retrouvailles... 

C'est peu dire qu'ils fantasmaient l'un et l'autre sur ce petit bouchon. L'idée de le retirer doucement lui-même pour la prendre par l'étroite ouverture à peine dilatée, d'y jouir à longs traits et dans un cri de bête avant d'ensuite se retirer d'elle avant de le replacer pour la refermer comme une amphore afin qu'elle le "garde" à l'intérieur, était devenue obsessionnelle... 

Il se dit dans un soupir d'aise qu'il allait quand même falloir attendre de quitter le Jules Verne...

Photo © ?

12 octobre 2020

L'heure du choix !


3519 -
"État(s) d'esprit..." 

C'est une amie. Intime. Je lui demande quand est-ce qu'elle pense mériter (ou avoir besoin) d'une bonne fessée... 

Elle réfléchit et me répond: 

“Cela dépend de l’envie du moment, de ma dernière fessée reçue... et en fait de tellement de choses. Si je suis apaisée ou tendue... Si je veux être douce et câlinée ou garce et malmenée. Ce qu’il veut et décide, surtout !

Vais-je oser (et parvenir) à m’abandonner totalement et entièrement sans rémission à lui, à ses mains et ses bras ? 

Et Lui... Va-t-il réussir à se laisser glisser, être ferme, doux, sans la moindre concession afin de prendre le pouvoir, me posséder, intégralement... et en jouir, délicieusement ? 

Bon soyons clair: finalement JE gagne à chaque fois car consciemment ou pas, je la cherchais. Mais il y a une autre vision des choses : IL gagne car il voulait me la donner et l’a fait. 

En fait, tu sais quoi ? Je crois qu'on y gagne sans doute tous les deux un moment intense et cet indéfinissable trouble partagé qui me laissera penaude, vaincue, pantelante, rougie et contrite à un moment donné, comme à chaque fois.... 

 Ça te convient comme réponse ?“ 

 Euh.. Oui. 

Texte © G - Photo: © ?

16 septembre 2020

Le Maître de Nu-West !

3518 - "Le producteur fesseur !"

Vous en avez forcément vu passer sur les sites de streaming, de ces petites productions US, et d'ailleurs j'en ai souvent proposé ici, image floue, parfois parasitée et bande-son calamiteuse. Mais très excitantes par ailleurs... Ça vient de Californie...

Nu-West devenu ensuite Nu-West/Leda Productions, est une maison de production américaine de vidéo de fessées créée à San Marcos en Californie à la fin des années 70 par un certain Ed Lee dont le vrai nom est David Nielson. Né en 1939, Lee, ex-sergent des Marines ayant servi au Viet-Nam a lancé sa compagnie quelques années après son retour au pays après la chute de Saïgon. 

Il est mort en janvier 2013 à 73 ans, des suites d'un cancer...

Si on excepte les films d'avant-guerre réalisés en France par Ostra, dont j'ai déjà parlé, on peut dire qu'Ed Lee est considéré dans le milieu comme un des premiers à avoir tourné des images de châtiments corporels et bien entendu de fessées en en faisant une quasi industrie. Ses premiers films, sans le son, ont été tournés en Super-8 vers 1978, mais très vite sa société grandit et produit des cassettes vidéos plus élaborées qui enchantent les amateurs...

Dans les années 90, la maison produit énormément et se lance dans les DVD et la vente en ligne en profitant de l'expansion d'internet. Les thèmes sont divers, M/F et F/F avec des punitions plus ou moins longues et intenses basées sur de petits scénarios plus ou moins élaborés, allant jusquà recréer d'hypothétiques châtiments corporels judiciaires avec des scénarios tenant sur une feuille de papier à cigarette et dans lesquels la police fesse les contrevenantes, il faut admettre que c'est plus "sympa" que le taser ou le LBD...

Le gars Lee paye de sa personne (sic) et apparaît dans près de la moitié de sa production. La plupart des films tournés le sont chez lui dans sa maison de San Marcos, souvent dans des pièces nues sans décor ni mobilier, mais aussi dans les différentes chambres de la propriété, son garage, les extérieurs ou encore les écuries...

Avec près de mille (1000) titres, la compagnie est connue pour ses fessées effectivement non simulées mais aussi pour le côté plutôt cheap des tournages. On est ici typiquement sur des "home made productions" à petit budget, autant au niveau des prises de vues, que de la mise en scène ou des éclairages. 

Et je ne parle même pas de la prise de son, les innombrables films qu'on trouve sur le net sont d'une sonorité épouvantable, souvent des repiquages sur des cassettes, sans doute passablement usées...

Lee s'est retiré du spanking game en 2012, au moment on lui a diagnostiqué un cancer en phase terminale. Il est mort le 6 janvier 2013. 

Après sa mort, c'est son ex-épouse Debra, elle-même apparaissant très souvent en fesseuse stricte de jeunes filles mal élevées dans leurs productions qui est devenue PDG, mais elle a été contrainte un an plus tard de céder son poste à un de leurs employés, un certain Dustin Deon, après une bataille judiciaire dont je n'ai pas tous les tenants et aboutissants. (en fait, si, en cliquant sur le lien quelques lignes plus haut)

Selon elle, le déclin de "l'après Lee" dans la qualité des productions est une des causes de ce conflit, terminé par la reprise d'un gars n'y connaissant rien, ne s'est jamais impliqué dans les films, et n'était là que pour le fric..

"Dustin did nothing except drain a lot of cash from the corporation. He had no experience, interest, or even the motivation to do what it takes to run a business. On top of that, he was never even into our scene..."

Parmi les figures notables, on retrouve les noms de Debbie, Anne Bowman, Joanne et Julia Jameson, Stephanie Locke, Kiri Kelly, Tanya Foxx et Lili Xene, mais aussi Dallas, qui créera ensuite son propre label “Dallas Spanks Hard“. tout comme Jennifer Brooks d'abord passée sur les genoux d'Ed Lee's avant de lancer sa propre compagnie, Brooks Applications. Eve Howard a aussi commencé chez Ed avant de lancer Shadow Lane

Nu-West a aussi lancé des magazines sur le sujet, avec des photos, des BD et des textes... Aujourd'hui, le catalogue comprend principalement des DVD et des comics, et le patrimoine récupéré, mais dont la qualité d'image et de son laisse à désirer...

Et Debra dans son interview explique clairement que selon elle, à la suite de cet imbroglio judiciaire néfaste, à ses yeux Nu-West n'est plus désormais qu'une coquille vide....

31 août 2020

Faire de la résistance !

3517 - "Pas solide... du tout !"

Mince, cassée en pleine action !

Bon, c'était un petit modèle (je veux dire, cette canne anglaise !) mais quand même pas très résistant. Je ne vais pas la rapporter chez Demonia, si tant est qu'ils aient un SAV...

Et puis après trois ans, y'a pas de garantie, j'imagine.

Va falloir investir dans une autre gamme et passer à la taille au-dessus ! Mais en attendant reste ma main qui elle au moins ne me trahira pas !

(enfin plus, je fais gaffe)
Photo © S/E

22 août 2020

Lumière(s) sur Parris Quinn !

3516 - "Fiche de lecture..."

Pour mieux évoquer cette intégrale dont j’ai parlé il y a quelques jours dans le post précédent et qui désormais est rangée dans ma bibliothèque, le mieux est probablement d’abord de lire la préface datant de 2009 de l'Auteur, un Américain du nom de Parris Quinn et dont voici quelques extraits...

"Lorsque j'ai commencé le premier "Ombre & Lumière" il y a douze ans (en 1997, donc) je ne me doutais pas que cela deviendrait une série.

J'avais toujours écrit des récits érotiques pour moi-même et pour mes amis et le dessin érotique avait, dès le début, fait partie de mon travail. Mais là, c'était différent puisque je réunissais les deux. Ayant toujours cherché ce type de livre et ne l'ayant jamais trouvé, j'ai décidé de le faire moi-même...

(...) Personnages et décors sont créés et dessinés pour être réalistes et crédibles. Les lieux et les protagonistes paraissent familiers car c'est le monde secret de l'Amérique middle-class, de ces gens qui pourraient être vos voisins. C'est ce qui leur donne, je pense, leur puissance d'évocation, au moins autant que ce qui se passe.

D'ailleurs, à de très rares exceptions près, mes modèles/acteurs sont des amis et mes histoires contiennent autant de moments tirés de la vie réelle que d'autres sortis de mon imagination. En tant qu'artiste, les deux m'inspirent. Presque chaque histoire contient ce que j'appelle le passage "Je n'arrive pas à croire que je suis en train de faire ça !"

Ce qui m'intéresse, ce sont les jeux sexuels les plus "limite" auxquels jouent des gens qui exercent leur imagination et s'en servent dans la réalité de leurs existences. Les actions courageuses qu'il faut entreprendre pour essayer de vivre vraiment un fantasme, une obsession, de rendre sa vie intérieure érotique réelle, le jeu de rôle, par exemple, avec sa dynamique de libération à travers une personnalité soumise ou dominante. Chaque personne qui aime le sexe a sa perversion particulière et mes livres en explorent quelques-unes.

Techniquement, après avoir fait un storyboard détaillé d'une histoire, je la mets en scène comme le ferait un réalisateur de cinéma, avec des éclairages et des accessoires. Puis, avec les acteurs, nous prenons des photos scène par scène sous de multiples angles, ce qui donne à mes livres leur richesse visuelle.

J'élabore ensuite mes dessins à partir de ces photos en tirant les éléments nécessaires de mon imagination. Si vous regardez bien les images, vous verrez des œuvres d'art dans les décors, et des références à de grands peintres comme Le Caravage et Le Titien, dans les poses et les compositions.

Mais cela se remarque uniquement si l'on connaît ces tableaux. C'est un autre de ces jeux auxquels jouent mes livres..."

J'ai la sensation en le lisant que les tournages préparatoires chez Mister Quinn avec ses ami(e)s réalisant les poses avant les prises de vues doivent valoir le coup de... euh, d’œil déjà. Pour commencer. Joindre l'utile à l'agréable, quoi.

Une couverture souple à rabats (format A4 un peu plus petit qu'un album de BD classique, mais amplement suffisant pour mettre en valeur des pages à deux ou trois dessins par planche...) et une belle épaisseur, cette intégrale rassemble 17 histoires dessinées sur plusieurs années et réparties sur plus de 260 pages de BD.

Les six tomes initialement parus, en fait. Le tout pour 23 €, sincèrement c'est donné.

BD ? En fait nous avons là davantage des illustrations en lavis de gris, sans bulles mais avec des textes accompagnants posés en dessous des images. Aucun dialogue dans les cases.

Le texte ? À mon sens, on tient là le seul point "faible" de cette version française, peut-être lié à la traduction de l’anglais par J.P. Jennequin et transcrite dans notre langue avec la finesse d'un de ces petits pornos de gare Média 1000... Dommage, ça méritait probablement plus de qualité littéraire dans l'adaptation.

Les dessins eux sont superbes... Quelques fessées évidemment... et sinon, toutes les figures de l'érotisme BDSM, hommes, femmes etc...

J'ai beaucoup aimé, à vrai dire.

Je recommanderais par contre "à consommer avec plaisir mais modération", reposez le livre, reprenez-le à l'occasion pour lire une ou deux histoires et ne surtout pas se goinfrer des 250 pages d'une traite afin d'éviter une indigestion de bites, chattes, éjacs faciales et trous du cul ! Parce qu'il y en a.

Mais bon si vous avez très faim...
Images: "Ombre & Lumière" © Parris Quinn - Dynamite - la Musardine

18 août 2020

Nos zones d'ombres...

3515 - "Ombres et lumières sur Parris Quinn..."

J'ai évoqué dès les premiers posts de ce blog, en 2006 cet auteur américain de BD dont l'œuvre "Shadow & Light" est parue aux USA avant d'être traduite et éditée chez nous chez "Dynamite" à partir du milieu des années 2000...

Et je ne peux que vous conseiller la lecture de cet auteur relatant dans ses dessins en noir, blanc et gris des fantasmes qui évidemment sont proches de ceux que ce blog met en avant depuis plus de 14 ans.

Car Parris Quinn met en scène dans ses histoires des femmes recherchant plaisirs et jeux de soumission ! Ah je sens que d'un coup je vous intéresse...

Ses images sont légendées en dessous, chaque dessin est délimité et cadré comme une BD, mais sans bulles de dialogue. Tout est donc...  dans la légende.

"Je recevais beaucoup de réactions à Ombre & Lumière de la part de mes amies, et quand l'une d'entre elles m'a proposé d'utiliser une histoire qui lui était arrivée, j'ai eu l'idée de faire un livre avec ce type de récits. J'ai demandé à d'autres amies de partager avec moi leurs aventures. Je ne voulais pas de fantasmes, mais des événements réels, dont elles auraient été le catalyseur. Je les ai encouragées à parler crûment et, comme vous le verrez, cela ne leur a pas posé problème." 
Parris Quinn 

On est ici comme le titre l'indique sur des jeux d'ombres et de lumières, en lavis de gris traités avec un réalisme quasi photographique...

Ombre & Lumière fait à la fois référence au visuel de l’œuvre et à son contenu psychologique, entendez par là ce qui, dans notre libido, reste dans l'ombre et évidemment mis en perspective, en corrélation avec ce que la lumière révèle de ce que nous sommes...

C'est tout le sens de ces albums BD dont une intégrale est sortie l'an passé reprenant l'ensemble des histoires parues... Vous aurez compris que j'aime beaucoup.
  Dessins: "Ombre et lumière" © Parris Quinn - Dynamite

13 août 2020

Good sound spanking ?

3514 - "Comics USA..."

Un petit tour chez nos amis Outre-Atlantique ?

Histoire de voir que là-bas, durant des dizaines d'années, que ce soit au cinéma ou en BD, la fessée tenait un rôle régulateur essentiel, coupant court aux discussions oiseuses dans le couple quand Madame, forcément, pousse le bouchon un peu loin...

Bref, c'était la norme admise et personne n'y a rien trouvé à redire durant des lustres: quand le dialogue tourne court, une bonne fessée devient passage quasi obligé.

Comme ce que fait Rusty Ryan avec Viper la bien nommée...

Une fois la fessée terminée, Rusty s’éloigne mais menace:  

- "Salut, beauté... Je doute fort que tu nous causes de nouveaux problèmes mais tiens-toi à carreaux, sinon je reviens t'en coller une autre !"

En voilà un qui sait parler aux femmes !
Dessin: “Rusty Ryan“ © Paul Gustavson - Quality Publications - 1949

12 août 2020

Faces cachées...

3513 - “Le fouet à chiens..."

Ont-ils honte, qu'on ne voit pas leurs visages ?

Sans doute pas...

C'est en tout cas une magnifique image d'une facture graphique au trait somme toute un peu différent et proche de la BD qui m'est chère.
Edit: Les images de 1934 sont évidemment en noir et blanc, mais il en existe des versions (moyennement) colorisées plus tard, que voici, la première extraite de la version anglaise sortie chez nos voisins en 1937, probablement là aussi colorisée bien après: 

Image: “À Genoux Esclave” © Wighead - Éditions du Couvre-Feu (1934)

11 août 2020

"Se rafraîchir", dit-elle !

3512 - "Salle d'eau...  Salaud !"

C'était un Airbnb dans un état du Sud des USA...

En revenant de notre premier rodéo (un vrai, avec des taureaux et des chevaux comme je rêvais de voir sur place plutôt qu'à Disneyland Paris...) petite embrouille dans le gros 4X4 loué pour la semaine.

Oh sans gravité, mais avec conséquences.

Et qui se termina de la bonne manière. Il faut dire que la belle salle de bain de notre hôtesse pour la semaine avait tout pour plaire, y compris une formidable douche avec jets rotatifs, qu'elle fit couler ensuite pour refroidir un fessier... disons passablement malmené.

... Avant d'autres plaisirs nocturnes et bruyants ! J'aime les voyages.  
Image © ?

10 août 2020

Happy B-Day, Stan ?

3511 - "Fêter ? Dignement !"

No comments.

("Je dois raccrocher, Shirley. Stan me harcèle pour une branlette d'anniversaire !")
Dessin © ?

09 août 2020

Dimanche en musique ?

3510 - “Tout pour la musique !“

... Avec ce joli dessin de Georg Erler qui doit dater des années 1920...
Image © Georg Erler (1871-1950)

08 août 2020

D-Day ! Le grand jour ?


3509 - “Have fun ! Fessez à tour de bras !“

La Journée Mondiale de la Fessée ! C'est le 8 ! Noël en août... Et si on en faisait une célébration aussi reconnue que le 14 juillet ? Bon, on peut rêver...

Cette tradition vient d'un blog espagnol et la plupart des blogueurs du Monde entier qui parlent de fessée ont repris l'info depuis... Depuis longtemps si j'en juge par mes propres posts.

Chaque année ou presque, j'y ai fait allusion.

2007
2009
2010 
2011
2014 
2015
2016
2017 
2019

Et donc cette année. C'est votre journée, j’espère que vous aurez à cœur de venir nous raconter ?

04 août 2020

Au jour dit !

3508 - “Respectons la tradition ?“

Mais quelle tradition ? Nos amis Espagnols ont décrété depuis maintenant plusieurs années le 8/8 comme étant la Journée Mondiale de la Fessée. C'est pas vraiment concluant, ni entré dans les mœurs, même chez les adeptes.

Et puis hein... Pour nous, la fessée c'est toute l'année ! En tout cas, pour moi.

(Pourquoi le 8 ? La rondeur du chiffre, deux 8 accolés montrent deux paires de fesses, pour peu qu'on l'imagine. Ils appellent ça aussi "le Jour de la Salamandre" et j'avoue que je ne sais plus trop pourquoi, mais peu importe) Edit: explication ici.

Have fun !
Image: “Tradition oblige !"  © Stan/E. - 2020

13 juillet 2020

Nuits de débauche...

3507 - “Échanger ? Ah, non !“

Souvenir des années 90 autour du "41" de Denise, LA boîte échangiste du moment où on croisait alors chaque soir le showbiz et les animateurs télé les plus connus, venus incognitos... et les dîners aux "Chandelles" ! (ah, non, pas avec des bougies. Quoi que...)

Pour ça, faut vous raconter Sandrine... C'était une grande fille plutôt jolie que je prétendais aimablement "coiffée comme un dessous de bras" avec sa tignasse blonde à la Bonnie Tyler, (ou plutôt Farrah Fawcett à qui d'ailleurs elle ressemblait pas mal...) Pas bégueule et plutôt bonne nature, notre "drôle de dame" à nous en riait, sans aucunement se vexer.

En réalité, c'était surtout la petit amie très investie de mon meilleur pote d'alors, garçon par ailleurs partageur de ses bonnes fortunes qui ne jurait que par les trios et les quatuors, s'ennuyant au lit à deux seulement et n'aimant au fond que les jeux à plusieurs...

Je ne suis pas de cette chapelle, mais il m'avait embringué d'entrée dans ses délires et, même si ce n'était pas fondamentalement mon truc, j'avoue que je m'étais laissé glisser peu à peu en devenant de fait au fil des années son "partenaire attitré et privilégié" de débauches.

On a pu ainsi vivre ensemble durant une vingtaine d'années, Frantz et moi dans sa grande maison des Yvelines, des trios complices deux gars/une fille à plusieurs reprises, tantôt avec ses amies du moment...tantôt avec les miennes.

Mes souvenirs me ramènent des images tendres - ou plus rauques - avec Flo, Murielle, Véro, Cathy, Marie-B., Stéphanie, Claire, Karine, Katia, Alex... Sandrine donc, et quelques autres belles qui me pardonneront sans doute difficilement de les avoir oubliées. Toutes ces jeunes femmes ont successivement partagé nos... bras. Et nos ébats.

Mais Sandrine avait un défaut rédhibitoire pour qui partage la vie sexuelle d'un débauché avéré: elle était jalouse comme une teigne et ne supportait pas qu'une autre meuf approche mon camarade !

Très exclusive, elle grognait alors comme un fauve à la moindre esquisse de rapprochement. Ce qui est gênant quand on veut passer une soirée dans un club libertin, évidemment.

On avait fait une première tentative, à vrai dire plus excités par l'idée que dans les faits. Elle, une amie venue s'amuser avec nous, Frantz et moi avions donc pris la voiture un soir tard après dîner pour aller dans un club, soi-disant réputé, du 14ème.

Une soirée privée s’y achevait dans des râles qu'on entendait venir du sous-sol, depuis le bar. Un type nous a jaugé, a regardé les filles qui étaient plutôt girondes et fraîches du haut de leurs vingt-cinq balais et leur a proposé de descendre "voir comment c'était", histoire de nous convaincre..

Mais on est vite remontés, nos belles demoiselles se pinçant le nez devant l'odeur aigre de salle de sport de l'endroit. C'était très sombre avec quelques couples en train de s'agiter sur des matelas et ça sentait fort la transpiration mêlée aux remugles des odeurs de cul. Mais du cul des autres...

On n'est pas restés. On est retourné baiser tous les quatre chez mon pote ce soir-là, mais Frantz insatiable, voulut retourner dans une autre boîte, la semaine d'après. Cette fois juste lui, Sandy et moi, histoire de trouver sur place au 41 de la rue Quincampoix une complice qu'on aurait ramené ensuite pour faire la quatrième...

Sandrine a ruiné le plan: je ne sais pas pourquoi ni quel compte elle avait à régler, mais sciemment, chaque fois qu'une fille potentiellement attirée s'approchait ou bien que Frantz partait "à la pêche" dans ce club où Delarue, Brasseur et quelques autres célébrités étaient présentes en même temps que nous, elle faisait la gueule, sinistre et boudeuse refroidissant d'entrée l'ambiance.

Au final, il y eu bien quelques demoiselles partantes pour être des nôtres, séduites par la belle gueule de Frantz, mais devant la mine renfrognée permanente affichée de notre blonde amie, toutes ont laissé tomber, ne voulant pas d'histoires avec cette grande tringle possessive à l'air furax.

Du coup, toutes nos tentatives d'approches de ce soir-là tombèrent à l'eau et finalement on est repartis tous les trois vers le 78, déçus et pour tout dire, un peu frustrés...

Dans la voiture, Sandrine et Frantz n'ont pas desserré les dents pendant les trois-quart d'heure du trajet retour vers Plaisir, mais à peine arrivés, il s'est emparé de la demoiselle, est monté dans sa chambre avec elle en la tirant par le bras et lui a administré une bonne fessée sonore, entendue depuis le salon où j'étais resté pour "ne pas déranger", l'ambiance étant à couper au couteau.

Bref, il l'a corrigée pour la punir de son attitude merdique et totalement inappropriée à l’esprit de la soirée...

Et puis... Bon, je les ai rejoints au lit et j'avoue que ça a été particulièrement fort et bestial. Laissons donc un voile pudique retomber sur cette fin de soirée d'il y a 25 ans...

Ce dessin... Frantz et moi peu à peu avons cessé de nous voir, l'amitié s'est distendue. Des choses qui arrivent.

Seulement il est parti, il y a deux ans sans qu'on ne se revoie. La vie.

C'est con. C'est comme ça. Restent les souvenirs et la nostalgie, ainsi que les fous-rires rétrospectifs de cette soirée "ratée". Sandrine est toujours mon amie...
Dessin:"Soirée au 41“ @ Stan/E. - 2020

08 juillet 2020

Dans les règles de l'Art ! ?

3506 - "Clair et net !"

"Men spanking women". On ne peut être plus explicite. "Hommes fessant femmes", moi Tarzan, toi Jane ! On revient aux bases du truc, c'est assez clair ?

De temps en temps, une vidéo aide bien à remettre les choses en place. Ici, c'est un blog de fessée et de discipline conjugale (ou domestique, comme vous voulez) comme je l’affectionne et qui me ressemble. Donc vous n'y verrez pas de corrections appliquées par des sadiques frisant la torture et laissant à la punie des marques horribles dont s'enorgueillissent certains comme autant de "blessures de guerre" et de preuve de...

... De quoi au fait ? Que le gars est une brute ? Que c'est un (petit) "Maître" à deux balles qui se sent plus ? On n'est pas et on ne sera jamais dans le même délire...

Bref, ici, si on excepte le côté cuiller en bois, ustensiles et paddle (et le fait qu'il s'agit d'une punition chez un guitariste, visiblement) qui me laisse toujours un peu sur le côté, le reste est de bonne facture. Notamment avec une fessée otk ("on the knee" ("sur les genoux") pour les ignares) sur une chaise et dans la position adéquate en fin de parcours, conclusion traditionnelle suffisamment forte et explicite pour qu'elle ne recommence plus à priori, c'est le thème...

Et hop, au coin.

J'imagine bien que c'est un peu authentique, ne serait-ce que dans le cadrage, que cette petite séquence amateur. Car on est très loin des vidéos des sites marchands US ou anglais destinés à rapporter du blé et montrant un peu toujours les mêmes actrices surjouer des punitions données par les mêmes gusses, sous des prétextes fallacieux et sans raisons autres que faire bander le chaland.

Moi, je bande plus sur cette séquence amateur. D'autant que comme je parle anglais et qu'il la gronde tout le temps de cette scène durant dix-sept minutes, on a de quoi se régaler...

Enjoy !

07 juillet 2020

Esparbec ? D'un Georges à un autre...

3505 - "Disparition d'un pornocrate avéré !"

C'était ce qu'il convient d'appeler un "auteur de romans de gare" et il s'appelait Georges... Pas vraiment le prénom d'un perdreau de l'année, j’en conviens. Il avait 87 ans, l'âge de mon père.

Je ne le connaissais pas. Il a pourtant pas mal écrit sur la fessée !

Un autre Georges, que lui j'ai par contre croisé en Charente un jour de Grand Prix de la Ville en janvier d'il y a un moment et disparu avant lui, voici plus de cinq ans, ne tarissait pas déloge sur cet homonyme, "écrivain pornocrate" de près de deux cent titres et directeur de collection de bouquins de cul, le tout chez chez Media1000...

Il en avait même fait une page de BD parue dans Charlie, après leur première rencontre à la Musardine, rue du Chemin Vert..

Car Georges Wolinski tristement tombé sous les balles de tueurs sans culture venus l’assassiner au sein de sa rédaction lui et d'autres, morts en plein Paris au nom de croyances d'un autre temps, était un copain d'Esparbec...

Pas étonnant.

Wolinski pourtant pas en reste se disait même stupéfait par l'audace de son pote, notant dans Charlie Hebdo sur cette planche BD: "ce qu'écrit Esparbec est scandaleux, sale, fascinant, angoissant, comme tout ce que nous refoulons !"

Mais voilà, Esparbec, nom de plume de Georges Pailler, est mort à son tour aujourd'hui... Plus “paisiblement“ peut-être.

Jean-Jacques Pauvert qui savait de quoi il causait lui consacra même un long chapitre dithyrambique dans sa fameuse Anthologie historique des lectures érotiques (tome 5, 1985-2000, Stock), une vraie reconnaissance pour cet autodidacte.

Je reviens à Wolinski, fin connaisseur s'il en est et pas le dernier à parler de cul... Il a écrit que "Non, personne encore avant Esparbec n′avait écrit avec un tel talent ce genre de livres qu′on rangeait autrefois dans l′enfer de la bibliothèque. Je suis stupéfait par son audace !" s′exclame-t-il.

Bon, l'amitié l’égarait probablement, c'est quand même pas du Pierre Loüys non plus. Mais c'est un avis personnel. Il ne manquait plus à Esparbec pour être admis dans la cour des grands que d′être publié par France Loisirs, en attendant La Pléiade et le grand prix de l′Académie Française, sans doute ? Lui au moins restait modeste et parlait en ces termes de son travail:

“Quant à mon style, proche du degré zéro, il s’interdit de former écran entre les choses racontées et le lecteur. Il vise la transparence : le regard du lecteur doit le traverser sans s’y arrêter comme celui d’un voyeur un miroir sans tain. Cette écriture neutre, behaviouriste bannit le vocabulaire “spécialisé“ et convenu des années 1970 et 1980 (cyprine, pieu, mandrin, chibre, turgescent, etc...) ou celui des pornos de sex-shop actuellement repris par certains auteurs féminins dans des récits soi-disant scandaleux, mais aussi la métaphore et tout ce qui l’accompagne: les "trouvailles", les mots d’auteur, les effets de style, les joliesses narcissiques. 

Si le lecteur remarque que le livre est "bien écrit", c’est raté: il ne regarde plus, il lit. Je me bats donc avec tous les débutants contre la tentation de faire joli, ou de se regarder écrire.

 L’auteur de porno doit s’effacer devant ce qu’il raconte."

En 1998, un récit autobiographique, "Le Pornographe et ses modèles", attire l′attention de la critique et devient en quelques mois un véritable "livre culte".

Et Georges revendiquait pleinement ce statut de "pornographe".

Un dernier mot ? 

Esparbec estimait que la pornographie pouvait aussi être source de qualité:

"Il y a de bons polars, de bons bouquins de SF, pourquoi pas de bons pornos ? Pourquoi la pornographie devrait-elle être laissée à des écrivains de second ordre ? Dénués de talent ? Pourquoi la vouer aux poubelles de la littérature, aux sex-shops ?"  

On ne saurait mieux dire. Adieu Georges ! Tu vas retrouver Wolinski là-haut et je suis certain que vous allez bien vous marrer...

Images © Wolinski

02 juillet 2020

Atteindre son Graal !

3504 - “Le fruit défendu...“

Dans ma série "elles existent et m'envoient leur images pour être dessinées" à ma façon (souvent avec les fesses rouges, il est vrai...) comme je le fais désormais depuis quelques semaines à partir d'images personnelles, pour éviter les images du net... et je ne sais pas pourquoi, mais en recevant l'image qui m'a servi de base pour l'illustration, j'ai tout de suite imaginé Eve et la pomme. J'avais même dessiné un serpent, c'est dire si j'étais dedans...

Cette femme, appelons-là “SombrEve“... qui sort de sa douche veut à toute force goûter au fruit défendu, fusse au prix de punitions exemplaires pour oser transgresser les interdits ! Du coup je l'ai imaginée debout sur son divan-lit tentant à nouveau d'attraper cette pomme symbole très rouge qui la nargue, comme suspendue sur un papier peint d'arbres stylisés au-dessus de son lit, place des ébats et des plaisirs.

Des douleurs aussi, ses fesses rougies en témoignent...

Je remercie au passage la dame qui avait pris cette photo d'elle dans sa salle de bain et a hésité à me l'envoyer, pensant que ça ne m'intéresserait pas... de m'avoir permis avec elle pour une fois de sortir des silhouettes idéalisées par une mode dictatoriale qui tendrait à nous faire croire que toutes ces filles retouchées dans les magazines par Photoshop existent et seraient la norme à suivre, au prix parfois de douloureuses remises en question...

Même nous dessinateurs avons souvent tendance à représenter des femmes comme autant d'icônes hypersexualisées, parfois très éloignées de la féminité telle qu'elle est dans la "vraie vie"...

Les femmes que je crois dans les salons se plaignent souvent de ne pas s'y retrouver, avec leurs qualités mais aussi leurs "défauts physiques" parfois très émouvants, qui les rendent humaines et vraies. Authentiques et pas bimbos pour gamins onanistes.

Un auteur de BD comme Régis Loisel dessine dans ses albums des femmes "de la vie" avec leurs rondeurs, leurs hanches et leurs complexes, tend à leur permettre d'être représentées pour une fois comme elles sont et non pas comme les hommes les imaginent. Lisez donc "Troubles fêtes"... 

Pas de fessées, mais des corps féminins... 
Dessin: "Les fruits rouges" © Stan/E. - 2020 
Modèle: Sombrelle

24 juin 2020

Mise à l'index...

3503 - "Elle avait mis des bas...“

C'est après avoir soulevé sa jupe, une fois la voiture garée dans un coin discret du troisième sous-sol de ce parking souterrain de Vincennes et dans un angle mort à l'abri des caméras avec mademoiselle couchée en travers de mes genoux entre le volant et le levier de vitesse, que j'avais découvert son environnement culier extrêmement séduisant:

Prévoyante, la demoiselle s'était une fois de plus équipée en conséquence avec la panoplie adéquate.

Une fine mouche...

Elle s'était intimement persuadée depuis des années que cette panoplie de séductrice était indispensable à notre jeu et que ses cuisses n'étaient mises en valeur que gainées de bas auto fixants... Et j'avais beau lui dire que ça ne me procurait pas d'effet particulier, rien n'y faisait. Bien entendu, cette fois encore, mademoiselle n'eut pas le temps de laisser le charme de la dentelle opérer comme elle l'espérait, tant elle fut rapidement déculottée.

Plaisir de mettre la chair à nu pour tanner le cuir, ma main s'abattant alors en rythme sur ses délicieuses rondeurs avec un claquement brut et sonore, pendant qu'elle se trémoussait d'aise en travers de mes cuisses...

Main gauche rapidement en action, une fois la petite culotte jetée à bas, je déclenche une première exclamation de surprise, bientôt suivie de petits cris étouffés difficilement mais courageusement contenus, jusqu'à lâcher enfin de vrais gémissements non feints.

L’exiguïté de l’habitacle de ma petite Fiat n'était assurément pas idéal pour ces jeux de mains, mais il faut reconnaitre qu'on n'avait pas vraiment le temps d'y penser, avec la boulimie des amants qui se voient peu et vont du coup immédiatement à l'essentiel...

Une fois la chair rougie de la bonne manière, l'incandescence de son cul m'excite et c'est avec mon index planté au plus serré, que sa bouche m'avale goulûment en faisant monter le plaisir... Je ne suis pas d'ordinaire un garçon facile à sucer tant je suis longuet à venir, mais dans ces circonstances, je me laisse aller en me concentrant sur le fantasme efficace que j'ai à portée de main, que dis-je, de doigt !

- "Bon, mon chéri... Si on allait déjeuner, maintenant ?" me susurre-t-elle très naturellement en se pourléchant les lèvres dans un réflexe machinal et sans me laisser le temps de reprendre mes esprits juste après avoir joui dans sa bouche.

Fucking gourmande jusqu'au bout !
Dessin: "Blanc virginal“ © Stan/E. - 2020

23 juin 2020

La Dame au coin...

3502 - "Tout part d'un petit livre...“

Après le post récent évoquant “l'éloge de la fessée“ de Serguine - dont j'ai raconté plusieurs fois ici depuis 14 ans à quel point il avait été un tournant, bien que profondément ennuyeux à lire - voilà qu’une lectrice réagit à son tour, en me confiant une histoire très personnelle en rapport avec l'ouvrage, décidément déclencheur libidineux de bien des envies...

Le sien n'avait certes pas la jolie couverture rose de l'édition originale, très démonstrative, mais montrait quand même une belle paire de fesses. Certes en noir et blanc...

Un soir, le compagnon de Pom lui envoie par SMS l'injonction de se préparer comme il convient et de se rendre toutes affaires cessantes dans un hôtel de la ville afin d'y accoster un inconnu, dont le signe de reconnaissance sera ce fameux livre...

Mais écoutons-là plutôt:

"(...) Entrer dans l’hôtel, me diriger vers le bar et me présenter à la personne qui aura déposé devant lui sur la table basse un livre dont je ne connaissais pas l’intitulé, mais au titre pour le moins évocateur… “L’éloge de la fessée“ ! Puis, manteau ouvert, jambes écartées, mains symboliquement réunies dans le dos, me présenter ainsi à haute et intelligible voix en lisant le titre de ce livre, posé là, devant moi: 

"Je suis venue à vous pour rendre hommage à “l’éloge de la fessée“..."

Séquence émotion car il y avait du monde tout autour de nous et la serveuse semblait m’attendre pour pouvoir enfin prendre la commande de mon hôte, confortablement installé et particulièrement amusé par ma prestation..." 

Bon, je vous épargne les détails, il se trouve que l'inconnu n'en est pas vraiment un et qu'il s'agit ici d'un petit jeu libertin. Son compagnon arrive, la dame de "l'inconnu" aussi... Ils trinquent ensemble dans ce bar d'un grand hôtel toulousain.

"(...) Ainsi donc ravis d’être réunis tous les quatre, miss Monalisa s’empressa de remettre à Maestro ma spatule de cuisine en bois (...) dont la gravure laissait inconsciemment augurer le thème de la soirée: "Maestro, la fessée, j’adore !" 

Le second de ses préceptes étant "Le Plaisir ne vaut que s’il est partagé", en complice avisé, Maestro remit donc à notre hôte cette fameuse spatule de cuisine en bois, en lui demandant d’en faire bon usage...

Après l’avoir attentivement regardée et manipulée, amusé et fier de ce témoignage de confiance et sans autre forme de considération, il me demanda de me lever et de le suivre. 

Ce que je fis avec beaucoup de zèle, très excitée et curieuse de ce qui m’attendait. 

Arrivés au quatrième étage, nous nous sommes retrouvés devant un petit canapé et un pouf placés dans le couloir de l’hôtel. Spatule à la main, Monsieur m’ordonna de relever ma jupe, de baisser ma culotte à mi-cuisses et de m’agenouiller sur le pouf, bien cambrée. Ce que je fis avec empressement, fermant alors les yeux, dans l’attente de mon châtiment bienheureux... 

(...) Fière et revêche alors que les coups commençaient à porter et brûler mon séant, je demandais à ce que l’intensité augmente et continuais à compter. J’avoue avoir serré les dents pour arriver aux quarante coups de ma spatule préférée...

(...) Une fois administrés, je baisais la main de Monsieur; lequel, satisfait de mon comportement et de mon zèle, m'ordonna néanmoins d’aller me mettre au coin un peu plus loin, afin de prendre une photo de mes fesses rougies. (d'où le dessin, donc...) 

Après m’avoir laissée languir quelques minutes au coin et au risque de me faire surprendre dans cette situation aussi incongrue qu’indécente, nous sommes allés retrouver nos compagnons respectifs sitôt après... Et pour l’anecdote, sachez que ma complice du jour s’est vue infligée quelques instants plus tard... exactement le même châtiment !"

Merci pour ce témoignage personnel que je me suis amusé à illustrer à ma façon.
Dessin: "La dame au coin“ © Stan/E. - 2020
Modèle: Pom O De Maestro (by courtesy of)

21 juin 2020

"Et elles vous sucent, aussi ?"

3501 - “En apparence...“

Il m'arrive de temps à autre, à l'adresse en haut de ce blog à gauche sous le titre (pour les étourdies) des mails envoyés par des lectrices qui ont aimé (ou pas...) tel ou tel post et souhaitent me le faire savoir sans nécessairement passer par le biais des commentaires.

Mon 3350 posté il y a quatre ans dérivait en droite ligne d'un de ces mails, dans lequel une demoiselle ayant renoncé à créer son propre blog m'avait répercuté... le contenu de qu'elle comptait publier ! Un détournement amusant sur les héroïnes des films d'animation Disney fessées...

J'avais donc rédigé le billet avec les images et quelques extraits de son message qui ne me semblaient pas prêter à confusion.

Ce qui l'avait fait sourire, en le découvrant. Elle m'avait alors envoyé un second message, très joliment rédigé avec beaucoup d'humour... et une petite pointe de reproche...

Ainsi qu'un très sexy gif animé que je vous mets en Une, provocation supplémentaire envoyée sous le titre  “Et elles vous sucent, aussi ?“
(au passage, non mademoiselle. Désolé...)

3350 ? Joli post, sourire... 

Mais que lis-je, mes maux doux discrètement susurrés dans votre boite mail ainsi exposés aux yeux de tous ?! Je devrais m'offusquer que vous dérogiez aussi cavalièrement à la discrétion de la correspondance privée, mais je ne peux m'empêcher d'en éprouver une petite pointe de trouble qui titille un secret fantasme d'exhibition forcée, pas du tout assumé et jamais avoué, qui m'aiguillonne le désir... 

Je me vois donc dans l'obligation de vous adresser les reproches de principe quant à votre muflerie et autres noms d'oiseaux, à seule fin que mon acrimonie réveille votre libido fantasmatique moribonde et suscite en vous l'envie irrépressible de réagir tel ce Monsieur, avec la juste dose de fermeté et de brusquerie propres à inspirer aux demoiselles invectives respect et regrets !

Cerise sur le gâteau : que cette fessée au débotté s'achève sur une hussarde sodomie en guise de point d'orgue punitif ! 

Mademoiselle Sage (en apparence)...“

Las... Je n'ai plus jamais eu de nouvelles !

17 juin 2020

le corps des Femmes !

3500 - "Rien, juste pour dire le chiffre !“

Pour illustrer ce 3500ème post (en 14 ans de temps), j'ai choisi de sublimer (sic) le corps de la femme.

Avec un artiste dont certaines toiles peuvent probablement éveiller un souvenir et rappeler les sculptures et peintures de Botero...

Chris van Geest qui a dix ans de moins que le Colombien est un peintre Hollandais, né en 1942...
Chris van Geest est l'un de ces artistes néerlandais révélés par la célèbre galerie Mokum d'Amsterdam. Des peintres qui dépeignent une réalité apparemment réaliste, mais contenant en même temps des éléments qui rendent la représentation impossible, ou du moins absurde et improbable...

Ils commentent la société, ou représentent ce qui les anime, souvent avec humour.

Comme sur ce tableau avec la grosse dame qui va plonger, datant de 1987...

On pense immanquablement à Obélix plongeant dans la piscine dans “le bouclier Arverne“...
“Van Geest dépouille les objets de ses tableaux de leur signification première naturelle et leur en ajoute un différent, par petites touches. Le peintre exprime ainsi des sentiments avec ses images manipulées...“

Bon, ça c'est ce que disent les critiques.
Peintures © Chris van Geest 
et merci à Mamie Charlotte pour l'image en Une...