10 janvier 2009

Intérieur poisseux en août...

876 - "Intérieur en été" date de 1908. J'aime beaucoup ce tableau d'Edward Hopper (1882-1967) pour ce que le peintre laisse à imaginer de cette femme demi-nue, comme hébétée, en train de récupérer après l'amour... ou une fessée, qui sait ?

Ou alors, elle faisait la sieste et est tombée du lit, se réveillant soudain dans un froissement de draps défaits... Hopper a l'habitude de représenter de personnages esseulés et mélancoliques.

Elle s'ennuie.

Une heure qu'Il lui a dit de monter et de l'attendre.

Rageuse, Elle a défait le lit, balançant les draps en tous sens, énervée. Elle s'est même fait jouir pour se calmer, mais le plaisir solitaire (et le mot n'a jamais été aussi bien trouvé) n'a que peu d'effet tant elle est en manque de corps à corps avec Lui.

Et puis un pas lourd résonne dans l'escalier. Cette fois, il monte lui flanquer la bonne fessée promise, celle qui va la faire hurler et gigoter de longues minutes comme un bébé rageur avant de se calmer dans ses bras.

Jusqu'à la prochaine fois...

"Summer interior" © Edward Hopper

5 commentaires:

  1. Hopper a l'art de faire naître l'émotion de quelques applats, quelques taches de couleurs, sans fioritures ni débauche de détails.
    Vous avez, Vous, en quelques lignes sobres, le don de susciter aussitôt l'émoi...

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  2. D'aucuns trouvent que je vois la fessée partout... Pas faux.

    En même temps c'est le sujet de ce blog. Qu'ils soient rassurés, j'ai d'autres centres d'intérêt, mais ici, je ne viens pas parler couture, c'est un fait.

    L'image choisie est comme toutes les autres prétexte à des dérives ludiques basées sur mon imagination et ma libido. En accord en général avec ceux qui viennent lire. Sinon, on peut toujours passer son chemin...

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  3. @ Miarka: Au fond, j'aime bien "susciter l'émoi". Le mien d'abord, comme premier lecteur, le vôtre ensuite...

    C'est toujours surprenant de savoir que des centaines de gens vont lire ces quelques lignes et que certains vont s'identifier à mes petites histoires.

    Et ensuite les (re)vivre...

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  4. Avant même de lire le sujet mon retard a été happé par cette peinture.
    C’était moi, là.
    Moi lors de ma première rencontre avec la fessée. L’attitude, la chambre, la sensation d’esseulement. Seule face à ce qui venait de s’abattre sur moi ; et je ne parle pas de la fessée en elle-même mais de la découverte du plaisir de cette douleur particulière.
    C’était ‘moi’.....

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  5. Evidemment c'est 'mon regard' qu'il faut lire.
    Réveil difficile sans doute!

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