20 juillet 2009

Être... Avoir été !

1116 - Une demoiselle "amie" m'envoie ce petit texte fort pertinent sur son vécu récent que je vous répercute.

Avec sa permission s'entend.

"Je pense que j'ai déjà TOUT écrit sur cette première fessée et pas mal rédigé sur les autres... J'y reviens pourtant, lassée de m'être entendue à nouveau demander:

"Mais comment, comment as-tu pu accepter ÇA ?"


Marre de me détourner en lui disant de manière politiquement correcte: "par amour..."
parce qu'il fallait bien mettre un terme au débat que j'avais moi-même provoqué un jour en lui dévoilant naïvement avoir pratiqué jadis ces jeux si... particuliers. Avec l'Autre !

D'ailleurs, si cela était nécessaire, j'aurais bien du mal à expliquer ce trouble et cet indicible sentiment de lâcher-prise qui m'envahissait lorsqu'il me basculait sur ses genoux.

Évidemment ce n'est pas tout ! Sinon, combien de fois serais-je repartie les fesses rouges en lui serrant la main ou en lui piquant gentiment une bise légère sur la joue ? "Merci pour tout, m'sieur, je me sens mieux..."


Ce serait ignorer ce désir qui me tordait le ventre et m'inondait alors que mon cul me brûlait encore: chaque claque faisant naître en moi le désir d'être prise, rassasiée...

Et ce n'est qu'une fois baisée que je me sentais finalement apaisée.


Pour cela (aussi), il était très doué. En cela (aussi), je le remercie..."


Elle parle de ses jeux d'avant et de sa première fessée reçue il y a plus de quinze ans. Depuis, de l'eau a pourtant coulé sous les ponts. Un mari, un enfant, d'autres jeux, d'autres plaisirs... La vie. Le passé est le passé, mais parfois remonte à la surface. Aigreurs, rancœurs sur un antan révolu...

Il est des hommes qui n'aiment guère le passé sulfureux de leurs conjointes. En fait, surtout qu'elles aient eu un passé, tout court impossible à maîtriser. (et vice versa d'ailleurs... C'est plus "humain" que "masculin".)

Texte suscitant forcément des échos en moi. Mais en vous les filles ? Quid de celles qui en ont envie mais dont l'Homme ne comprend pas ce désir-là ?

D'autant plus s'il a été déjà (bien) vécu avec un autre, AVANT lui...

Dites-nous tout.

Image: "Head West, young man !" © PhotobyLolita

18 commentaires:

  1. Joli témoignage qui montre a quel point c'est compliqué de se dévoiler, même à l'homme qui partage notre vie.

    Il n'est pas dit ici, s'il a tenté d'écouter, de comprendre et même d'essayer une fois, juste pour approcher les sensations de ce jeu si trouble.

    En même temps, au vu des sensations décrites avec toi, il est fort probable que ses meilleures fessées restent du domaine des souvenirs. Mais de forts jolis souvenirs.

    Tu devrais peut-être donner des cours au monsieur :D

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  2. "Mais comment, comment as-tu pu accepter CA ?"

    Ca sonne presque comme une accusation d'avoir fait une grosse bêtise. C'est dommage.

    Si, lorsque j'ai découvert les penchants de ma chérie pour la fessée, j'avais été la voir en lui disant "mais comment peux-tu être attirée par CA ?", comme si elle avait un grain, je pense que notre complicité en aurait pris un gros coup.

    Je n'ai même pas cherché à comprendre pourquoi elle pouvait aimer cela. L'être humain(e?) est bien trop complexe dans ses désirs, ses envies, ses fantasmes : ceux qu'on s'avoue, ceux qu'on savoure, ou ceux qu'on rejette. Moi, j'ai juste cherché à la rassurer, et à partager. J'ai dit "OK, voyons voir".

    Et j'ai vu. Nous avons commencé ce jeu ensemble, et aujourd'hui ça continue.

    Bref, je n'ai pas été choqué parce que son fantasme sortait du monde linéaire dans lequel je croyais vivre.

    Mais peut-être y a-t-il avant tout une forme de jalousie dans cette phrase... Plus qu'un reproche.

    En même temps, E., quelle idée d'être un bon coup ?!

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  3. à la base, Céline, je crains qu'il ne puisse comprendre ce jeu-là, d'une part, mais surtout indépendamment de la libido, c'est une forme de jalousie larvée envers le passé de sa femme qui l'emporte...

    Pas question qu'il s'y mette, Greg... Il ne marquerait pas sa différence, il y en a eu un avant lui et il ne comprend pas que sa femme ne partage pas son rejet. Puisqu'elle, elle a aimé. Et que ça ne venait PAS de lui.

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  4. Il ne peux pas lui reprocher de t'avoir aimé. C'est stupide !

    Elle a découvert et vécu avec toi, quelque chose d'unique qu'il le pourra pas reproduire. Mais il peux au moins essayer de s'approcher de ses envies.

    C'est ça l'amour, non ?!

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  5. Sans doute. C'est un raisonnement que je comprend. Mais en même temps les intants passés sont uniques et... Passés, précisément. Et même si elle a aimé ce qu'elle a fait jadis, rien ne dit pour autant qu'elle souhaite plaquer ce comportement avec tous.

    Et que son désir de fessée ne s'est pas estompé à présent.

    En fait, le fond du problème, c'est surtout qu'elle a voulu jouer la franchise et tout dire de son passé, alors qu'il est souvent plus judicieux de se garder un minimum de jardin secret...

    Non ?

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  6. C'est un beau secret qu'elle a voulu lui dévoiler pas la pire des horreurs.

    De plus, si elle lui a dit, c'est qu'elle avait une bonne raison et qu'elle lui faisait un minimum confiance.

    Moi, je suis pour les secrets. Mais je sais pertinemment que si je ne m'étais pas dévoilée à mon homme sur certaines choses de mon passé, il ne m'épouserait pas forcément samedi, car il ne comprendrais pas qui je suis.

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  7. @ Greg: Moi, j'ai juste cherché à la rassurer, et à partager. J'ai dit "OK, voyons voir".

    Oui. Mais tu y as pris goût et au final le fantasme est devenu tien aussi, tu n'as pas fait les choses que pour "faire plaisir" sans que ça t'excite à ton tour, ce qui serait voué à l'échec...

    Tu n'avais pas ça dans les gênes comme moi, mais tu t'es vite adapté, je trouve. Au point que ton érotisme est désormais modifié durablement.

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  8. Exactement. Comparé à nos débuts, nos rapports se font maintenant sur un plan bien différent avec ma chérie. Les préliminaires ne sont plus tout à fait pareil, elle a pris de l'assurance, un peu de perversité, que demander de plus ?

    La première fessée que je lui ai mis, j'avoue ne pas avoir cherché à y prendre du plaisir. J'avais deviné (avec les indices qu'elle m'avait laissé !), qu'elle la voulait. Je l'ai fait, pour savoir qu'elle serait sa réaction. Elle fut plutôt positive. C'est à ce moment là que j'ai su que ce jeu allait être important, et que j'ai voulu partager son plaisir. On a donc recommencé, et ça a pris tout son sens.

    Autant être franc, je ne suis pas accro à la fessée comme toi ou elle peut l'être. J'arrive à m'en passer. Je vois ça comme un préliminaire, un jeu sexuel comme il peut y en avoir tant. Celui la a juste la préférence de ma chérie, alors j'en use plus souvent que les autres avec le même plaisir. Car si je n'y avais pas trouvé mon compte, je n'aurais pas continué. Je lui aurait dit franchement que ce n'était pas mon truc, même si ça aurait pu être dangereux.

    Or voilà, c'est devenu mon truc à moi aussi. Peut-être pas au premier plan, mais c'est là et j'aime bien. J'aime bien comment elle s'abandonne quand les premières claques tombent, comment elle me fait confiance, et le trouble si fort que cela lui procure. En fait, ce n'est pas la fessée qui m'excite, mais c'est comment elle la vie.

    Mais peut-être que ça revient au même ?

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  9. "comment elle la vie"...

    Et aussi "comment elle la vit", super lapsus révélateur. Tout est dit je trouve. Tu as trouvé ton rythme et c'est l'essentiel, il n'y a pas de méthode particulière, chacun selon sa façon de voir les choses...

    Moi, c'est depuis des dizaines d'années, toi quelques mois, mais tout ça est simplement une variante érotique, comme tu dis, un préliminaire et pas une fin (faim) en soi. Et qui ne doit jamais par essence même être imposée à qui que ce soit.

    Mais nous sommes d'accord, là dessus.

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  10. Je ne peux qu'approuver. C'est exactement ça. Mais là, c'était trop dur d'expliquer un trouble et un jeu à quelqu'un qui ne voulait y voir que violence, domination et pression.

    Je me suis juste lassée d'expliquer que non, quoi qu'il en pense, ça n'a jamais été ça, ou alors dans le script, qu'il confondait, de toute façon avec la réalité.

    Jalousie, oui, évidemment. Envers tout ce qui n'est pas lui, tout ce qui est différent et qui le revendique.

    J'ai voulu lui confier une part importante de ma bulle sensuelle, lui avouant implicitement que ce jeu avait "façonné" ma sensualité. Bigre ! Mais c'était admettre que j'arrivais avec un vécu, heureusement inavouable puisque qu'immoral à ses yeux.

    Le pire selon lui n'était d'ailleurs pas la fessée en elle-même mais le fait qu'on puisse (selon lui) abuser de la candeur d'une personne plus jeune...

    Plus facile pour lui que d'admettre que la personne en question était belle et bien consentante et demandeuse des jeux proposés... Ça lui donne le beau rôle et ça le rassure sans doute.

    Ce qui est dommage, c'est qu'il ne comprenne pas que si je suis toujours avec lui après 10 ans, c'est que je n'ai pas bâti notre histoire sur le regret d'une précédente, aussi forte fut elle.

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  11. Merci, chère K d'être revenue sur les commentaires nous expliciter le fond du problème. Je crois que c'est bien observé, malheureusement. Je ne connais pas la solution, on en a déjà causé.

    La seule chose, c'est qu'il aurait fallu garder cette part d'ombre pour toi, mais c'était le temps du partage, du "on se dit tout", et pis voilà... On ne revient pas en arrière. Au final, on ne change pas...

    Mais ce n'est pas grave. Il suffit de ne pas trop revenir là-dessus. Esquiver.

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  12. faire cette confidence, c'était comme un cadeau , non? Un désir secret, un instant magique qu'elle voulait partager. Je ne le vois pas comme une "référence à un autre" mais comme un voile levé sur une sensualité un peu particulière. Quil lui renvoie ce présent tout sali, avec ce dégoût, ça a dû la faire souffrir. C'est triste...

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  13. C'est triste, mais un jaloux compulsif peut remonter dans le temps et en souffrir alors qu'il n'est nullement concerné et que c'était avant son "arrivée".

    J'ai toujours aimé que mes amies de vie, mes femmes, aient eu de l'expérience avant moi.

    C'est aussi comme ça qu'elles se sont construites après tout et je me garde bien de porter un jugement de valeur...

    Enfin sur le sexe, parce qu'au fond un con reste un con...

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  14. Il me semble que lorsqu'on aime quelqu'un , on doit l'aimer tout entier. Ca m'a toujours enervée ces gens qui trient dans leur assiette et qui disent , la viande est bonne mais j'aime pas la garniture (c'est une image) Et , vous avez raison , le passé fait partie de nous , il détermine souvent notre présent et notre avenir. En matière de sexualité , j'avais peu d'expérience avant lui, mais quand je lui ai confié mes doutes et mes souffrances que cette unique expérience avait engendrés, s'il m'avait regardée d'un air dégouté ou même s'il avait ri , je crois que rien n'aurait été possible entre nous.

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  15. Jaloux au point de nier à l'autre une "existence avant soi , c'est au fond ne vouloir y trouver que son propre reflet.De l'égocentrisme, du narcissisme... le contraire de l'amour.
    Hi Stan. Je n'ai remarqué aucun problème dans l'envoi des commentaires. Maintenant , si le problème persiste, la solution est bien simple , qu'elle cesse d'en faire.

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  16. @ Toine : Qui devrait "cesser" ? J'avoue que je ne comprends pas vraiment le sens de la dernière phrase... Au fond il suffit de signer à la fin du message, pour être sûr. Ensuite je peux moi reposter avec un pseudo choisi, le cas échéant...

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  17. Emma se plaint sans cesse de problème d'envoi, au point de me demander de jeter un coup d'oeil. S'il y a un problème je ne peux le résoudre , et n'ai qu'une solution à proposer, voir commentaire précédent.

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  18. @ Emma: commentez aussi souvent que vous le souhaitez, et s'il le faut, je corrigerai. J'aime ça, forcément... On ne se prendra pas la tête pour si peu pas plus qu'on ne tiendra compte du commentaire au-dessus, hein. Ne pas vouloir des "anonymes" est surtout pour éviter les gens qui le feraient intentionnellement, hein !...

    Et pour éviter les spams très présents en ce moment, j'en vire dix par jour. Et puis il est des personnes dont le style, même sans signer, est reconnaissable entre tous, à force...

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