03 avril 2010

"Terre à terre" décollée du sol...

1608 - Une amie très chère adore "perdre pied". Littéralement et physiquement.

Et en même temps, ça crée chez elle une peur panique presque viscérale, un truc étonnant qu'on lit dans ses yeux. Totalement déboussolée, elle se mord les lèvres, baisse les yeux, le cœur au bord de l'explosion...

Elle va recevoir une bonne fessée.

C'est complètement fou pour elle, plutôt cartésienne et qui tient sa vie en main, d'imaginer à ce point laisser ce type prendre le pouvoir de cette façon, mais c'est un fait: elle adore ça ! Et même si ça la surprend toujours de se découvrir aussi viscéralement "soumise", elle se laisse glisser, parce qu'elle a confiance.

En lui, Donc en elle...

Soulevée de terre, calée sous un bras pour une punition de gamine, la culotte à bas et les fesses à l'air, elle perd tout ses moyens, comme débranchée.

Un peu comme si le fait d'avoir les pieds bien posés au sol le reste du temps l'empêchait d'avoir la tête qui tourne et s'éparpille, elle la battante féministe qui d'ordinaire ne laisse jamais personne prendre le pouvoir sur elle...

C'est une terrienne pragmatique. D'ordinaire.

Un téléphone portable posé sur son support batterie. Qui se charge tranquillement.

Là, décollée du sol, "retirée de son socle", ployée et courbée pour être corrigée avec ses jambes battant l'air comme une folle, elle piaille et se débat mollement pour échapper à la punition qu'elle reçoit. Alors qu'elle n'attend que ça, au fond...

Ah, les femmes et leurs contradictions...

Dans quelques minutes, elle retrouvera le plancher des vaches (sic), la terre ferme. Rouge, essoufflée. La peau brûlante. Cuisante.

... Apaisée.

15 commentaires:

  1. correact4/4/10 15:32

    J'adore cette position à utiliser quelque soit le lieu, et même en ce déplaçant.
    Vous pouvez vous rapprocher d'une fenêtre par exemple, c'est pile ou face !
    Imaginez "l'humiliation chérie" ressentie quand on connait la suite?
    Où bien, le désarroi d'être soulevée, tenue tête et jambes dans le vide. Vous vous agrippez aux mollets du porteur, vous essayez de lui échapper mais la "douleur exquise" vous fait lâcher prise.

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  2. Ce tenir sur ses pieds c’est encore se tenir. Pour lâcher priser et s’envoler haut, il vaut mieux, pour moi aussi, que mes pieds quittent le sol…
    Cette position ci est rarement représentée mais je me souviens d’un très joli petit film sur le site de Georges posté le 25 octobre 2008 et titré - une fessée idéale ? - Je dis OUI !

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  3. panaché5/4/10 00:31

    Et vous n'en avez pas, vous, des contradictions Stan ? ( ceci est dit avec une dose d'humour bien entendu...)

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  4. petite française5/4/10 01:30

    Je plussoie panaché !!!

    A une nuance près.
    Il n'y a pas de contradiction à vouloir perdre pied en étant confrontée à sa peur. Cette peur de ne rien maîtriser, peur suprème pour une pragmatique qui, je l'imagine, aime être en contrôle de tout.

    A juste titre vous mettez soumise entre guillemets, parce que sans être un jeu de dupes, c'est un jeu quand même. Cette soumission n'existe que parce qu'elle y consent. Sans être virtuelle, elle reste éphémère.

    Débranchée ? Plutôt libérée des convenances, des inhibitions, des jugements, des regards, sinon du regard de celui en qui elle a confiance. Sans cette confiance, ça -cet abandon- ne pourrait être.

    Libre de toute culpabilité de cette jouissance ambigüe, oscillant entre plaisir et douleur, humiliation et offrande.

    Elle cède le pouvoir mais n'y a-t-il pas de plus grand pouvoir que cet abandon ? Ce don de soi ? Généreuse... et sauvagement égoïste. Contradiction du don qui exige plus de celui qui le reçoit que de celui qui donne.

    J'ajouterai une chose : si elle s'abandonne ainsi, ce n'est certainement pas à n'importe qui et assurément à quelqu'un qui sait la mener à "perdre pied".

    Qui a confiance en elle aussi. car il n'est pas exempt de contradictions l'homme qui donne cette sorte de plaisir. Ni de peurs.

    Si l'une cherche la perte totale de maîtrise, l'autre se doit d'être en controle, attentif, sévère mais pas impitoyable. Difficile rôle. Peut-être un jour nous parlerez vous de vos peurs. Aurez-vous cette impudeur ?

    Pff... il y a trop de mots dans ce commentaire. Pardonnez-moi.

    Je n'ai pas compris ce que le portable venait faire dans l'histoire.

    Par contre, la fessée la tête en bas... hum c'est sur que ça donne le tournis assez vite. ;)

    B

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  5. Amoureuse5/4/10 02:17

    Le téléphone portable posé sur son support batterie. Qui se charge tranquillement est une métaphore (il me semble) de la "terrienne pragmatique". La femme bien ancrée dans la vie qui tout d'un coup perd cet ancrage comme un téléphone hors de sa base...

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  6. @ Correact: fesser "en se déplaçant" ? J'imagine bien la scène, mais je suis moins "nomade" que ça. J'aime m'ancrer à terre et la maintenir itou le temps de l'histoire.

    @ PF: eh bien, pas UN mot à retirer à ce que vous écrivez, c'est exactement ce que j'en pense, à la virgule près. Je croyais que c'était évident à me lire, ça l'est davantage en vous lisant, évidemment...

    Pour le portable, l'explication d'Amoureuse est évidemment la bonne façon de voir. Support, batterie, femme terre-à-terre, parabole, quoi...

    Mais je pensais quand même que c'était une image assez évidente à décrypter, au vu de ce que je racontais.

    @ panaché: évidemment, tout être humain en est bourré. Et je ne fais pas exception, vous le savez pour me lire avec régularité. Je crois toutefois être par ailleurs assez constant et solide. Quand il convient.

    @ Ellie: vu le film "idéale". Pas nécessairement pour moi, qui professe une préférence affichée pour la position "sur les genoux". Bien installé. On y reviendra...

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  7. @ PF, en post scriptum: "soumise" parce que le mot est dévoyé que je n'aime guère, mais qui prend son sens avec logique, même si les guillemets s'imposent d'eux-même. Un jeu, évidemment, que la "victime" expiatoire dirige elle-même, comme vous le soulignez.

    Je n'aime guère le vocabulaire SM trop dur pour moi qui cherche avant tout une forme de complicité partagée dans ces jeux, chacun dans son rôle de l'instant.

    Mes peurs, mon impudeur sont toutes entières contenues dans le blog entre les lignes, je crois. On devrait aisément trouver, à me lire régulièrement... Je suis certain que d'autres savent.

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  8. Pour le lien cité par Ellie, c'est là que ça se passe...

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  9. correact5/4/10 14:06

    "Fessée idéale?" certainement! En toutes circonstances elle peut être administrée. Le mobilier est rarement disponible dans la nature, il suffit d'une pierre, d'un tronc d'une marche pour que votre cuisse devienne chevalet. Il est souvent possible de vous porter en enserrant fermement votre taille.
    Et là, pas de saluts ni protections, c'est très intime comme relation avec la fessée.
    Petite Française le dit très bien, merci.

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  10. La tradition qui veut que la mariée soit portée par son époux pour franchir le seuil de la porte aurait elle un rapport quelconque... Il semblerait que ce soit pour lui éviter de faire un faux pas...

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  11. Je sais que cette posture évoque et trouble d'aucune. Pour l'avoir un peu pratiquée avec Elle, j'en ai vu les résultats et les surprenantes émotions qu'elle procura alors. L'allusion au marié rentrant après les noces en portant Madame pour "éviter les faux pas" est plaisante et je n'y aurais point pensé...

    J'y songerai désormais.

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  12. petite française7/4/10 22:01

    > correact : merci.

    > Stan : merci aussi ! oui, il est vrai que vous vous livrez ici, bien sur. Je remonte peu à peu le fil du temps... donc je découvre. Ma question était un peu réthorique. L'idée de rebondir sur la complexité de ces moments.

    Mais aussi sur leur simplicité. Elle, vous, bien ancré sur le sol, la faire basculer, la serrer, et ... puis voilà !

    Parfois, il ne faut pas trop chercher à raisonner l'iraisonnable.

    B

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  13. PF: Oui, c'est vrai que j'ai toujours un peu l'impression qu'on me lit depuis le début et que donc je suis "démasqué". Erreur, évidemment.

    Ne pas raisonner, mais faire résonner, tiens..

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  14. Très jolie photo ... où on "sent" le trouble ... qui en tout cas moi me parle beaucoup. Une sorte d'abandon, un mélange de crainte, elle "perd pied" ... et elle finit "apaisée" ... Très joli post ...

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  15. Pour l'image, c'est un filtre sur une photo de GBS, je crois... Un peu retouchée, certes, il y avait en arrière-plan une commode que j'ai effacée parce qu'elle gênait optiquement les battements de pieds et puis je l'ai retournée, aussi (la photo)...

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