18 juillet 2010

Rougeurs interdites !

1793 - "Envie d'une bonne correction..."

En matière de fessée, pouvoir vivre pleinement son fantasme, c'est aussi s'éviter une forme de frustration "douloureuse" et lancinante parfois destructrice. Pas toujours simple pour tout le monde, plusieurs de mes amies filles en couple, passionnées par le sujet fessée, aimeraient bien en recevoir (ou en donner, d'ailleurs...) mais malheureusement ce n'est pas toujours le cas de leur compagnon ou mari que ça n'intéresse pas.

La plupart de ces femmes sont quand même parvenues au moins une fois à persuader leur moitié de faire un essai. Rarement concluant...

C'est simple, pourtant: un homme qui n'éprouve pas d'excitation particulière à fesser pourra certes avoir la curiosité de tenter la chose si madame lui demande "pour voir", mais si ça ne lui "parle" pas, le résultat ne sera évidemment pas à la hauteur des espérances...

On ne peut pas créer le besoin chez l'autre. Éventuellement servir de catalyseur révélateur, mais c'est tout. Ça doit être en lui, parce que sinon, ça ne marche pas. Si c'est vous qui amenez le fantasme, vous aurez toujours un temps d'avance sur lui, difficile d'y croire ensuite une fois en travers de ses genoux si vous continuez à diriger la manœuvre et passez votre temps à expliquer ce que vous voulez...

Pour que ça fonctionne, à un moment donné, il doit prendre le pouvoir...

Catherine, gérante d'une d'agence d'intérim voulait se faire "chiffonner" - selon ses propres mots - avec des envies troubles de redevenir gamine, de ressentir des émotions enfouies, de se faire déculotter avec tout un rituel enfantin très codifié dans son esprit. Se refusant de prendre un amant, elle s'en passa quelques années sans oser en parler, même à ses copines. Et surtout pas à l'époux, pas au courant et apparemment ravi d'une sexualité plutôt basique vécue dans son couple, sans se poser de questions sur quelques perches pourtant adroitement tendues par sa femme...

S'en ouvrir à son mari n'était pas simple, lui avouer ses désirs non plus, mais en désespoir de cause, elle tenta la chose, un soir. Ahuri, son homme l'a alors regardé en roulant des yeux horrifiés, comme s'il découvrait soudainement que depuis dix ans il vivait avec une serial killer...

À force d'arguments et voulant faire plaisir à sa chérie, il tenta bien maladroitement quelques claques vigoureuses sur le cul dénudé mais lui fit plus mal qu'autre chose, sans compter qu'évidemment pour cette phase expérimentale, pas le moindre trouble ne se manifesta...

Reconnaissante de la tentative, mais néanmoins déçue, Catherine pris un amant, trouvé sur un forum dédié. Passionné par la chose, lui. Et capable de lui fournir les émotions requises.

Depuis, elle a trouvé un équilibre, son mari n'a plus jamais retenté le truc et elle fait attention aux marques...

J'ai souvent eu l'occasion d'en parler avec les femmes que le sujet attire. Toutes "composent".

Une d'elles écrit des textes très érotiques, exutoire qui remplace pour elle le vécu. Il n'empêche qu'à force de se chauffer par écrit, on peut cultiver sans le vouloir une envie progressive insidieuse de passer de l'autre côté du miroir... Monsieur n'est pas au courant et ne lit pas ce qu'elle rédige dans un cahier pourtant laissé en vue, au cas où...

D'autres cherchent l'âme sœur fesseuse sur le net avec plus ou moins de bonheur. Certaines trouvent. Des 5 à 7 parfois très agréables, d'autres fois moins. C'est selon. Dangereux de confondre et entamer des histoires d'adultères classiques, du coup, ce qui n'est pas la recherche.

Beaucoup qui tentent le réel sont foncièrement "fidèles", au fond, même si le mot fait sourire: des filles qui ne veulent pas chambouler un équilibre familial mais juste vivre un fantasme fort (et trop présent s'il n'est pas résolu) pour retourner ensuite à une vie souvent satisfaisante par ailleurs.

Combler un vide affectif, sensoriel, sensuel, sexuel... Rien d'autre.

Une de mes amies a tout pour être heureuse, si ce n'est que son mari ne la voit pas comme elle aimerait, lui non plus n'est pas attiré par l'éducation anglaise et ne comprend pas toujours les envies de son épouse. Qui reste fidèle et prend des amants virtuels, qui lui offrent ses émotions par procuration...

La question est de savoir si on peut vivre avec ça en soi, sans en parler, ou s'il faut au contraire s'en ouvrir pour que l'autre sache. Avec le handicap que même en le sachant, ça ne l'intéresse pas plus que ça quand même, retour à la case départ.

Si vous voulez vous raconter, je suis preneur. Et les lecteurs aussi...

14 commentaires:

  1. Personne qui raconte?
    Zut alors....

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  2. Ah, mais j'ai jamais vécu de rencontres virtuelles... c'est triste, du coup , j'ai rien à raconter!

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  3. Une pas virtuelle, alors ? ça ira aussi bien, hein...

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  4. J’ai abandonné l’idée que mon conjoint soit mon partenaire de ‘jeu-fessée’. Nous avons d’autres jeux, une forme d’érotisme qui nous est propre mais je ne souhaite pas partager ce domaine avec lui. C’est un choix. Je sais que cela doit être ainsi. Il y a des choses qu’on ne doit pas partager avec l’autre.
    Alors, bien sûr se pose la question des ‘marques’. Car elles sont importantes ‘ces marques’. Elles sont le rappel de la douleur, du moment, de cette rencontre. Je parle bien de marques, pas d’un fessier totalement bleui par les coups.
    Il suffit que le complice de cette rencontre soit à même de doser le ‘type’ de marques car certaines disparaissent rapidement, d’autres un peu moins.
    À moi de savoir les cacher, ensuite..
    .
    (Dermablend - Vichy / en pharmacie)

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  5. Dermablend, je note. Pour les prochaines marques indésirables et incongrues...

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  6. Nush , ça m'étonne quand même qu'il ne remarque rien ,( à moins d'être souvent en déplacement)...le mien remarque même des trucs que j'ignore comment je me les suis faits!
    Si lui n'avait pas les mêmes envies , je crois que je les aurais jamais vécues. Je ne crois pas pouvoir faire ça avec quelqu'un que je n'aimerai pas. En même temps , vivre ça en couple , il faut pouvoir accepter aussi. Surtout que lui ne se pose pas tant de questions.
    Alors , ça fait du bien de venir ici et de pouvoir en parler.

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  7. La frustration est également présente chez les hommes. Je fréquente assidûment un "forum dédié" anglais qui sert d'exutoire à bon nombre de malheureux époux d'une femme vanille.
    Eux aussi écrivent pour compenser.

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  8. @Emma : Je n’ai que très peu de partenaires. Rares même. Donc en ce qui concerne les ‘marques’ elles sont occasionnelles aussi. Donc c’est très facile de cacher ces marques exceptionnelles avec un peu de fond de teint waterproof.
    Et c’est aussi une question d’adaptation aux circonstances ; je ne vais pas à un rendez-vous de ce type juste avant un week-end ou avant des vacances en amoureux lointaines où forcément il sera plus apte à déceler des détails de cette sorte.

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  9. Pour moi l'envie de fessées est quelque chose qui va bien plus loin qu'une simple pratique sexuelle, d'où la difficulté de l'admettre et d'en parler à son conjoint... Comment lui expliquer des désirs de soumission lorsqu'on est toujours paru sous le profil d'une femme forte, sûre d'elle même et sachant ce qu'elle veut ? Impossible... pour moi, la fessée c'est avant tout répondre à un besoin, celui que l'on s'occupe de moi, si à un moment donné, le conjoint ne prend plus le temps de regarder et de s'occuper de sa femme, qu'il lui reproche beaucoup de choses, il est tout à fait possible qu'elle ait envie de renoncer à cette image de femme forte, qu'elle pense effectivement qu'elle doit être punie et qu'elle recherche inconsciemment à se retrouver comme une petite fille qu'il faut rediriger...
    J'ai beaucoup réfléchi sur mes désirs de fessées car j'ai toujours été amoureuse de mon mari, je me suis faite fesser par d'autres hommes qui ne me connaissaient pas, parce que je voulais préserver une partie de moi, c'est assez difficile à expliquer, c'est comme si j'étais deux femmes en fait...

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  10. Chère "anonyme", quel dommage de ne pas mettre un pseudo derrière tout ça, mais je suppose que ce n'est pas voulu ? Merci pour ce témoignage édifiant et détaillé. Je suis toujours ravi quand le dialogue s'instaure.

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  11. Je serais tentée de dire à celles qui n'osent pas: mieux vaut tenter le coup et s'en ouvrir à l'être aimé...qui sait?!
    Quelques jours que cet article m'interroge. J'ai fini par lui en copier la 1ère partie pour qu'il me réponde. Envie de vous faire partager sa réaction qu'il m'a faite par écrit.
    "Si c'est vous qui amenez le fantasme, vous aurez toujours un temps d'avance..."
    Ben, ... ça dépend.
    Si Monsieur rentre dedans (le fantasme), l'alchimie a bien lieu.
    Monsieur peut aussi rentrer par moment et se retirer puis re-rentrer (tu saisis ... l'idée) ... Une sorte de va et viens.
    Donc à certains moments tu auras l'impression d'être en avance donc ...tu seras devant ...et moi donc derrière, quoique si on réfléchit bien en étant derrière toi j'aurai peut-etre un temps d'avance surt ton fantasme ... c'est compliqué finalement.
    Ou on peut se retrouver tous les 2 dans une position inverse ... tête-bêche par exemple (moi avec une furieuse envie de pétrifier tes fesses)... et à bien y réfléchir... finalement on partage un même fantasme.
    Mais peut-on toujours parler d'un "fantasme" à partir du moment où il se réalise ?
    Notre "DESIR" érotique de soumission de ta part et de punition de la mienne n'a-t-il pas été à bien des reprises réalisé depuis tant d'années.
    Souvenirs, souvenirs ! Epictete, Beaubourg, Hugo..Boss, Encordage, Rosebud, Tchéquie, Capricieuse ?
    Première fois=première grossesse.
    Et la dernière fois, c'était quand ? Il y a moins d'une semaine, vilaine !

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  12. Je précise que quand il écrit son désir de punition, c'est me punir moi (parait que je suis une chipie), car lui n'a pas le moindre petit pourcentage de switch semble-t-il. Un jour il m'avait dit "heureusement que c'est comme ça que tu l'aimes, car dans l'autre sens, pour moi, ce serait TOTALEMENT IMPOSSIBLE."
    Donc oui, catalyseur-révélateur comme vous écrivez...ça peut fonctionner. Faut juste oser prononcer les mots pour expliquer...ou les écrire, ça peut aider, pour moi par exemple, c'est plus facile.
    Y'a pas à dire, y'a des sacrés sujet de réflexion chez vous !

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  13. Voilà une des raisons qui me poussent à animer ce blog: la réactivité, la franchise de mes lectrices qui se confient de façon très détaillée, donnant d'elles des"secrets" de fonctionnement qui profitent à tout le monde, par l'exemplarité des situations. Merci. Merci beaucoup.

    Merci aussi de faire remonter le sujet, qui pourra rebondir du coup...

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