28 août 2010

Il n'y a pas qu'en Angleterre...

1857 - Elle est partie il y a pile deux ans...

Ma copine Fanny a décidé un matin sans crier gare de tirer sa révérence... D'elle pourtant, au-delà d'une pensée triste, c'est un souvenir érotique et un sourire qui me revient. Un jour où elle me racontait son enfance provinciale dans un bled de Normandie et les détails croustillants de son éducation en pension, dans une institution religieuse.

Chez les sœurs à cette époque (le début des années 60) les châtiments corporels faisaient encore partie de l'arsenal scolaire répressif, en accord avec les parents. En tout cas dans le collège privé où elle fût élève durant dix années, ça arrivait régulièrement, d'après elle.

Alors, je lui faisais raconter avec force détails ses histoires de fessées scolaires, faisant mine de m'étonner et de ne pas y croire, pour qu'elle renchérisse en tentant de me convaincre.

- "Je te crois pas..."

- "Mais si, je te jure..."

Les sœurs avaient la main leste. Contrairement au superbe dessin de Malteste que je vous propose, la plus belle correction reçue par Fanny n'a pas eu lieu en pleine classe, mais un soir après l'étude, dans le bureau de la mère supérieure, en "tête-à-tête"... Déculottée, corrigée, et mise au piquet avant de regagner le dortoir et ses copines riant sous cape, une fois bien contrite et "pardonnée"...

Ça paraît incroyable de nos jours, évidemment, mais c'est pourtant totalement véridique...

Fanny a ensuite conservé dans son érotisme d'adulte la plupart de ces troubles éducatifs, se laissant dominer avec une indolence suspecte, cherchant inconsciemment dans chacun de ses partenaires des hommes capables de la faire obéir.

J'ai été un de ceux-là il y a plus de vingt ans, révélateur un temps avant de m'effacer et de passer à d'autres émois. Ce n'était pas mon histoire, nous fûmes certes complices, mais on ne s'aimait pas d'amour et chez moi, c'est rédhibitoire... Nous sommes restés un peu amants-copains-complices, mais au fil du temps, nos liens se sont distendus. Et puis je n'ai plus eu de nouvelles. Jusqu'au jour où...

Je pense à elle, parfois.
Dessin © Louis Malteste

1 commentaire:

  1. Tiens, j'ai aussi fréquenté une école catholique, et si les profs tiraient volontiers les cheveux, ils ne donnaient pas de fessées. On m'a souvent menacée de me coller les fesses sur ma chaise pour m'empêcher de bouger mais, ouf, ils ne l'ont jamais fait !

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