30 octobre 2010

Se protéger pour mieux vivre l'histoire.

1980 - "Question sécurité"...

C'est Ana dans un commentaire sur un post récent qui soulève la question, je trouve que ça mérite débat. Pas vous ? Que dit-elle: "En tout cas, c'est pas moi qui paierais ! Trouver des hommes voulant bien fesser une femme ne doit pas être si dur à trouver, si ?

Le plus compliqué, c'est plutôt l'aspect sécuritaire..."

Donc le problème est posé... Comment vivre pleinement son fantasme, sans se mettre en danger, ou du moins en éludant le problème ? La rencontre avec un homme inconnu, de surcroit pour lui montrer ses fesses (sans possibilité d'utiliser ses atouts de séductions purement féminins comme dans une relation dite "classique") est certainement une chose peu évidente pour une femme...

Trouver des hommes à qui ça plaît, oui, sans doute. Mais être sûr qu'on a bien envie de la même chose ? L'univers fessophile est vaste et les désirs, s'ils se ressemblent, ne sont pas identiques pour autant. On peut avoir des envies de fessées, sans que le contexte, si important pour plonger dans le trouble, soit le même pour celui qui vous la donne. Attention, donc !

J'ai souvenir d'avoir été un jour, il y a près de 30 ans, la peur au ventre dans mes rares errances switch chez un monsieur qui s"était proposé de me corriger. J'avais, croyez-moi, balisé le terrain, repéré, prévenu mon meilleur ami de l'endroit où j'allais ("si je suis pas revenu à 18h..." etc) pour l'aspect sécuritaire. Chez lui, ça c'est pas mal passé, sauf la dernière demi-heure où je n'étais plus "là", et lui encore dans son histoire... Je suis resté "finir" la séance par politesse, mais j'étais ailleurs, déjà sur une autre longueur d'onde.

Je vous dis ça pour vous mettre à l'aise. Ça arrive.

Donc l'aspect sécuritaire.

Il y a ici un truc très bien écrit que je vous engage à lire. Mr No qui a rédigé ce "vademecum à l'usage des demoiselles qui veulent se faire fesser" voici quelques années avait décidément tout bon sur ce point précis...

"Soyez consciente qu'une rencontre de ce type ne s'improvise pas: vous allez tout de même confier l'une des parties les plus intimes de votre anatomie aux bons soins d'un étranger ! Une telle démarche mérite assurément prudence et réflexion. Le but de cet article sera donc de vous aider à vous poser les bonnes questions, de vous guider pas à pas afin que cette rencontre se passe dans les meilleurs conditions de sécurité et de plaisir possibles. 

Si vous suivez ces conseils à la lettre, tout devrait bien se passer.  

Vous allez juste devoir vous poser cinq questions primordiales : COMMENT ? QUI ? QUAND ? QUOI ? OÙ ?"..."

Vous avez franchi le pas ? Racontez, mesdames...

18 commentaires:

  1. En fait, j'ai posé la question, mais j'ai déjà ma réponse personnelle...

    Il y a quelques années (2 ans je crois) j'avais par curiosité posté une petite annonce sur un site (kiwiji ?) avec pour titre quelque chose comme "JF cherche fesseur occasionnel en île de France sans sexe svp".

    Connaissant la liste de conseils de DD, j'avais créé une adresse spécialement pour l'occasion. La dépêche postée le soir, le lendemain matin je n'étais pas loin des 200 réponses (et j'ai vite supprimé l'annonce avant d'être totalement inondée).

    J'ai effectué plusieurs tris, jusqu'à ne garder qu'un petit nombre (une dizaine) de candidats possibles que j'ai contacté par mail.

    Le tri s'est poursuivi peu à peu, et au fur et à mesure j'ai remercié les messieurs de leur intérêt, mais que non ça n'allait pas être possible.

    Le souci quand on parle fessée, est que certains répondent en comprenant "elle est branché bdsm en général", d'autres voient une bonne occasion de coucher (un des candidats m'a affirmé vouloir tromper son amie de l'époque)...

    J'ai eu deux candidats sérieux avec qui j'ai échangé par mail et par msn, mais j'ai aussi fini par couper les ponts : dans un cas je ne me sentais pas respectée (il devait un peu trop avoir une "sale gamine qui ferait mieux de se taire" en tête) dans l'autre cas, le ton par trop enjôleur et la façon de me faire parler sans jamais trop en dire m'a de plus en plus fait penser à un manipulateur...

    J'en suis venue à penser qu'il était bien moins kamikaze de vouloir convertir un partenaire non branché fessée (ou qui ne le montre pas).

    Cet échec ne m'a pas été totalement inutile, je suis même certaine que dans les réponses il y avait au moins quelques hommes "bien" et "normaux". Mais une petite annonce de 4 lignes avec une réponse de 2 ne permet pas de trouver la perle du premier coup.

    Donc pour la mise en danger, on pourra dire que je n'ai pas dépassé le niveau 1 !

    Néanmoins je ne crois pas que le net soit le meilleur moyen pour trouver un partenaire avec qui passer du bon temps en toute sécurité, ou du moins, il faut sans doute y passer plus de temps que je n'en ai.

    Pour en revenir brièvement à ce monsieur anglais, sa façon de se déplacer pour aller chez sa cliente contredit justement le très juste point du OÙ de Mr. No.

    Comme quoi...

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  2. La sécurité est au cœur de ‘la rencontre’. On pense toujours que cela n’arrive qu’aux autres. Pas l’accident ‘faits divers’ mais aussi la rencontre sans accord, sans harmonie.
    Personnellement j’ai choisi de ne pas céder sur ce point précis. Après quelques conversations permettant de reconnaitre mutuellement s’il y a des points communs, toujours rencontrer une première fois dans un lieu public. Et ensuite, peut-être poursuivre ailleurs ; ou pas.

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  3. Merci mesdames ! La franchise de vos réponses est exemplaire et justifie le plaisir que j'ai eu de vous poser la question...

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  4. Après avoir longtemps tergiversé devant une page désespérément blanche, j’ai pris mon courage à deux mains et voici à peu près, ce que j’avais écrit avant mon très cher plantage d’ordinateur. (La technologie moderne n’est formidable que lorsqu’elle fonctionne).

    Ces questions j’aurai sans doute dut me les poser lors de ma première rencontre qui se voulait BDSM soft (du moins c‘était ma requête). Pourtant j’avais fait comme la plupart des fois, rendez-vous en lieu public. J’étais encore mineur et avec le passé que je me trimbalais sans doute mes antennes ne m’ont pas alertées comme elles auraient dut. Je l’ai suivit chez lui me demandant encore si c’était une bonne idée, à peine la porte fermée que je me suis retrouvée attachée, sans tentative de fuite.

    Bon j’avais peur, c’était normal. Il allait, plus ou moins doucement (plutôt moins que plus) mais j’encaissais même si j’avais l’impression de subir plutôt un viol. Tout a réellement dérapé lorsqu’il a décidé de s’amuser avec un couteau. Je vais passer les détails sordides et simplement dire qu’il m’a marquée à vie que ce soit psychologiquement ou physiquement. Bien sur vengeance a été faite (toujours pratique de connaitre des mecs baraqués), mais depuis lorsque je suis dans mon état normal j’hésite à 2 fois avant de le faire.

    Une question qu’il faudrait aussi, à mon sens se poser, c’est « est-ce que j’en ai vraiment envie? » (envie ou besoin, ca dépend des personnes. Mais comme pour moi la fessée et le bdsm soft sont des jeux je parle plus facilement d’envie) . J’ai précisé plus haut lorsque je suis dans mon état normal… Lorsque je suis dans un état second je devrai justement peut-être me poser la question « est-ce que j’en ai vraiment envie? » Pourtant ca avait plus ou moins bien commencé. Bon le lieu de rendez-vous qu’il m’avait donné était quelque peu foireux car il y avait une manif et il le savait très bien. Donc pour se retrouver dans la foule fallait le vouloir. Mais bon, une bière à un bar le soir, une discussion calme. Il semble quelque peu individualiste mais je mettais ça sur le compte qu’il ne savait pas quoi parler d’autre. Moi quelque peu paumée, ne sachant pas trop où j’en suis dans ma vie, je le suis. Je m’en fous au fait. C’est toujours mieux que de pleurer dans une chambre seule. Pis cette nuit je n’ai vraiment pas envie de la passer seule.

    Arrivé chez lui, il me parle encore de lui de ses exs, il me montre des photos, des films sur des racistes purs et durs (il pense vraiment que ça, ça va m’exciter?). Je n’étais pas censée être venue pour autre chose? Au bout du compte il s’est révélé être un réel pervers, au sens premier et propre du mot, et moi j’y étais allée juste pour ne pas me retrouver seule cette nuit là. En fin de compte je n’en avais pas réellement envie, même si mécaniquement mon corps réagissait quand même. Mais mon esprit était totalement ailleurs. La leçon? A ne pas réitérer. Peut-être que si j’en ai vraiment envie, je le contacterai une fois, mais il faut que je le veuille totalement.

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  5. La suite:

    Que je le veuille totalement comme la dernière fessée que j’ai reçue. Jeune homme rencontré sur le net (lorsque la nouvelle technologie fonctionnait), sur un site pas du tout consacré à ça. Je lui avoue que je suis de nature taquine (oui c’est dans ma nature même si je ne le fais pas avec tout le monde) et il me rétorque qu’il aime bien car ça lui donne une occasion de fesser. Ne pensant pas du tout que ce sujet serait abordé je souris doucement et à moi de lui répondre que c’est un de mes pêchés mignons.

    Plusieurs échanges plus tard, le rendez-vous est pris, chez lui. J’hésite, normalement, le premier rendez-vous DOIT (pour moi) se faire dans un lieu public. Je me lance, je ne me lance pas? Bon allez, j’accepte. Ah, nouveau frein, il faut que j’aille les yeux bandés, en tous cas au début. Euuuh, pfouuu, oui, non, peut-être. On a qu’une vie? Ouais mais je ne veux pas qu’elle finisse entre les mains d’un bourreau psychopathe (c’est une redondance à mon avis). Bon allez, il m’inspire, j’accepte.

    Pis non, le jour du rendez-vous, une demi-heure avant je lui trouve un prétexte bidon de fête d’anniversaire d’un de mes frères. D’accord il avait vraiment son anniversaire mais y avait pas de fête. Bref, je n’en avais pas totalement envie. Mais quelque part j’ai quand même beaucoup, beaucoup envie. Je veux bien essayer un deuxième rendez-vous. Peut-être que cette fois, les pourcentages manquant se seront ajoutés.

    Et là, c’est bingo. J’y vais. J’hésite encore devant sa porte avec le foulard sur la poignée. Je peux encore faire machine arrière. Non, je le sens bien, pis au pire je sais qu’une très bonne amie à son nom, prénom, photo, numéro, adresse, bref, tout! Je ne le connais pas mais je lui fais confiance.

    Résultat? Je l’ai conseillé à certaine ami(e)s tant les sensations jusqu’à ce qu’il m’enlève le foulard ont été décuplées.

    Au fait la fessée ca reste une grande écoute de soi-même, selon moi. Car si quelque chose cloche à l’intérieur de soi, si on ne le sent pas totalement c’est peut-être qu’on n’est pas totalement en sécurité avec l’autre tout simplement. Et là vaut mieux tout stopper avant de regretter ou avant qu’il ne soit trop tard.

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  6. Oh! bon sang! vos deux premières expériences sont terrifiantes, Joy!!! surtout la première!
    Avoir réitérer après ça...( et malgré toutes ces hésitations dont on ressent bien l'angoisse) chapeau!

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  7. Emma.

    Ma première expérience fut en effet traumatisante et croyez moi que je ne me laisse plus attacher par n'importe qui. Néanmoins j'ai sut trouver un homme super après ce premier rustre qui m'a réconscilliée avec tout cela (ou presque), simplemen parce que je sais que j'aime ca, au plus profond de moi.

    La seconde c'était une erreur de ma part, mais il y a eut d'autres hommes entre la première et la seconde qui eux furent très doux et fermes à la fois. Et je préfèr me souvenir de ceux-ci et utiliser les deux autres pour ne plus me laisser avoir aussi facilement.

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  8. Merci infiniment Joy... Ce sont des histoires personnelles très "ressenties" que celles que vous nous livrez là. Je sais aussi que c'est totalement authentique, "évidemment.

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  9. @ EMMA: pensé à vous en passant ces jours-ci en SUisse, et roulant entre Besançon et Vallorbe, il me semble que vous êtes dans les parages... Belle région. Froide, un peu.

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  10. je suis juste amatrice de fessée sans ayant fait la démarche de rencontrer un "vrai" fesseur. Celles que j'ai reçues furent demandées par moi à des hommes que j'avais connus dans une relation amant/maitresse et dont j'avais perçu la capacité à pouvoir vivre cet aspect avec moi. Je n'ai jamais été déçue , peut être parce que je n'attendais rien en particulier et que ce que j'ai reçu était que du plaisir en plus?

    Armandie

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  11. Armandie, je comprends d'autant plus que je partage votre avis. Les rares fois où je me suis laissé aller avec des femmes qui ne m'étaient rien, sans "amour", je suis passé à côté. Rare, mais c'est arrivé et dans ces cas-là, je m'en veux d'avoir cédé à des pulsions inutiles. Mais je ne suis qu'un (faible) homme...

    Désormais et depuis quelques années, je suis devenu très élitiste. Elle m'a tant donné, et j'ai tellement trouvé LE graal, que si je galvaudais ces jeux de fessées avec d'autres, juste par envie de stupre ou pour satisfaire ma libido, je serais assez minable, je crois. Ne me respectant pas, ne la respectant pas non plus. Même si c'est derrière nous désormais.

    Ceci posé, je trouve ce post intéressant pour ce que vous nous offrez de vos souvenirs personnels...

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  12. @Stan
    J'ai pensé à vous , moi aussi... j'avais l'intention de venir vous voir , discretement , en plus que je travaille pas très loin ces jours ci et que samedi , j'aurai une réunion de chantier. Alors je vais hier sur votre autre blog , histoire de confirmer la date, et ... voilà , je me suis trompée de semaine! dommage , j'avais acheté du chocolat suisse expres pour vous.:(
    J 'aime beaucoup ce que vous dites dans votre dernier com.:)

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  13. Eh bien j'ai eu une visite, figurez-vous. Comme quoi, les dédicaces, c'est amusant, on en fait une façon de se croiser tranquillement, sans enjeu ni le moindre risque. Bon, à part de déjeuner avec moi, au pire.

    Mais je suis rentré.

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  14. Mince, j'adore le chocolat suisse. MAis je fais attention à ma ligne.

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  15. oh! ben , vous auriez partagé. c'est vraiment dommage. J'ai un ami qui expose à Neuchâtel et c'est pour ça que j'ai confondu les dates.
    ceci dit , le chocolat n'est pas perdu.;D

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  16. Cette tablette-là, je crains que si. Je ne suis pas sûr que ça se garde et je ne reviens pas en Suisse avant un moment. Pas de chance.

    D'autant que j'ai raté du chocolat, et aussi une flamekueche que j'aurais bien partagé sur le chemin du retour avec une amie malheureusement trop mal foutue (putain de grippe) pour me croiser. Décidément...

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  17. Cinq minutes (enfin...secondes), j'ai cru que vous trouviez votre amie trop mal gaulée pour diner avec elle... et même tellement grosse que vous ne pouviez pas vous croiser...
    Décidement... faut pas travailler aussi tard, après on ne comprend rien à qu'es ce qu'on vous dit...
    Bonne nuit ! :D

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  18. C'est vrai que la tournure de ma phrase pouvait laisser à désirer... Mais je suis sûr qu'elle est remise.







    Même si ce n'est pas par moi...

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