17 janvier 2011

En trois temps...

2156 - "La tendresse..."

Elle a le cœur qui bat la chamade. On dirait qu'un fond sonore virtuel résonne dans le silence de la chambre comme une scie lancinante, bien qu'elle déteste la chanson. Oui, dans sa tête, c'est "radio nostalgie" où tourne en boucle Guichard psalmodiant "la tendresse" de sa vois gouailleuse. Elle avait dix ans quand ça passait à la radio et chantonnait sans comprendre les paroles...

"La tendresse c'est quelquefois ne plus s'aimer, mais être heureux de se trouver à nouveau deux. C'est refaire pour quelques instants un monde en bleu avec le cœur au bord des yeux... (...)

La tendresse, c'est quand on peut se séparer sans se maudire, sans rien casser, sans rien détruire
..."

Ces images représentent des instants essentiels, je crois. Car franchement sans ces moments-là, ces parenthèses douces et complices volées au temps entre l'homme que je suis et la femme que j'aime, la fessée qui suivra n'aurait pas beaucoup d'intérêt pour moi.

1 - Premier instant. Elle attend, assise, l'œil sur la porte qui dans quelques instants va s'ouvrir. Il va entrer dans la chambre et au téléphone, lui a demandé de se préparer... Selon ses ordres, elle n'a gardé lui barrant le dos qu'un soutien-gorge virginal, pâle rempart dérisoire qui lui protège les seins. De toute façon, ce n'est évidemment pas sa poitrine qui prime dans leur petit jeu callipyge...


2 - Instant second. Tout passe par la complicité. Ce jour-là, monsieur est entré sans un mot dans la chambre d'hôtel retenue la veille et où elle l'attend depuis deux heures. Puis il s'est assis tranquillement sur ce fauteuil près de la fenêtre, l'a regardée, l'air sévère tandis qu'elle gardait obstinément sa tête baissée en se mordant les lèvres sans oser rompre le silence...

Un instant interminable avant qu'il ne lui prenne la main et l'attire doucement mais fermement vers lui, sans se soucier d'une posture hésitante, un peu gauche. Il lui caresse les fesses. Ce cul lui appartient.

Dans tous les sens du terme.



3 - Tiers temps... Et puis ? Et puis il l'a prise. Embrassée. Pétrie. Fessée. Claquée. Possédée, ouverte, emplie, baisée, aimée,joui en elle, embrassée encore, calmée, endormie.  Cette fois, elle dort dans ses bras et il la regarde sans bouger pour ne pas l'éveiller, avec un indéfinissable sourire sur les lèvres...

Chez eux, tendresse rime toujours avec... fesses.

9 commentaires:

  1. Je trouve la première photographie vraiment magnifique

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  2. C'est bien, pour ça, chère Mac, que je l'ai choisie, en réagissant dès que je l'ai vue. mes messages naîssent souvent d'une image, et ensuite vogue la plume...

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  3. Pas de jeu sans tendresse, je vous suis totalement !
    Mais, rassurez-moi, vous ne la faites pas rimer qu'avec fesse! De la tendresse sans désir sensuel, c'est aussi possible, c'est même essentiel dans la relation entre 2 êtres. Nos enfants, nos parents, nos amis, ces gens auxquels on s'attache pour une raison ou une autre...

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  4. C'est évident... Mais nous sommes ici sur un blog dédié, pour les poèmes, et autres vers de mirliton chers aux demoiselles qui font des blogs et en rédigent des tas, sirupeux et faussement érotiques en diable, passez guichet 12...

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  5. You're right Sir ! Z'avez raison de recadrer ! Mais c'est vous qui avez invité Guichard, sortez les violons!

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  6. Guichard croisé il y a un moment est un rugueux pas facile facile qui sait ce qu'il veut... Un gars qui dit ce qu'il pense, pense ce qu'il dit et ne s'en laisse pas conter. Ses chansons sont ce qu'elles sont, mais le gars est plutôt cash... Mais ce n'est qu'une référence, le post est plus intéressant j'espère et moins anecdotique...

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  7. "Le nez au mur et les mains sur la tête..." autre chanson de lui qui pourrait illustrer un post de ce blog...même si vous ne mettez pas au coin d'après ce que j'ai cru comprendre.

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  8. C'est drôle Stan, dans les années 70 quand Guichard tenait la vedette avec "mon Vieux", je lui ai servi de garde du corps pour un de ses concerts à Tarbes. L'organisateur avait puisé dans l'effectif du club de rugby local pour trouver quelques gaillards susceptibles de protéger le chanteur lors de son "récital". L'anecdote est d'autant plus savoureuse qu'il avait confié se sentir un "petit garçon" devant les gabarits chargés de le sécuriser. Savoureuse quand on revient sur ton témoignage le décrivant commme quelqu'un de rugueux pas facile facile. Comme quoi...

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  9. Georges, un bon copain a bossé un temps sur les maquettes de ses albums, lui assurant la part graphique quand il n'avait plus de maisons de disque et se produisait lui-même.

    C'est à ce moment-là que je l'ai croisé. Regard acier direct et poignée de main broyeuse virile. C'est un "homme", en tout cas. Comme disait Audiard...

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