04 décembre 2008

Le syndrome Spielberg...

823 - Deux dessins "parlants".

Nul besoin de voir le corps de la punie pour ressentir le coup de ceinture en travers des fesses. J'ai toujours dit que les évocations sans trop en montrer permettent de véhiculer des fantasmes autrement plus forts qu'une image trop démonstrative.

C'est le syndrome "Jaws", dans lequel on ne voit jamais le requin...

Pour un tas de raisons d'ordre technique, car Spielberg avait prévu de le mettre davantage.

Mais comme le robot en mousse prenait l'eau (!) et ne marchait pas comme il aurait fallu, il a changé de parti-pris en suggérant le prédateur sans le montrer, ce qui fait la force du film...

D'ailleurs quand on le voit enfin dans les dernières séquences, on sent le bricolage ! C'était le bon temps. Aujourd'hui, on aurait un poisson tout numérique et ce serait nul !


Ce court extrait d'une BD italienne (ou espagnole, je ne sais pas à qui l'attribuer) est intense, ce sont des jeux de filles et bien sûr, la page en entier montre probablement tout, mais juste voir ces deux images-là suffit à mon bonheur...

Je suis un être simple.

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