23 juillet 2009

Évolution et révolution des moeurs...

1123 - Superbe que cette main de Raphael Sanzio (1483-1520)...

Je voulais revenir sur les préceptes énoncés par Al-Arifi, ce théologien saoudien dont j'ai parlé tout à l'heure... Celui qui explique "comment bien battre sa femme", en conformité avec les préceptes coraniques...

Ça semble pour le moins révoltant et inconcevable selon nos critères occidentaux actuels, mais il faut être juste et reconnaître que nous n'en sommes pas tous au même moment de nos évolutions respectives.

En clair, les pays du Globe n'ont pas le même tempo et on ne peut pas attendre que leurs Histoires (avec un grand H) se déroulent comme le nôtre, selon la même célérité. Certains peuples n'ont pas encore fait leur révolution... Difficile de juger.

Par exemple, en Angleterre, la loi qui permettait au mari de battre sa femme en toute impunité a subsisté jusqu'en... 1660. Moyennant une faible amende, tout mari anglais pouvait auparavant infliger de rudes corrections à sa femme sans avoir d'ennuis d'aucune sorte.

À cette époque lointaine, il ne se passait pas une semaine, pas un jour même, sans qu'on n'observe soit de Londres, soit de la province qu'un mari eut horriblement maltraité sa femme. Ces actes de brutalité conjugale étaient si communs en Angleterre que le public n'y prêtait depuis longtemps plus aucune attention, passant en quelque sorte inaperçus.

On disait: "ce n'est rien, c'est un homme qui a corrigé sa femme...", tout aussi simplement qu'on se dirait: "ce n'est rien, c'est un homme qui a battu son chien."

Il est même à supposer que si les chiens avaient subi les mauvais traitements infligés à un grand nombre de femmes, ils auraient plus trouvé de défenseurs que ces dernières...

Quelques voix s'élevaient: "Dès l'instant que de tels actes de barbarie ne soulèvent plus l'indignation publique, le devoir des législateurs serait d'aviser au moyen d'y mettre un terme... Est-ce au mari, au mariage ou à la femme qu'il faut s'en prendre ?

Que l'on cherche et l'on trouvera..."

On a depuis heureusement trouvé.

PS: Le texte dans la bulle de ce dessin datant du 18ème siècle est difficile à déchiffrer, mais on peut y lire:

"She is a delicious Morsel her Beauty dassels like the Sunn in the Meridian By St Winifred ye Flesh and ye Spirit hold strong Contention but I will be serious..."

Et ne me demandez pas de vous expliquer ça.

Euh, sauf que c'est un moine qui corrige une pénitente et pas un mari qui bat son épouse. Mais l'image est belle.

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