10 septembre 2009

C'est arrivé loin de chez vous ? Voire...

1197 - C'est sur l'excellent blog de Dante que j'ai lu l'info, puis traduit librement cette histoire-là...

Ça se passait aux USA en 2004, mais ça pourrait bien arriver chez nous aussi, on ne sait pas toujours ce qui se pratique dans les coulisses des magasins ou des restaurants qu'on fréquente…

Rapports de force caractérisés entre employés et chef de service, harcèlement moral ou physique du patron sur ses subordonnées, il va sans dire que je suis rigoureusement contre. Ici, il ne s'agit pas de fiction pour exciter les lecteurs, mais de faits graves assimilés à un viol qui ont conduit l'auteur des faits en taule se faire reluire par ses co-détenus. On n'aime pas beaucoup les pointeurs, en prison…

Paul Eugene Levengood, 57 ans, propriétaire d'un salon de thé de Red Bank, Tennessee, a été arrêté en novembre 2004 après que deux de ses jeunes vendeuses chargées de confectionner milk shakes et smoothies l'aient accusé de… les fesser en cas de fautes professionnelles !

L'homme, sous le coup de deux chefs d'accusation pour harcèlement, abus de pouvoir et agressions sexuelles, a ainsi été dénoncé par une employée de 19 ans qui a osé se rendre à la police, en dépit de menaces, pour porter plainte contre son patron.

La jeune fille a déclaré aux policiers que dès le premier jour lors de son entretien d'embauche au Tasty Flavors Sno Biz, Levengood lui avait fait signer un contrat dans lequel un des articles stipulait: "en cas de manquements dans mon travail, j'autorise Gene à traiter mon derrière de la façon qu'il jugera nécessaire !"...

Le sergent Jay LaMance de la police du comté pense que ces jeunes filles toutes deux du même âge, donc à peine sorties de l'adolescence, avaient admis cette "clause fessée" à contrecœur pour éviter d'être licenciées et parce qu'elles avaient été élevées dans le respect aveugle de quiconque possédant de l'autorité…

Une des demoiselles a expliqué à la police qu'elle était contre ça, mais qu'elle ne pouvait rien faire pour ne pas perdre son emploi. L'autre fille - qui a continué à travailler pour Levengood pendant plus d'un an après avoir reçu sa première fessée - déclare de son côté:

"Gene me disait toujours: “ou t'es fessée, ou t'es virée !" Alors..."

Quatre jours après l'avoir engagée, mister Levengood l'a fait venir dans son bureau dans le fond de la boutique pour la sanctionner après un banal oubli de banane dans un milk shake !

Elle raconte que son patron l'a sermonnée puis courbé en travers de ses genoux avant de lui donner une vingtaine de fortes claques sur les fesses… Un jour plus tôt elle avait surpris son patron en train de prendre son derrière en photo alors qu'elle se penchait pour attraper des bouteilles de lait derrière le comptoir…

Ceci dit, d'après la police qui s'est rincée l'œil, puisqu'il y avait pas mal d'autres photos, les images n'étaient pas "sexuellement explicites, les filles étant "habillées". En clair, cul nu c'est condamnable mais avec un jean, c'est pas attaquable...

Levengood a dû payer une amende de 2000 dollars et sa boutique franchisée d'une marque nationale située dans la banlieue de Chattanooga a été fermée depuis…

D'ailleurs au siège de sa compagnie située à Minneapolis, le PDG de Sno Biz, Tom Novetzke semble surpris et décrit Levengood comme "une personne très chrétienne" (sic) ajoutant qu'ils n'ont jamais eu vent de la moindre plainte le concernant…

Novetzke prétend même que lors de certains faits reprochés, (notamment deux fessées le même jour à quelques heures d'intervalle, une pour avoir fait attendre exagérément un client, l'autre pour avoir laissé une porte ouverte à l'arrière de la boutique) le rendement au travail de la jeune vendeuse n'avait jamais été aussi bon et que d'ailleurs elle avait reçu une carte de félicitation de la firme pour ça… Son "meilleur jour de la semaine".

Par ailleurs, Levengood était très coutumier de plaisanteries salaces et de réflexions blessantes envers les jeunes filles qu'il avait coutume de fesser…

Lors d'une fessée plus sévère il avait même donné une prime de 100 dollars à son employée en lui disant de ne pas en parler pour ne pas qu'on croie qu'il la rémunérait pour ça, que les gens l'accuserait elle de prostitution. Effrayée, la fille n'avait rien dit…

Jusqu'à la plainte de sa collègue quelques mois plus tard.

C'était il y a cinq ans... Je me demande bien quels boulots exercent aujourd'hui les deux filles et si le brave Paulo a repris un petit commerce...

Pour Tasty Flavors Sno Biz, tout va bien...

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