15 mai 2010

Cahier de doléances...

1680 - "Trois Pater et deux Ave..."

Tenir un carnet de punition ne fait pas partie de ma mythologie personnelle en matière de fessées. C'est même un truc qui me ferait plutôt sortir du jeu...

J'ai déjà eu l'occasion de discuter avec des acharné(e)s du petit calepin noir où seraient consignées les fautes de la semaine avec les circonstances et la punition prévue reportée en fin de semaine, au moment de l'expiation déculottée. Si ça "marche" pour eux, je n'ai rien à y redire, mais ce n'est pas mon fantasme.

L'idée communément admise dans cette circonstance de faire lire à la future punie ses "erreurs" (déculottée déjà, à genoux et tête basse, façon "bourgeois de Calais") avant de la sanctionner, n'entre pas davantage dans mes schémas, je n'ai pas besoin de ce cérémonial-là... Elle peut-être...

Bon, ça ne me trouble pas le moins du monde et ne m'intéresse pas.

J'aime la spontanéité du désir, et la fessée quand j'en ai envie, même si je conçois que l'attente et la trouille du moment fatidique peut effectivement faire de l'effet à certains esprits en mal de scénarios.

Le classique, ça a du bon. Mais je ne vois pas mes complices en écolières honteuses devant s'incliner sous la férule d'un maître, fût-il de circonstance...

Et ce même si j'aime diriger le jeu et l'entraîner loin. C'est juste un préambule personnel, qui n'intéresse guère que moi. Et celle qui...

Abel, des "Spanking Writers" a trouvé sur les enchères ebay un authentique carnet de punitions...

Pour le moment on en est à 130 £...

Et là c'est une toute autre histoire.

Au-delà des jeux "entre adultes consentants" purement érotiques que je professe, on a ici affaire à une relique d'un autre âge...

Un carnet très rare, provenant d'une école de filles anglaises et qui consigne les différentes punitions recensées, administrées entre 1914 et 1972...

"Punishment Book"... (c'est aussi le nom d'un site nostalgique des punitions d'antan) C'est imprimé officiellement sur l'étiquette, en couverture. Il y a même le prix dessus. (un shilling, six pence)

C'est consigné comme suit:

une double page et des colonnes avec un numéro d'identification pour la punition, le nom de l'élève, la faute commise, la date de la faute, la punition requise, une appréciation sur la châtiment proposé, sa date d'exécution et le nom de celui ou celle qui l'administra...

Le livre trouvé par notre ami anglais contient 25 doubles pages avec une moyenne de dix punitions détaillées sur chacune...

Il en manque une, à la fin.

Elsie Garner, deux fois... Pour insolence et désobéissance.

C'est quand même un témoignage assez fascinant sur les méthodes en cours dans les institutions britanniques d'antan. Je l'ai déjà narré au début de ce blog, j'ai eu l'occasion d'approcher ces pensionnats et passé plusieurs mois en immersion dans une famille qui suivait ces règles, précisément au tout début des années 70.

Rien ne m'étonne dans ce domaine.

Ce document recense donc les châtiments corporels de façon très précise: nombre de coups, détail des fautes commises, etc... Le tout sur une période courant sur plus de soixante années depuis le début de la première Guerre Mondiale jusqu'au moment où l'école devint mixte, acceptant les garçons dans un système co-éducatif.

Il y a une interruption dans les années 40, l'école a probablement été évacuée pendant la Guerre en raison des terribles bombardements de la bataille d'Angleterre...

On peut y décrypter les changements et évolutions de comportement tout au long de ces décennies au travers l'attitude des jeunes filles qui évolue... Les motifs notifiés pour punir une élève sont innombrables au début. L'esprit demeure tatillon jusqu'aux années 60 où les choses changent, peu à peu. Le respect des règles reste, mais un certain laxisme éducatif se fait jour.

Bref, avant-guerre, on était bien plus strict sur la façon de se conduire et l'obéissance. En clair, on se faisait fesser pour un rien !

C'est issu de la collection personnelle de miss Marianne Martindale du Wildfire Club. Je ne sais pas de qui il s'agit, mais l'auteur de l'article (voir les commentaires des lecteurs) espère que celui qui achètera ce curieux livre aura la gentillesse d'en scanner les pages, pour la postérité...

... des postérieurs !
Dessin © Topfer

5 commentaires:

  1. petite française18/5/10 00:49

    Dites, au contraire, d'après la version anglaise, les fautes sont plus fréquentes et les punitions plus sévères dans les années 60...

    "interestingly, behaviour deteriorated considerably and severity of punishment increased in the 1960s"

    Je remarque que finalement, il n'y avait pas tant de punitions que ça, à peine une tous les deux mois... parfois, une série. Ce qui explique que 60 ans environ tiennent sur 25 pages. Ca ne vous surprend pas ? Pour ma part, je pensais que c'était bien pire et, notamment si on se réfère à d'autres histoires cruelles qui ont récemment été mises à jour, dans certains pensionnats, et qui relèvent de réels mauvais traitements.

    Objet étonnant donc.

    Pour revenir sur le carnet de punition personnel, c'est une autre histoire, même si le parallèle est fort intéressant. Si certains ont besoin d'installer un tel jeu de rôles, pourquoi pas ? Curieusement, certaines ont effectivemnt cette nécessité, une certaine manière de se trouver dans la norme, fut-elle D/s. Tenir un tel carnet serait presque, sinon obligatoire, du moins normal.

    Je n'ai pas vraiment envie de plonger dans leurs motivations, et/ou celles de leurs partenaires. Vous effleurez le sujet avec délicatesse, un éclairage intéressant.

    En avoir envie n'empêche pas de redouter certaines choses.

    B

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  2. B. vous avez raison et j'ai fait là un contresens en lisant et traduisant trop vite. Mais indépendamment de ça, qui n'est que l'avis de l'anglais, j'ai pourtant l'impression que comme partout en Europe, 68 et les années 70 ont sonné le glas de ces sévérités d'un autre temps... Le pensionnat où j'ai passé quelques mois n'était pas affranchis de ces coutumes, mais on ne corrigeait pas les étrangers "invités", ces punitions étaient réservées aux locaux. Ouf...

    Oui, le fameux carnet. Je me souviens avoir lu sur un forum les désirs réels d'une dame pour qui c'était un élément érotique important. Pour ma part, c'est sans intérêt autre que curieux. Je ne tiens pas de cahier de punitions, ça ne me viendrait pas à l'idée, d'ailleurs...

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  3. Peut être parce que vous n'étes pas encore complètement gaga, hein ? ;)

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  4. Euh ? "Gaga" parce que je n'ai pas de carnet de correspondance ? Ou pour l'erreur de traduction ?

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  5. :D 'pas complètement gaga' parce que malgrè l'erreur de traduction vous n'avez pas encore besoin de noter les fautes des dames sur un petit carnet pour vous en souvenir...

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