05 novembre 2006

Tentative ratée d'inversion de rôle...

105 - J'ai déjà dit ailleurs que je n'aimais guère utiliser martinets, cravaches et autres ceintures au profit de la main que je privilégie.

Oh bien sûr je ne nie pas l'attrait et l'érotisme induit par ces accessoires gainés de cuir, mais laisse cela aux autres...

Il n'empêche que j'ai eu pourtant l'occasion de m'en approcher, à quelques reprises, à mon corps défendant...

Je me souviens notamment avoir soudainement administré (au cours de nos ébats amoureux et pour changer un peu) une bonne fessée improvisée à la jeune Hélène, évoquée ici dans mes "souvenirs"... Erreur fatale.

... Car malheureusement je m'y pris fort mal, et cette dernière n'ayant pas du tout apprécié que je lui meurtrisse un postérieur - par ailleurs fort rond - voulu me rendre la pareille aussitôt...

J'acceptai "généreusement" qu'elle puisse à son tour me corriger, dans un élan égalitaire, mais je dois avouer que c'était là davantage une astuce destinée à calmer la demoiselle furieuse de ce que je venais de lui faire subir, et éviter qu'elle n'ameute tout l'immeuble (où vivaient aussi ses parents, trois étages plus bas) en me faisant passer pour un sadique à enfermer...

Je lui vendis cela comme une vengeance en quelque sorte. Le côté "oeil pour oeil"...

S'emparant alors d'un large ceinturon de cuir avec une lueur revancharde suspecte dans l'oeil, ma douce Hélène devenue furie m'ordonna de lui présenter mes fesses à mon tour. Puis utilisant la-dite ceinture, elle m'en infligea quelques coups cinglants appliqués à toute force sur mon postérieur nu. (Nu, comme nous l'étions aussi tous deux puisque l'affaire se passait au cours de nos ébats...)

Hélas, emportée par la rage, Hélène se se contrôlait plus guère... Tenant son ceinturon à l'envers sous le coup de l'excitation et de la colère, elle visa mal et me frappa par inadvertance avec la boucle en métal, heurtant violemment une partie de ma virilité que ma position animale laissait entrevoir...

En gros, et pour traduire en français de base:

"j'étais à quatre pattes et elle me frappa sans le vouloir en plein dans les couilles, quoi..."

Une double partie de moi que j'avais omis de penser à protéger d'une main, ce qui me fit instantanément chanter la Marseillaise de douleur, interrompant aussi net le petit jeu switch qui s'installait pourtant, à mon grand trouble.

Inutile de le préciser, mais avec Hélène, il n'y eut plus jamais d'autres essais du même style... Une fois suffit.

Après ce ratage douloureux, nos jeux n'eurent donc plus qu'un seul et unique sens: moi en dominant et elle en fille bien obéissante (au moins dans nos jeux) pour toute la suite de notre histoire commune, la première sérieuse de cet ordre...

Je commis ensuite d'autres essais plus ou moins concluants avec une ceinture, une badine, une baguette de noisetier et même une très jolie cravache offerte pour mon anniversaire par une inconsciente, mais ceci est une toute autre histoire.

... Qui se passa en d'autres lieux bien des années plus tard avec une compagne plus décidée très très au fait de ses désirs, elle !

... Et que je vous narrerai probablement plus tard, sur ce blog "au fil des jours... Au gré de mes humeurs !"

Ps: deux chouettes dessins de l'ami Waldo plutôt osés ma foi, et quelques très belles images en noir et blanc provenant d'ici... Un site d'images superbes et très graphiques où il m'arrive de puiser les illustrations de mes petits posts...

7 commentaires:

Anonyme a dit…

J'imagine assez bien les vocalises que tu as dû pousser, cher collègue !...
Pour ce qui me concerne, j'aime les instruments ainsi que tu ne l'ignores pas (il faut bien que de temps à autres, nos opinions divergent...) et j'ai quelques fois recours à la ceinture, cet accessoire à double usage étant assez apprécié par plusieurs de mes victimes ibériques. Mais je ne l'ai jamais utilisé dans le sens de la boucle ! En lanière simple, ou plus classiquement pliée en deux, on reste dans des limites raisonnables sur le plan de la douleur calculée. Frapper avec la boucle évoque pour moi davantage le fléau d'armes moyenâgeux que l'auxiliaire du fesseur distingué !...

W.

Erik A. a dit…

euh, tout à fait d'accord. C'était un accident, tu penses bien qu'il n'y a pas eu de récidive. Mon bon coeur me perdra.

Pour la ceinture, c'est pliée en deux que je l'utilise parfois (en tout cas quand c'est arrivé) comme je le fis une nuit de juillet sur le ponton désert de la petite plage (privée) d'une résidence bandolaise!(ça ne s'invente pas...)

Histoire que je raconterai sans doute un de ces jours pour un détail technique amusant...

Anonyme a dit…

Mon cher E

J’adore ta façon de présenter les petits incidents, si humains, qui enlèvent à la fesse le côté excitant en y ajoutant une touche d’humour, involontaire dans l’acte, mais volontaire par ton style de raconter.

Avec toi, on saura au Fil des Jours tout sur la fessée. Serais-tu un Pierre Péret du net ?
En tout cas, merci pour l’info. Si un jour j’inversais les rôles, je penserai à toi et ton précieux conseil.

isa

Miss cerise a dit…

Hé béééé !! Heureusement que cette boucle n'a frappé qu'une seule fois ! Sinon, vos fesses s'en seraient sorties ornées de beaux rectangles rouges.

Ca peut devenir dangereux, ces petits jeux là, lorsque l'on ne maîtrise pas sa colère. Il y a des moments où il faut rester concentré et ne pas se laisser distraire. Hi ! Hi ! Hi !

Stan/E. a dit…

Amusant de voir remonter cette anecdote, bien réelle et qui me fait rétrospectivement sourire. parce que sur le moment, ouille...

OmbresEtCaresses a dit…

Ouh...

Voici la preuve que les "jeux" de D/s demandent une grande maîtrise de soi, mine de rien, en plus d'une écoute de l'autre toute particulière... :)

Stan/E. a dit…

Les "incidents de parcours" sont toujours plus amusant à narrer (même si dans l'instant, croyez bien que personne ne rigole) que les triomphes qui - en matière de sexe - ont toujours un côté un peu vantard et vaniteux...