11 novembre 2008

Le Var est dans le fruit...

782 - Ne pas décevoir Céline qui s’attendait à lire dans "ta culotte, mon Ange !" un récit personnel détaillé et pas une "suite de lieux communs". De l’intime qu’elle n’a pas trouvé et hop, un mail pour protester.

Alors… "Pour toi, public !"

Bandol, en plein après-midi. On est en juin 91, il fait chaud et beau. Ou le contraire, je ne sais plus.

Marie-B. et moi avons une semaine à partager et c’est dans l’appart qu’un ami lui prête dans le Var que nous sommes en villégiature.

Nous nous voyons rarement, mon amante habite l’Est de la France et moi l’Ouest de Paris, et quand nous sommes ensemble, c’est intense, forcément.

Malgré deux vies distinctes, personne n’interfère ni de son côté ni du mien dans le temps que nous nous accordons…

Ça se passe en terrasse sur la grande rue centrale, entre port et boutiques de fringues ou de souvenirs et les glaciers comme le célèbre Chamo... Nous lézardons autour d’un verre, entourés d’une foule compacte. Le plus souvent des couples, les vacances des familles ne commençant - école oblige - qu’un mois plus tard.

Je lui jette un regard appuyé en coin, qu’elle me rend aussitôt avec un sourire espiègle, d’avance prête à jouer. Mes nuits sont courtes avec Marie la gourmande, nous faisons beaucoup l’amour et elle aime énormément...

... Que je la fesse !

À sa grande surprise, la "féministe indépendante" qu’elle est dans la vie courante accepte des corrections exemplaires de ma part, alors qu’elle aurait - en d’autres temps et avec d’autres - craché comme une panthère en furie sur qui se serait avisé de lever la main sur elle…

Alors la fessée, ce concentré de pouvoir machiste sur sa chair la plus intime, vous pensez !

- "Marie ! Ta culotte… Tu la retires et tu me la donnes. Maintenant."

J'ai parlé d'une voix égale, sans que les gens autour de nous ni la petite serveuse qui virevolte entre les tables n'entendent. Je dis souvent les choses doucement. Fermement.

Elle sourit en se passant la langue sur les lèvres, déjà complice et fait mine de se lever pour se rendre dans les toilettes du resto, juste derrière nous.

D’un geste, je la stoppe.

- "Tss, non, non ! Trop facile, mademoiselle. Pas aux toilettes… Ici !"

- "Hein ? Mais… ? T’es fou ?!"

- "Pas cap ? Tu me déçois un peu…"

Marie fronce les sourcils avant de me lancer un regard noir…

La jeune femme est orgueilleuse, n'aime pas qu'on lui dicte sa conduite et n'a pas peur de grand-chose. Oui, elle déteste les défis, mais n’aime pas perdre la face devant un homme non plus… Regardant autour d’elle avant de passer à l'acte et de s'exécuter, elle blêmit quand même un peu. Tout ce monde… Pas le choix, plus d’échappatoires. Je la rassure:

- "Bah, prends ton temps, c’est pas une épreuve chronométrée et on n’a pas besoin de le faire savoir à tout le monde. Tu l’ôtes et tu me l’offres, c’est tout. Discrètement."

Plusieurs minutes durant, essayant de ne pas se faire remarquer, Marie se tortille discrètement pour faire glisser en la petite boule de lingerie noire le long de ses cuisses bronzées, mine de rien, tout en mangeant sa glace.

Pendant ce temps, les gens passent, sans se soucier d’elle un peu rouge qui millimètre par millimètre se met les fesses nues sous sa robe en plein air et au milieu de dizaines de personnes.

Ça sent les vacances, les gaz d’échappements, l’huile solaire, le pop-corn et les gaufres mélangés, il y a du bruit des rires, des cris, toute l’agitation d’une ville de la Côte d’Azur l’été.

Au bout de plusieurs minutes d'efforts discrets, la belle me tend enfin sa main droite fermée d’où dépasse juste un peu de dentelle noire, puis siffle entre ses dents sans se départir d'un sourire de triomphe:

- "Tiens... Étouffe-toi avec !"

Sans relever, je la glisse dans ma poche, le temps de finir ma glace.

Nous déambulons ensuite sur le ponton vers les bateaux tout au bout de la jetée, ma main nonchalamment posée sur son cul dans un geste volontairement possessif, fier de sentir ses fesses rondes et fermes - roses encore de la fessée de la veille - rouler sous l’étoffe légère à chaque pas, comme si elle était toute nue.

Tout au bout de la jetée, dissimulés par les voiliers amarrés à quelques centaines de mètres des gens qui ne nous prêtent plus attention, Marie se retourne soudain vers moi en collant son corps contre le mien comme pour s'y incruster et m’embrasse avec une fougue accrue, nos dents s’entrechoquent, sa langue me fouille…

Puis d’un ton impérieux, inversant presque les rôles, elle exige - avec la voix rauque un peu cassée, qu'elle prend quand elle est excitée - que je la caresse.

Une fois ma main glissée entre ses cuisses qu’elle resserre pour mieux me garder en elle, je m’enfonce dans sa chatte sans que cela ne se voie. Trempée, elle ne se soucie plus le moins du monde des passants éventuels et je glisse dans un pot de miel brûlant comme de la lave en fusion…

Les yeux dans les yeux, comme un défi, nous titubons un peu sur les planches, accrochés l’un à l’autre quand elle jouit sur mes doigts…

Seuls au monde...

Tiens, j'y pense... Je ne lui ai jamais rendu sa culotte.

11 commentaires:

  1. Oh, à cette heure-ci, elle doit dormir...

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  2. Superbe moment.
    Sa réplique est héroïque et étourdissante. Quelle femme!!

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  3. Authentique. J'ai des instants fugaces comme ça où j'ose des trucs qui peuvent me dépasser un peu, le cœur battant. Il aurait suffit qu'elle refuse en me traitant de pervers avec un joli sourire et je l'aurai eu dans l'os.

    Mais fort heureusement les filles jouent le jeu... Où serait le plaisir sinon ? Pour elles comme pour moi...

    Les trains qui arrivent à l'heure n'intéressent personne, hein.

    (Pour info, M-B. à qui j'avais mailé le texte du train - mon second ou troisième post écrit il y a trois ans - a détesté ces évocations de ma part et n'a plus voulu en lire d'autres. "Le passé, c'est le passé", mon vieux... Le fil est coupé)

    Avant l'heure c'est pas l'heure. après l'heure...

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  4. De rien Rose, même sans mon mail, je pense que E aurait recommencé à écrire (Je n’ai même pas dû insister, trop facile !!).

    J’ai beaucoup aimé l’histoire et comme d’habitude mon moment préféré c’est la petite phrase dites par celle qui t’accompagne dans ce jeu trouble et qui montre bien que pour jouer il faut être deux.

    Sa réplique est géniale, j’adore !!

    Je crois que je vais continuer à protester. Bah oui ! T’as pas le droit de nous priver de ses jolis moments et puis ça fait travailler ta mémoire :)

    Merci

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  5. Joli récit E, et quel souvenir !

    En même temps, je te comprends. Céline aussi me menace quand elle veut une histoire que je ne m'imaginais pas écrire. C'est qu'elle est exigeante, la jeune fille !

    Le seul problème, c'est que la prochaine fois que je jouerai avec elle, elle va peut-être vouloir me sortir une des petites répliques qu'elle trouve génial.
    Du coup, je dois tout de suite réfléchir à une répartie... (quoique... j'attends d'avoir la surprise de son propos).

    Dans l'attente, je mangerais bien une glace, moi (Ca marche aussi chez le crêpier ?)

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  6. Oh, les crêpes, c'est quand même moins glamour. Et puis il fait frisquet en ce moment. Là on était en juin... Jupe légère, plutôt courte, facile à soulever discrètement. En tout cas plus simple que de retirer les "moonboots" et de baisser son jean...

    Les répliques, je les invente pas...

    Pour les réparties, ça doit fuser sans réfléchir, si c'est trop téléphoné, ma foi, ça passe pas...

    C'est juste arrivé, un jour, il y a plus de ... La vache, 17 ans déjà !

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  7. Ah!! oui, superbe histoire, Stan!
    Vivement l'été , hein...?

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  8. Oui, vivement l'été. Mais "être" ou "avoir été", hein... C'est une histoire qui s'est passée il y a près de vingt ans, et je ne fais pas de transfert.

    J'aime l'inédit et je doute que celles avec qui j'ai ensuite pu jouer auraient apprécié être des remakes d'un moment réussi...

    Heureusement, Elle m'en a depuis offert d'autres très inédits, qui ne sont pas venus remplacer les anciennes histoires évidemment, mais ont été exclusivement exclusives.

    Maintenant je peux mourir tranquille...

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  9. c'est ça qui est bien , dans la vie, on est si souvent surpris... un détour inattendu, une rencontre improbable, un mot troublant, un regard brûlant...
    vous allez pas mourir tout de suite ,Stan , y a encore des choses que vous n'avez pas vécues.
    Et que , par conséquent , vous nous avez pas racontées. vous croyez qu'on va vous lacher comme ça?

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  10. J'aime ce texte, parce que là encore c'est du vécu. Des instants à moi, qui m’appartiennent. Et à Elle...

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