09 décembre 2008

Il a fallu, finalement... (7)

827 - La petite histoire a une fin. ET une morale...

Durant des semaines, il avait cru être aimé en retour par cette fille qui lui faisait le coup du "je ne suis pas prête..."

Patient, attentif, il pensait naïvement que lui offrir ce qu'elle voulait sur un simple claquement de doigt de sa part (fourrures, bijoux et autres restos) n'était pas une manière de "l'acheter" - comme ricanaient ses copains quand il en parlait - mais simplement de lui montrer combien il tenait à elle.

Erreur fatale.

Après son retour de Valence, une fois les yeux ouverts, il était passé à autre chose. Pas facile pour autant, mais sa capacité de rebondir (plus facile, quand on est jeune, insouciant et sans attaches) lui prouva en même temps qu'au fond, elle n'était probablement pas aussi essentielle à sa survie amoureuse qu'il ne l'avait espéré et cru...

Une fois "guéri" et le fil à la patte dénoué, il partagea son temps avec quelques amies, histoires légères sans conséquences, histoire de se faire une raison...

Le dicton dit qu'on "boit pour oublier", il arrive qu'on "baise" de même. En plus, lui ne buvant pas, il faut bien compenser. Il compensa.

Mais... La petite standardiste ? Il n'y prêtait guère attention, tout à son idylle foireuse avec la "calculatrice du deuxième étage". C'est en portant ses piges à la rédaction que, pour la première fois, il tilte sur son sourire... Puis l'invite à déjeuner, comme ça, entre deux, juste pour voir.

Cathy, jolie brunette aux cheveux courts, silhouette avenante, vingt ans à peine... Lui quatre de plus.

Un repas agréable mais rien ne se passe de son côté, pas le moindre déclic, voire une pointe... d'ennui. Elle babille, il fait mine de s'intéresser mais n'éprouve pas le coup de cœur qui change tout. Bref quand il la raccompagne au journal et repart, il l'oublie aussi sec. Pas elle.

Elle le veut. Elle l'aura. Il reçoit un coup de fil un soir tard, quelques jours après leur déjeuner.

Elle est chez une amie et a pensé que ce serait bien qu'ils se voient avec elle qui est peintre, sous un fallacieux prétexte artistique qui ne tiendra pas bien longtemps. Pas dupe, ce n'est pas très dur pour lui de sauter dans un taxi et de traverser Paris pour la rejoindre chez sa copine alibi, qui tient un temps poliment la chandelle avant de tirer sa révérence. Ce ne sera pas un trio libertin. Dommage.

Il est minuit, ils sont seuls...

Ça se termine en étreintes à poil dans le lit... Il ne la désire pas vraiment, mais en se concentrant sur des images bien salaces issues de son petit cinoche SM personnel (et s'aidant discrètement d'un doigt façon "tuteur pour plantes vertes"...) parvient à faire illusion, entrant en elle sans trop d'effort...

Au bout de quelques secondes, Cathy éclate en sanglots convulsifs ! Damned ! Que...?

Elle l'étreint, le serre contre elle lorsqu'il fait mine de se retirer, vaguement inquiet, puis balbutie:

"Ce... Ça n'a JAMAIS été comme ça, tu sais !"...


Ça oui, il sait et s'apprête à lui dire que: "euh, oui, pardon, pour moi non plus, en fait !" en s'excusant, mais visiblement elle ne se moque pas de lui: c'est un compliment et non un reproche qu'elle vient de lui faire !

Elle lui avoue entre deux hoquets qu'à la différence de lui (!) ses amants d'avant ne s'occupaient guère d'elle.

Aussi étonnant que ça paraisse, elle vient de jouir comme une folle d'entrée, fondant au bout de quelques secondes, d'où les sanglots nerveux.

Lui n'en revient pas du quiproquo et soulagé qu'elle ne se soit pas rendu compte de sa plus que piteuse prestation. En fait, elle a tellement eu le temps de fixer sur lui avant même son arrivée des jours durant que le plaisir est venu immédiatement... Au pire elle aurait joui de toute façon, même sans lui, mais c'est toujours difficile de penser qu'on n'y est pas pour grand chose, sur un plan "technique"...

Ouf ! (à finir dans le prochain)

5 commentaires:

  1. Stan, je me frotte les yeux: entre hier et ce matin, n'avez-vous pas rajouté trois illustrations?

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  2. Carrément entre 2 hoquets ? Tu as du te sentir flatté dans un sens...

    Moi on ne m'a jamais dit ça en pleurant bouuuhhhoouu. Mais j'avoue que ça m'aurait fait flipper aussi et que pour le coup il aurait fini de pleurer à l'exterieur de chez moi.
    Je suis sans coeur, je sais... :D)

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  3. @ Orage: oui, j'ai changé celle d'ouverture qui n'était pas appropriée...

    @ Rose: flatté, non, pas tellement. On est lucide quand même. Et puis "ça n'a jamais été comme ça !", franchement...

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  4. Les larmes pendant l'amour...cela m'arrive, mais rien avoir avec le plaisir...c'est quand le coeur déborde d'un "trop plein" de sentiments...

    Plaisir charnel mêlé aux émotions de t'avoir enfin contre son corps...je pencherai davantage pour cette théorie.

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  5. J’espère qu’il ne m’est pas arrivé, dans un tourbillon émotif, de dire une chose pareille.
    Quand je ne connais pas bien mon partenaire je préfère rester honnête, mais suffisamment évasive, pour qu’on n’arrive pas à ces extrémités émotives qui peuvent paraître exagérées.

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