01 décembre 2008

Il a fallu, évidemment... (6)

816 - ... Qu'il se réveille.

... Qu'il fasse le deuil de cet amour unilatéral. Il n'a jamais pu la "convaincre"...

Il y eu un autre week-end, quelques mois plus tard. Elle avait quitté Paris et son travail (ce n'était plus la secrétaire du boss) pour continuer sa vie du côté de Valence. Au premier coup de fil, se méprenant, il avait tout planté là et sauté dans sa voiture sans explication aux copains.

Puis était venu la rejoindre dans le Sud pour quelques heures. Un simple appel d'elle assez surprenant... Du coup, la sentant déprimée et pour la première fois "demandeuse", croyant qu'elle venait de se rendre compte d'un manque amoureux que lui seul pourrait combler, son petit cœur avait bondi de joie. Enfin !

Un leurre évidemment...

Trois jours à jouer au chat et à la souris... Il y croyait encore. Une première nuit sur le canapé du salon précédé d'un bref bisou près de la bouche pour lui souhaiter bonne nuit... Au bord de la mer, un semblant d'intimité lointaine à Nice mais au final c'est "j'avance, tu recules !" en permanence.

"Laisse-moi le temps"
à chaque fois qu'il l'effleure...Du temps ? Plus d'un an déjà à lui faire une cour qui ne veut pas dire son nom ouvertement... Oh, il est toujours amoureux. Mais à force de tergiversations, les yeux s'ouvrent. Et si les autres avaient raison ?

Et puis brusquement à l'aube du troisième jour, il l'avait vu comme elle était.

Une petite femme avide et physiquement assez quelconque qui cherchait simplement à le plumer... Et qui avait failli réussir. La veille encore en minaudant, elle tentait de lui emprunter une grosse somme. Il n'a pas mis la voiture à son nom.

Ne l'a jamais fessée non plus. Pourtant...

Comme si le voile obscur qui subsistait devant ses yeux était tombé. Sur l'autoroute en rentrant, il chantait à tue-tête "Nous n'avons plus rien à nous dire..."

"Joue pas de rock'n'roll pour moi" en boucle sur l'autoradio de l'Alpine pendant 600 bornes. Les paroles collaient si bien à son histoire...


Désenchanté. (sic) Mais...

... Libéré.

(Allez, c'est presque fini. Morale de l'histoire et conclusion dans un prochain post...)

PS: On peut parfaitement trouver ça "assommant", nombriliste et inintéressant. j'en conviens, mais:

- 1: C'est MON blog.

- 2: C'est sans doute vrai: je n'y parle pas de fessée...

- 3: ON n'est pas obligé de le lire...

- 4: Si j'ai envie de parler dans le prochain post de la cueillette des olives en Basse-Provence et de m'étaler dessus en détail, croyez-moi, je ne vais pas me gêner...

- 5: Les commentaires sont définitivement modérés !

14 commentaires:

  1. Perso, j'aime bien cette histoire (le premier qui me traite de lèche-botte, je lui remonte le slip jusqu'aux épaules !!).

    Les 5 premiers "tomes", j'aurais bien voulu qu'il lui flanque une bonne fessée pendant 30 mm, qu'il se venge de cette "garce"...
    ... Mais finalement, je me rends compte que rien que le fait qu'il ouvre les yeux sur sa situation me soulage. Déjà, je suis heureux pour lui.
    Qu'il arrête enfin de courir après le vent, et qu'il tourne les yeux vers la petite standardiste qui en pince pour lui !

    Qui sait, avant de partir, il aurait peut-être dû lui offrir un dernier cadeau : un joli plug anal accompagné d'un petit mot : "Symbole de mon amour pour toi" (puis lui expliquer où ça se met, si elle le sait pas)...
    Mais là, je part dans mes délires (je savais pas que je pouvais en avoir des comme ça d'ailleurs !).

    Qu'il parte sans se retourner...

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  2. Amoureuse2/12/08 12:47

    "Désenchanté mais libéré". Qu'il est bon d'un seul coup d'avoir tout cet espace libre comme dit la chanson "les yeux sur l'horizon".

    Et qu'il est étrange d'un seul coup de regarder l'autre avec un regard moins complaisant, l'Autre est devenu moche dans ce qu'il représente tout d'un coup. C'est pour mieux faire le deuil, mon enfant...

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  3. J’ai lu cette suite de nouvelles attentivement ; sans commenter car j’étais curieuse de connaître ‘la chute’.
    De tous les récits que j’ai lu sur ce forum c’est le seul dans lequel je ne me reconnais en rien.
    Ni l’attitude, ni la manière, ni les moyens.
    C’est un univers féminin qui m’est absolument étranger dans son fonctionnement.
    Jeune ou pas jeune je n’ai jamais mis en place des rapports aussi ‘malsains’ avec le gente masculine. Basés sur des relations qu’on estime déséquilibrées avec les hommes et qu’on devrait leur faire ‘payer’ une supposée supériorité.
    Rien ne justifie la sottise et à aucun moment cette femme ne mérite la sympathie.
    Un comportement hallucinant de perversité et en même temps empli de suffisance et orgueil.
    J’ai de la peine pour cet homme empêtré malgré lui dans une relation unilatérale qui ne le mènera qu’au désarroi (temporaire ou non...).

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  4. @ Greg: le plug anal, mon brave ami, je savais même pas que ça existait, à part dans "histoire d'O"...

    La petite standardiste fait partie de la conclusion... J'y viens.

    Le deuil a été vite fait.

    C'est terrible, à rebours de se rendre compte à quel point on a été con... Mais ce qui aurait été dramatique, aurait surtout été de ne pas s'en apercevoir.

    Chanter du Johnny à tue-tête pendant 600 bornes, tu le crois, ça ?

    Oui, Am, c'est un revirement curieux, très humain que de brûler ce qu'on a adoré. Je ne fais pas ça d'ordinaire, mais dans ce cas précis, c'est un mal pour un bien.

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  5. @ Nush: Je m'en suis vite remis...

    C'est sur le moment que j'ai été stupide. Une fois les yeux ouverts, j'ai tout vu comme j'aurais dû voir d'entrée, sans cet aveuglement et cet orgueil un peu imbécile que j'affiche parfois dans ma façon de faire... Le reconnaître, c'est déjà travailler à changer...

    C'est aussi le seul cas du genre que j'ai rencontré de ma vie. Pas une garce, mais une "salope", une vraie et pas au sens que je confère parfois au mot à qui le mérite, en souriant et avec admiration devant une certaine "femellitude" active...

    D'ordinaire je suis plus judicieux dans mes choix amoureux.

    Mais là, c'était un cas d'école que j'avais envie de coucher sur la papier, puisqu'en son temps je n'ai pas su le faire sous (ou sur) une couette...

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  6. Aquarelle2/12/08 14:45

    Je suis déçue moi , elle voulait juste profiter en fait ... elle ne méritait même pas une fessée tient !

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  7. Stan, je peux suggérer un thème tout aussi excitant que celui de la cueillette des olives et qui rappelle les sujets d'étude des planqués du CNRS: la reproduction des oursins en eau douce.
    Voilà qui fait bander, non?
    Si j'ai bien compris, le corbeau a récidivé? Sale bête!

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  8. E. a dit : "C'est MON blog"

    Merci de nous y accueillir.
    Avec ce que je viens de lire, je crois qu'une pénible, quelle qu'elle soit, n'aurait plus, chez vous, droit de cité.

    Cela dit, pour se comporter comme l'a fait cette fille, je suis définitivement convaincue qu'elle avait 'vraiment' un problème ! J'aimerais bien savoir ce qu'elle est devenue...

    En ce qui concerne la fameuse fessée, elle n'a peut-être pas eu lieu, mais qu'est-ce qu'on l'a attendue !

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  9. Je vais bientôt vous livrer la conclusion... Il y a une petite "suite" qui clôt l'histoire...

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  10. Amoureuse3/12/08 03:19

    @E vous avez dit : "Oui, Am, c'est un revirement curieux, très humain que de brûler ce qu'on a adoré. Je ne fais pas ça d'ordinaire, mais dans ce cas précis, c'est un mal pour un bien."

    Je ne remets absolument pas en question ce "revirement curieux". Je crois que je pensais tout haut à vrai dire...et je connais trop bien l'effet thérapeuthique que de brûler ce que l'on a adoré.

    Quant à cette histoire, elle me plait car on sent le ton juste.

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  11. Ton juste, "thon" juste. Je n'aime guère les fictions autour de ce sujet précis, la réalité des faits étant autrement palpitante. les histoires que j'instille ont toutes des ramifications plus ou moins fortes dans la (ma) vraie vie.

    Entre 50% et 100% selon les cas... Et puis je ne vais pas "enjoliver", juste parfois mettre un ton (on y revient) d'humour dans l'écriture pour faire passer une pilule, qui parfois fût amère.

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  12. FRED 19637/12/08 15:19

    bon déjà c'est clair: l'informatique et moi ça fait deux.L'idée de cadeau de Greg me parait charmante et empreinte de poésie.
    Fred

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  13. Mais Greg est un poète, c'est vrai... Demandez à Mlle Christal...

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  14. Ce texte là aussi, tiens, en plusieurs épisodes. une histoire vraie que j'aime bien même si je n'y suis pas toujours à l'honneur...

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