31 mars 2012

Robinet d'eau froide...

 2669 - "Trente !"

- "Non, non... Non ! Arrête !" 

Un mouvement d'humeur, vite réprimé, un sursaut qui lui a échappé. Elle s'excuse déjà. Mais c'est trop tard... Lui s'agace de cette attitude de révolte incongrue, c'est la troisième fois depuis qu'ils ont commencé à faire l'amour en rentrant du restaurant qu'elle lui fait le coup. Des pudeurs inattendues.

- "Je t'avais prévenue..."

Elle s'excuse, baisse les yeux, joue la contrite, promet tout ce qu'on veut et demande pardon, dit que ça ne se reproduira pas, qu'elle va faire attention. Qu'il peut faire ce qu'il veut d'elle. Et ça tombe bien, c'est prévu.

- "T'es bien rebelle ce soir..."

Flûte. Tout le contraire de la soumise qu'elle voulait être afin de se laisser glisser vers des sensations et des troubles qu'il semble apte à créer chez elle. Dès qu'il la frôle, avant de lui parler à l'oreille, d'un ton neutre pour lui dire des horreurs qui la font mouiller, sans rémission. Qu'est-ce qu'elle a envie de lui. Qu'il la "maltraite"...

- "Punis-moi, mon chéri... Je le mérite." qu'elle murmure les yeux clos.

Assurément, mais il lève un sourcil réprobateur, c'est la seconde fois qu'elle dirige, l'air de rien... Ingénue qui sait très bien ce qu'elle veut et qui croit mener la danse, là voilà qui demande, à présent ? Elle aime être punie, c'est un fait. Alors...

Il se lève et va s'asseoir sur le rebord du lit. Attire la fille qui bascule en travers de ses cuisses. Et lui annonce le prix à payer. Elle s'est révoltée à trois reprises. Comme annoncé, ce sera donc trente claques. Par série de dix. Très fortes. Elle accepte la punition, évidemment.

Il n'a pas allumé.

Nue sur ses genoux dans l'obscurité de la chambre, en pleine nuit, elle encaisse vaillamment la première série, sans gémir, à peine quelques soubresauts, en serrant les dents. Le bruit des claques a empli la pièce, les cloisons semblent inaptes à dissimuler à leurs voisins qu'elle est en train de recevoir une bonne fessée...

Elle ne peut s'empêcher de rougir en pensant au petit-déjeuner du lendemain matin où il est bien possible qu'elle croise certaines des personnes qui dorment autour d'eux, des gens peut-être réveillés en sursaut, intrigués par les claques...

Et puis, pour la première fois, il lui demande de compter.

Stoïque. La seconde série se conclut et elle sourit intérieurement: elle n'a pas craqué. À peine quelques plaintes étouffées au milieu des chiffres énoncés d'une voix qui se veut sereine, à chaque claque...

Déjà vingt. Alors il se lève et la tenant par la main, l'entraîne dans la salle de bain jusqu'au lavabo. Nue, échevelée et les fesses rouges elle l'a suivi, cœur battant à tout rompre, sentant confusément que ça va être plus intense encore, qu'il va claquer son cul brûlant sans se soucier d'elle ni retenir ses coups... Il la prend sous son bras, la courbe, d'une main ouvre le robinet d'eau froide. Et à plusieurs reprises, projette de l'eau sur les fesses incandescentes.

Au début, ça la soulage quelques secondes et apaise la brûlure. Mais ce n'est pas le but recherché. Dix claques magistrales de plus en plus fortes sur les fesses mouillées, très sonores. On avait dit trente...

Il s'arrête à la dixième, comme prévu, regrettant presque de ne pas lui administrer une seconde série sur le cul déjà séché de gifles.

Parce qu'il sent qu'elle pourrait bien craquer et éclater en sanglots. Enfin. Et qu'il aimerait bien la consoler... En la prenant dans ses bras. Il la redresse et l'embrasse. Punie... Forcément pardonnée. Enfin, presque.

- "J'ai envie de toi..." balbutie-t-elle une fois retournée dans la chambre, à peine essoufflée et les yeux brillants, s'agenouillant sur le lit défait et écartant d'elle-même ses rondeurs martyrisées écarlates, dans un geste d'offrande amoureusement obscène. Toute pudeur cette fois envolée...

- "Viens jouir dans mon cul..."

Putain, c'est encore elle qui décide ?

6 commentaires:

  1. Le genre d'histoire dont je n'ai pas envie de savoir si elle est vraie ou inventée, en fin de compte. Me mettre à la place de la dame et rêver d'une chaude fessée semblable suffit amplement à mon bonheur, d'autant que "l'Homme" n'est pas passionné par le sujet. Et c'est bien dommage... (mode frustrée...)


    Euh, je suis désolée. J'ai menti, en fait j'ai envie de savoir... Vraie ou inventée ?

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  2. Une lectrice qui aime ça !1/4/12 19:37

    Inventés ou pas, ces récits donnent en tout cas à celles et ceux qui les lisent des émotions qui m'ont longtemps rebutées, avant que je n'y plonge d'abord un doigt et puis tout le reste ensuite.

    Quand j'y repense, j'aurais probablement arraché les yeux d'un type me claquant les fesses à vingt ans, alors qu'à bientôt 40, j'adore ça...

    Appelez ça le paradoxe féminin !

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  3. @ lucie: Inventée... Ou pas. J'ai déjà souligné ici qu'en fait, ça n'importe qu'à moi de savoir si je suis un mythomane qui ne vit ces choses que par écran interposé, ou s'il m'arrive de sortir de chez moi pour accomplir "live" les pires turpitudes avec des gourgandines...

    Vous conviendrez que si ça fait sourire en private joke celles et ceux qui me connaissent, c'est sans effet sur les autres qui ne me connaissent pas.

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  4. Ahemmm, "Gourgandine", j'adore votre vocabulaire vieillot, Stan... Après ça, vous vous étonnerez de certains commentaires peu flatteurs...

    Mythomane... ou fin saoul, qui sait, avec tout ce que vous buvez, hein ?! Bon, ok, faut que j'fasse gaffe à ce que j'écris, étant donné que nous nous saoulons au même breuvage.

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  5. y'a des mots comme ça qu'on aime bien... J'aime bien les mots, ce n'est pas une surprise.

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  6. C'est rigolo, "pudeurs volatiles", je trouve. J'aime bien les mots désuets et "gourgandine" fait partie des sonorités qui m'enchantent... Ceci dit, les voisins éventuels font partie de l'histoire, pour ce qu'ils pourraient entendre, mais c'est plus l'imaginer qui m'excite que le vivre vraiment en l'occurrence. Je trouve amusant de faire battre le coeur de la punie en lui affirmant qu'ils entendent tout ce qui se passe, ça participe à la honte (ludique) mais dans les faits je préfère quand même la discrétion...

    Je n'aime pas faire intervenir des gens pas concernés, en clair... Imaginer être surpris, oui, l'être vraiment m'ennuierait.

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