01 avril 2012

Robinet, suite imaginée...

 2670 - "Poursuivre le rêve..."

"Putain, c'est encore elle qui décide ?" pense-t-il...

"Stan, au lieu de simplement m'imaginer la suite, j'ai préféré l'écrire..." Un mail, texte de fille qui réagit à mes mots. J'aime bien ce dialogue à quatre mains et que l'imaginaire prenne le dessus, en inspirant aux femmes qui me lisent des envies d'écriture. 

Ou de bonnes fessées, qui sait ?

En attendant merci à elle, comme à toutes celles qui s'amusent parfois à dialoguer avec moi par textes interposés.

"Eh bien, elle va voir de quel bois il se chauffe !

La vision qu'elle lui offre a beau être des plus tentantes, il l'empoigne, pose un pied sur le lit et la maintient en équilibre à cheval sur sa cuisse.

- "Hey, mais qu'est-ce qui te prends ?!" lance-t-elle, surprise, ses jambes pédalant dans le vide pour essayer de retrouver la terre ferme. "Je croyais que tu adorais jouir dans mon cul !"

- "Je sais pertinemment ce que j'aime et surtout à quel moment j'en ai envie ! Or il se trouve qu'à ce moment précis, j'ai surtout envie que tu comprennes une bonne fois pour toutes QUI décide entre nous ! Je ne me suis manifestement pas montré suffisamment persuasif avec les trente claques ? Alors, continuons jusqu'à ce que la leçon porte ses fruits !"

La position est inconfortable, mais elle cesse de se débattre, rassemblant le peu de dignité qui lui reste. Elle serre les dents et les poings, bien décidée à ce qu'aucun son ne sorte de sa bouche.

Mais lui, de son côté, compte bien lui extirper des larmes, cette fois.

Les claques tombent, fortes, très fortes. Il n'écoute pas la douleur qui parcourt sa main gauche et continue jusqu'à ce qu'elle finisse par s'avouer vaincue et lui sanglote:

- "Arrête, s'il te plaît. Promis, j'ai compris, c'est toi qui décide."

- "Et c'est aussi moi qui décide d'arrêter ou non. Et vois-tu, j'estime qu'une dizaine de claques supplémentaires bien appliquées te feraient le plus grand bien. Alors compte ! Et je ne veux rien entendre d'autre, à part ça: pas le moindre gémissement, ou je reprends au début !"

Sa main aussi crie grâce, mais il lui faut faire un exemple, afin qu'elle comprenne bien.

- "Un... dix !"

Elle n'a pas bronché, juste compté docilement, malgré ses fesses en feu, la barre que fait sous son ventre la cuisse musclée de son bourreau, les fourmis qui gagnent ses pieds sans appui. À peine l'a-t-il reposée qu'elle se penche vers lui, en larmes. Il a du mal à ne pas lui ouvrir grand ses bras pour la réconforter comme il aime le faire.

Mais il ne veut pas se montrer prévisible. Il ne veut pas lui donner ce qu'elle attend. C'est lui qui tient les rênes. Ah, elle croit le mener par le bout du nez, l'air de rien ? Eh bien il va la surprendre... Ce n'est pas dans ses habitudes, mais parfois, faut ce qu'il faut !

Il s'écarte d'elle et de son air le plus sévère:

- "Tsss... Ai-je dit que ta punition était terminée ? Va donc réfléchir au coin !" dit-il sèchement en pointant de l'index l'angle de la chambre proche du fauteuil.

Désemparée, elle marque un temps d'hésitation. Elle ne le reconnait pas. Wahhh, mais pourquoi lui refuse-t-il cette tendresse dont elle a besoin là, maintenant ? En même temps, elle sent cette boule à l'estomac l'envahir à nouveau, son cerveau s'engourdir... P'tain, qu'elle aime sentir qu'elle n'a pas son mot à dire !

Elle capitule, baisse les yeux vers le sol et marche lentement vers le coin.
Elle ne sait pas trop que faire de ses mains. Croisées dans le dos, dissimulant ses fesses ? La réponse vient sans qu'elle n'ait besoin de demander: "Ne cache pas tes fesses !"

Il s'est assis dans le confortable Chesterfield d'où il peut contempler son œuvre, cette belle couleur carmin, et savourer sa victoire.

Victoire sur celle qu'il aime et respecte par-dessus tout et qui sait accepter de lâcher prise face à lui, confiante.

Victoire sur lui-même qui a su différer son propre plaisir de jouir en elle et faire preuve de toute l'initiative nécessaire pour permettre à leur relation d'avancer..."
Texte © La lectrice inspirée
Photo © Tim Rosier

2 commentaires:

  1. Une suite comme j'aurais pu l'imaginer et très bien racontée ! Merci !

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  2. Il ne faut pas hésiter, hein...

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