15 août 2012

Symphonie sur un cul !

  2800 - "Mozart n'avait pas que la flûte d'enchantée..."

Aparté. J'ai toujours pensé que si un jour je m'arrêtais de rédiger ce blog très prenant, une sacrée aventure, ce serait probablement sur un compte rond, genre au 3000ème ou 4000ème post. Il m'en reste donc au moins 200 encore avant de pouvoir - potentiellement du moins et selon mes critères - tirer ma révérence... 

En attendant, je dois à une lectrice ce nouveau post. Il se trouve que j'ignorais tout du ton épistolaire employé par Mozart... On en parle ici dans cet extrait diffusé sur Arte.

Car... "Mozart a partagé sa vie entre deux écritures: celle de la musique et celle des lettres. Des centaines de milliers de notes sur la partition, des centaines de milliers de mots sur le papier. De l'une à l'autre et de l'autre à l'une, toute une vie, la plume court. Sur la scène épistolaires des personnages s'animent, croqués sur le vif, des villes défilent au rythme des auberges, des palais, des églises, des théâtres...

C'est toute l'Europe musicale des Lumières qui s'agite sous la plume mozartienne et toute sa musique, à la lettre: symphonies, concertos, messes, opéras.

(...) Mais c'est aussi la petite musique des jours ordinaires qui nous retient et nous touche: la vie comme elle va ou ne va pas, griffonnée à la hâte, le quotidien tissé des petits riens que l'on échange pour que perdure le lien. Sur le papier s'inscrit la suite des jours, des années, s'écrivent les amitiés, les amours, les épousailles, les naissances et les morts..."
"Mozart, lettres des jours ordinaires.1756-1791" © Annie Paradis - Fayard 2005.

Et pourquoi je vous parle de tout ça ?

Pour cette lettre écrite à sa Constanze en 1789. On est loin de la Bastille.

"Très chère, excellente petite femme de mon cœur !

J'espère bien que tu as reçu des lettres de moi, car elles ne se seront pas toutes perdues. Je ne peux pas écrire beaucoup cette fois, car je dois faire des visites. Je n'écris que pour t'annoncer mon arrivée. Je pourrai peut-être partir d'ici le 25, je m'y efforcerai tout du moins, mais te le confirmerai d'ici là. Je partirai de toute façon avant le 27 et serai si heureux d'être à nouveau auprès de toi, mon amour !

Mais la première chose que je ferai sera de te crêper le chignon: comment donc peux-tu croire, oui, seulement même supposer, que je t'aie oubliée ? Comment cela me serait-il possible ?

Pour cette seule pensée, tu recevras dès la première nuit une solide fessée sur ton charmant petit cul fait pour recevoir des baisers, compte là-dessus...

Adieu, à jamais ton unique ami et époux qui t'aime de tout cœur, W.A. Mozart"


Et il faut repréciser ici l'intérêt avoué de Mozart pour tout ce qui touche au cul, corroboré par les paroles très licencieuses et quasi scatologiques trouvées ici, grâce au commentaire d'Isabelle.

6 commentaires:

  1. Je trouve qu'ainsi amenée cette lettre trouve toute sa noblesse.
    Merci Stan.

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  2. C'est mignon !!! Merci pour cet article, surtout que j'aime beaucoup la musique de Mozart.

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  3. Quelques détails supplémentaires sur la vie intime de Mozart. Je crois qu'il est peu connu en France qu'il avait un très fort penchant pour le derrière et en particulier pour l'arrière porte. Il a composé d'ailleurs un canon pour six voix (KV 231) du titre évocateur :

    « Leck mich im Arsch » se distinguant ainsi de l'expression allemande habituelle « Leck mich am Arsch ». (Lèche moi le trou du c.. au lieu de Lèche moi le derrière). Il semble également exister une version qui parle du nettoyage de cet endroit avec la langue avant de le beurrer.

    Les paroles censurées à l'époque ont été retrouvées vers 1991 si je me souviens bien. Voici la version qui fait allusion au beurre !

    http://en.wikipedia.org/wiki/Leck_mir_den_Arsch_fein_recht_schön_sauber

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  4. Ah que de détails... Merci Isabelle, c'est un peu ce qu'on ressentait dans le film de Forman, d'ailleurs et ce penchant pour "l'arrière-porte" n'est pas pour me déplaire... Et n'ôte rien au génie du bonhomme.

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  5. Je ne connaissais pas ces détails sur Mozart. Très intéressant !!! Merci !

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  6. Je n'ai pas une culture musicale très développée mais ce que je lis sur WAM ne me surprend pas. Ceci dit, ravi d'avoir découvert puis répercuté la fameuse lettre...

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