21 juillet 2014

Comme une madeleine...

3103 - "Hey, Niagara..."

Une question qui revient souvent: "les larmes... En avoir, ou pas ?" Le fameux abandon. Se laisser aller, sans contrôle. Pas simple. Rare... Une demande très féminine et récurrente.

Elle lui avait demandé à plusieurs reprises dès le début s'il était vraiment capable en la fessant de l'entraîner jusqu'à la rupture, bref, faire en sorte qu'elle pleure vraiment ! Elle voulait parvenir à se lâcher complètement et ouvrir les vannes sans se retenir, état qu'à force de contrôle elle n'avait jamais pu obtenir de ses partenaires... Et encore moins d'elle-même.

Bravache et un peu vantard, se récriant en faisant état de fessées données depuis des lustres à la moitié de ce que l'Île-de-France comptait de salop... euh, de filles désirant être fessées, il avait assuré que lui saurait emmener aux limites n'importe quelle dame passant sous sa main. Que oui, OK, il continuerait même si elle le suppliait de stopper et qu'il se faisait fort de la faire chialer comme une madeleine pour qu'enfin elle atteigne cet état d'infantilisation enfoui qu'elle appelait de ses vœux dans sa libido d'adulte, sans parvenir à se laisser suffisamment glisser pour toucher à son Graal ! Fallait pas s'inquiéter.

La première fessée - bien que réussie au sens technique - ne l'entraîna pas aux confins de la douleur et jouissance mêlée qu'elle attendait. Elle s'en inquiéta, il la rassura, prétendant qu'il lui fallait se chauffer, qu'il ne pouvait pas tout donner dès la première fois et qu'il avait besoin d'au moins un round d'observation pour la sentir et comprendre où se situait son point de rupture.

"Assez loin..." avait-elle prétendu avec un sourire.

Il sourit à son tour avec l'air sûr de lui du gars à qui on ne la fait pas...

La seconde joute semble plus dense et claquante, mais là encore, ne déclencha pas une larme chez la demoiselle, pourtant désireuse de s'abandonner... Quelques gémissements brefs de fille serrant les dents et mettant un point d'honneur à ne pas pleurer, attitude réflexe surprenante mais logique.

Il y eut une troisième puis une quatrième fois, guère plus convaincantes...

Ils laissèrent passer quelque temps, recommencèrent, mais rien n'y fit et il finit par se remettre en question, lui. C'était à y perdre son latin. Surtout en se souvenant de ces demoiselles pourtant peu douillettes qu'il avait fait pleurnicher au bout de quelques solides corrections dûment administrées.

Mais cette môme-là, rien à faire...

Bien qu'aimant tant les défis, ce fut peine perdue et en dépit de sa soi-disant expérience, jamais il ne parvint à franchir le fameux seuil des larmes...

Alors ? Et vous, les filles, quelle est l'importance que vous attachez aux larmes ? Sont-elles nécessaires ? Et parvenez-vous VOUS aisément à l'abandon souhaité ?

14 commentaires:

  1. Il y a des larmes qu'on aimerait verser et qui jamais ne coulent, et puis il y a des larmes qu'on aurait aimé ne jamais verser et dans lesquelles on coule... Ô, sombres héros de l'amer !
    Il faut se méfier de ce que l'on désire.
    Anonyme (?)

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  2. Annonciate21/7/14 15:36

    Finalement je ne sais pas si vous allez obtenir une réponse à votre question. Je vais aussi répondre comme "Anonyme" ci-dessus "il y a des larmes qui coulent et d' autres pas" tout dépend de la femme si elle est endurante ou pas. Mais à votre avis quel homme n' a pas fait pleurer une femme ?

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  3. Et vice versa, Annonciate... Et vice versa !

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  4. Pour ma part je n'ai jamais fait pleuré ma femme suite à une fessée...
    Même si elle m'a demandé d'y aller plus franchement.
    Par contre je ne sais pas quelle serait ma réaction si je devais en venir à lui tirer une larme. Je pense ne pas être encore prêt à cela !
    Nous verrons dans le temps.

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  5. Parait-il qu'en chaque homme il y a une femme qui sommeille, donc je vais répondre à cette question.
    Il est question de ce fameux "lâcher prise" qui procure larmes ou pas suivant les personnes.
    Comme bon nombre, au début j'ai cherché à savoir ce que pouvait m'offrir comme émotion le "lâcher prise".
    J'en entendais parler et nombre de protagonistes le quêtaient comme le Graal.
    Ce n'étais pas faute de me concentrer ou de réclamer à demi-mots, mais au cours des jeux et rencontres je n'atteignais pas ce "lâcher prise".
    J'en avais conclus que c'était pure légende et abandonnant cette quête mystique, je me laissais aller aux plaisir des jeux sans plus me poser de question profitant au mieux des plaisirs qui m'emportaient ou pas selon les moments.
    Pourquoi donc absolument ce fixer sur le "lâcher prise" alors qu'il vient naturellement sans prévenir ni préméditation.
    Je l'ai appris alors que voleur de légumes pour de faux, je recevais une copieuse correction. Je ne pourrais expliquer pourquoi cette fois là je n'ai point utiliser le mot libérateur et que j'ai laissé mon bourreau poursuivre la raclée comme il l'entendait. Le fait est que mes plaintes furent par les douleurs répétées, assorties d'un timbre larmoyant.
    J'en bavais, mais je laissais faire car complètement soumis à la punition sans même l'idée de rébellion ou d'injustice. C'était complètement absurde et pourtant...
    Je n'avais tiré aucun plaisir à me faire rosser de la sorte, paradoxalement le souvenir de cette cuisante correction m'excitait et me poussait à revivre une expérience identique. Il y avait une sorte de réalité de la punition qui m'enfiévrait malgré que son administration soit insupportable, mais assortie aussi de "divinement insupportable".
    Je crois qu'il est inutile de ce concentrer, de rechercher le "lâcher prise" sans doute une attention contre productive. Je crois avant tout que si les protagonistes vivent le plus naturellement, crédiblement, sincèrement et profondément un moment châtiment, la fragile alchimie va prendre et emporter les actrices et acteurs.
    Le "lâcher prise" est un aboutissement et non un dû.
    Il est, à mon avis, vain de le prier ni même de tenter de le provoquer, ce moment de totale relâchement, de complète soumission et d'acceptation vient quand le terreau est bon.

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    1. Voila c est comme dit Mike ! Pour cela, Il faut cultiver son jardin a deux et de temps en temps il pleut. Ce n'est pas une question de force des claques mais de force des émotions partagées.

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    2. Comme je rejoins Ellie ! J'imagine qu'on doit pouvoir tirer des larmes de douleur si on joue les grosses brutes (ou les bourreaux des coeurs !)
      Mais ces larmes d'émotion tant espérées, elles, ne s'invitent le plus souvent qu'à la surprise et au bonheur des participants, comme un cadeau imprévisible et parfois déroutant.

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  6. Je suis parfaitement d'accord avec ça... L'émotion ne se contrôle (heureusement) pas !

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  7. Je me permet d'y ajouter mon petit point de vue sur ce fameux lâcher prise larmoyant, qui rejoint globalement les derniers commentaires. En effet j'ai pour ma part pendant bien longtemps voulu atteindre ce fameux lâcher prise en suppliant Monsieur de me faire pleurer mais rien à faire, pas une larme, malgré mes fesses rouges prunes. Quand la fessée était trop dur, sans nuances, au lieu de me faire couler les larmes je ne ressentais plus que la douleur, mais pas de là à ouvrir les vannes. C'était à ne rien y comprendre...

    Et puis il y à eu ce fameux jour. Il était tard dans la nuit, et je venais une fois de plus de lui désobéir sur un sujet récurrent. Nous étions là allongés sur son lit, moi paressant et lui haussant le ton au fil de la conversation. Impossible de fesser à une heure aussi tardive sans réveiller les voisins. Alors ni une ni deux, il m'a collée au coin. Chose rare. Les fesses à l'air je faisait le pied de grue dans l'angle de sa chambre, son regard me brulant la croupe. Il commença à me passer un savon de plus en plus intense, en disant que je le décevait et en me détaillant la magistrale correction qui m'attendrait le lendemain. Au début des rires nerveux s'échappèrent de ma gorge. Mais au bout de 20 min je réalisais que il ne me ferait pas sortir du coin de sitôt contrairement aux autres fois où il m'avait collé le nez face à un mur. Il me demanda des excuses, qui ne le satisfaire pas, et pour mon plus grand désarroi, il me laissa là 10 min de plus. Plus tard il me demanda à nouveau des excuses et une repentance sans faille. Impatiente d'être enfin libre et fatigué de cette sanction, je mit un vrai zèle à répondre à sa demande, suppliante de toute son âme. Mais ce ne fût pas assez. Et de nouveau il me sermonna comme jamais....

    Et là sans prévenir, je m'effondrai en larmes... Le cœur gros... Il ne m'avait pas encore effleurée la moindre fesses, mais avait trouvé mon point de rupture uniquement par les mots et l'attente. Et je doit reconnaitre que ce soir là la sanction était méritée même si je ne m'étais pas une seule seconde attendue à ça. Lui aussi semblais surpris et me laissa pas. Les troisième excuses furent les bonnes, et je put enfin sécher mes larmes au creux de ses bras. Ce qui ne m'empêcha pas d'atterir sur ses genoux pour une correction le lendemain matin au réveil...

    En conclusion, rien ne sert de courir, il faut partir à point. Autrement dit comme l'ont si bien expliqué certains, ce n'est pas qu'une question de fessée magistrale et brutale, mais à l'inverse une question de pression psychologique qu'il faut prendre le temps de cuisiner, pour faire atteindre à la demoiselle ces larmes, ce Graal de jouissance. :)

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    1. Dire que je n'avais pas lu ça. Merci PL... Passionnant témoignage.

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  8. edelweiss28/7/14 11:04

    Oui je pense qu'il est très difficile de lâcher prise comme le disent certains ; les larmes ont les voudraient mais pas suite à une douleur ( car la brutalité n'apporterait rien mais absolument rien) enfin un peu peut-être mais surtout émotionnellement , et là ça serait le paradis , savoir s'abandonner sur les genoux de son fesseur c'est mon rêve .

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  9. Je vais apporter ma pierre à l'édifice de ce "Graal".
    Plusieurs impressions tout d'abord :
    Cette idée qu'il faut pleurer pour s'abandonner, j'ai comme dans l'idée que c'est une attente bien plus grande de la part des Fesseurs que des Fessées. Un défi de plus ; "si je suis bon Fesseur elle va pleurer..."
    Perso je n'ai jamais pleuré, alors est-ce un dernier bastion de résistance ? In fine je ne le crois pas.
    Ne pensez-vous pas que la position que nous acceptons bien volontiers en travers de vos genoux messieurs ne suffit pas à prouver toute notre confiance et tout notre abandon ?

    J'ai personnellement vécu une relation extrêmement forte avec un homme qui est même devenu mon mari et le père de mon enfant. L'abandon a été total, fort, puissant, Lui seul a su me libérer de ma carapace protectrice de maîtrise... et côté fessées c'était bon, fort, puissant aussi, nous étions particulièrement endurant l'un comme l'autre... Et, je n'ai jamais pleuré alors que je n'avais aucune réserve face au lâché prise et à l'abandon entre ses bras, entre ses mains...

    Alors après peut-être est-ce dû :
    A l'endurance face à la douleur de chacune des Fessées ?
    J'ai la chance de transcender la douleur peut-être davantage que d'autres.

    Ou bien à notre éducation ?
    Perso j'ai été élevé dans la notion qu'il ne fallait pas pleurer, que c'était une faiblesse même à la mort d'un grand-parent adoré (attention ce n'est pas ce que je pense à présent, mais le fait est que cela a façonné mon caractère alors que je tente d'apprendre à mon enfant que pleurer est normal et peut faire du bien et n'est absolument pas un signe de faiblesse...).

    Et puis il y a peut-être aussi la réminiscence de l'enfance et des punitions passées et non voulues à l'époque qui peut pour certaines faire sortir des larmes.
    Cela n'a pas été mon cas donc à partir de 12 ans chaque claque ou fessée que j'ai reçue dans ma vie je l'ai voulue, cherchée et attendue. Du coup pas de passé trouble qui me rattrape mais de bons souvenirs.

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    1. Il est un fait que les larmes ne viennent pas franchement ni toujours quand on les souhaite. Je pleure peu mais ce n'est pas vraiment quand je m'y attend. Submergé pat l'émotion, quand au cinéma je suis pris par le film au point de faire corps et âme avec les personnages. Mais jamais dans la douleur (oui, quand j'ai eu l'occasion de switcher) parce que mon seuil de résistance est très loin...

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