27 juin 2015

Angoissante attente...

3263 - "Jusqu'au bout de l’envie..."

Deux heures qu'elle s’ankylose, entièrement nue, mains entravées, assise sur le lit dans cette chambre.

Elle ignore où elle est. Il l'a amenée en lui bandant les yeux sous un prétexte de jeu érotique, lâchant juste tout en roulant la nuit précédente qu'ils allaient se rendre dans une maison dans l'Yonne à deux heures de Paris, prêtée par des amis absents quelques semaines... Assurer la maintenance du jardin et des fleurs. L'endroit idéal.

Prétextant un séminaire harassant, elle avait convaincu son mari de garder les enfants les trois jours et accepté de suivre son amant, gagnée par le jeu trouble imposé. Un bon dîner, du plaisir en rentrant dans cette grande maison vide qu'elle découvre au moment où il retire le bandeau de soie...

Il l'a embrassée et l'a emmenée tout de suite dans une grande pièce aux volets fermés, à peine éclairée par une petite lampe de chevet au bord du lit. Ils y ont fait l'amour. Sans un mot d'abord, assez tendrement et ensuite brusquement, changeant d'attitude il a prononcé des mots âpres entrecoupés d'obscénités avec une voix changée et imposé un corps-à-corps plus animal dans lequel elle s'est laissée glisser...

Découvrant avec cet amant une sorte de rythme perpétuellement changeant, passant du rire aux larmes...

Et puis, à un moment alors qu'elle pensait dormir, il s'est levé, a ouvert un placard dans lequel elle a découvert ces objets en cuir, cravaches, badines, martinets élégamment tressés, autant d'accessoires qui lui ont fait peur. Se faire fesser, passe encore, mais fouetter ? Cravacher ? Dresser ?

Il a pris un des martinets pendus. Lui a fait humer le cuir avant de lui en cingler les hanches. Elle a eu mal, a voulu se rebeller. Il l'a giflée. Deux fois.

Souffle coupé et au bord des larmes, elle s'est laissé attacher les poignets et passer un collier...

Il a alors murmuré qu'il  avait envie de la faire obéir, de l'emmener dans ses limites, supposées ne pas être atteintes... Et il est sorti en lui demandant d'attendre, le temps qu'il faudrait.

Depuis, seule et attentive au moindre craquement de la grande demeure, elle attend son retour.

Elle a entendu la grosse Nissan partir dans un crissement de roues sur le gravier de la grande allée. Puis plus rien.

Elle prend le temps de penser à ce qui l'attend. Parfois elle semble se réveiller et se demande ce qu'elle fait là, avant de replonger dans un désir trouble qu'elle ne peut contrôler.

Elle sent bien qu'elle mouille et ça la gêne encore plus que son corps dise à sa place que oui, elle a envie d'être pour quelques heures, une soumise !

PS: tiens, vous sauriez imaginer la suite ? Open bar !
Dessin © Loïc Dubigeon

15 commentaires:

  1. Z'avez bloqué vos fidèles lectrices plus promptes à causer, d’ordinaire, avec votre histoire SM, là... ça ne vous ressemble peut-être pas ?

    Moi j'ai bien aimé...

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  2. Bonjour Stan,

    Je me permets un parallèle : miss Amandine (des Errances...) a écrit en décembre 2013 un récit en 3 volets intitulé : "un dîner d'exception" dont je lui est proposé de faire l'illustration en NetB partielle , ce dont elle m'a fait le privilège d'accepter. Et votre récit ci -dessus m'en a rappelé le contexte. Petite parenthèse. Quel talent, ce Dubigeon !
    Charles.

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    1. Sans être un thuriféraire d'Amandine dont je diverge (dix verges ? C'est beaucoup quand même) sur pas mal de points de vue autour de notre sujet de prédilection, je lui reconnais bien volontier un réel talent d'écriture et une façon de dire les choses qui vaut bien le plaisir de la lire...

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  3. Quand il est rentré, elle dormait. En ouvrant les yeux, elle le vit assis sur une chaise la regardant. Elle était nue, il était habillé et elle avait un peu froid. La nuit était tombée, on n'y voyait pas grand chose à vrai dire...il s' était mis en scène en approchant une lampe près de son fauteuil.
    En s' en apercevant, elle se mit dans une colère noire et on l'entendit sa voix résonner dans la maison...elle avait faim, elle avait froid et puis à quoi rimaient toutes ses conneries...
    Elle n'eu pas le temps de finir qu'il était déjà sur elle. Sans un mot, il l'a retourna, la courba et lui flanqua une énorme fessée. Puis sans un mot et sans un geste tendre, il retourna s' asseoir. Elle avait mal mais au moins elle était en terrain connu.
    Le message était clair, il attendait d'elle une attitude précise. Mais laquelle ?
    Elle décida qu'elle n'allait pas le supplier de la libérer ou de lui donner à manger. Il voulait jouer, elle aussi... Elle s' allongea dans le lit et utilisa ses liens pour s' etirer. Elle courba les genoux devant elle, ferma les yeux et fit jouer son périnée pour se donner du plaisir...Il ne fut pas long à la rejoindre...il glissa sa main entre ses cuisses et introduit ses doigts dans son sexe. Il suivait ses mouvements ce qui intensifia son plaisir...
    Elle se contorsionna pour lui présenter ses fesses et il déplaça ses doigts le temps de se déshabiller et la pris comme elle le souhaitait.
    Elle avait gagné cette manche, mais le week end allait être long.

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    1. Très très belle "suite", chère OGR, avec des personnages qui prennent peu à peu corps et vie. Merci... Continuez !

      Bien évidemment chacune amènera sa façon de voir, et son lot de surprises ! Il y a pas mal de directions à prendre.

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  4. Une demande de suite ? Manque d'inspiration manifeste ou test de plus ? Texte plaisant mais peu dans les habitudes d'écriture du maitre de ces lieux qu'on a connu plus inspiré fessées que menottes...

    Virage vers le BDSM en vue ?

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  5. Ha mais peut être que Stan est comme certaines de ses lectrices, il "évolue" ...

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  6. Comme cela fait râler le public du blog et que cela m'amuse, je continue ma participation....

    Acte III
    Ils restèrent un long moment sur le lit sans un mot avant qu'il ne la détache. Après une douche, il descendirent dans la grande cuisine manger un morceau. Ils étaient nus et appréciaient d'être ensemble dans cette immense maison silencieuse.
    Aucun mot ne fut échangé sur la journée et sur ce qui venait de se passer entre eux.
    Après dîner, ils se déplacèrent dans la salle à manger. Ils y firent l'amour une bonne partie de la nuit. Il prit grand soin de la caresser et de la satisfaire et semblait totalement avoir oublié ses velléités de la dominer. Ils s'endormirent enlacés...
    Une douleur intense sur les fesses le réveilla. Elle l'avait menotté pendant son sommeil et lui cinglait les fesses au ceinturon. Il lui hurla de s'arrêter, lui promis bien des supplices, mais elle continuait inexorablement.
    Il s'était déjà tu depuis un moment quand elle s'arrêta. Elle s'allongea près de lui et lui caressa longuement le sexe. Ils furent tous les deux surpris de constater l'ampleur de son érection. Elle le prit en bouche et joua avec son anus avant de s'introduire en lui. Il s'ouvrit sous son doigt et son sexe gonfla avant se répandre sur elle.
    Elle ne le détacha, se mit sur lui et l'accompagna dans son apaisement en lui susurrant des insanités.
    Finalement, elle aimait le pouvoir et ne souhaitait pas le rendre.

    Et toc...rires



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    1. Mais c'est que j'aime bien aussi, dites donc...

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  7. Zut...et moi qui croyait vous casser les pieds...

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  8. finalement qui a le pouvoir : la soumise ou le dominant? Question de philosophie....

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  9. non question de réalité...ne jamais trop se fier aux apparences

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    1. Fondamentalement la soumise a tout le pouvoir...ou presque...

      Très jolie suite, moi j'aime, cela entre dans ma conception aussi de la fessée, de la relation "D/s"...j'approuve et j'en redemande...et ça ne me fait pas du tout râler...je dis...encore !

      J'aurais bien quelques idées de suite, mais la barre a été mise très (trop) haute...donc j'attends la suite Ogreline...

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