07 décembre 2007

Alexandre le (fessologue) bienheureux !

441 - "Alexandre Dupouy, photographe et fessologue"

Ça laisse rêveur, un titre pareil.

J’apprécie énormément les images de Dupouy, comme celles que je vous propose. Je me souviens en avoir déjà un peu parlé à l'occasion d'un post consacré à son livre.

Un gaillard avec qui je m'entendrais plutôt pas mal, me semble-t-il...

Tiens au passage, un petit extrait de son "anthologie", fort instructif pour qui aime l'histoire des mots et se demande bien pourquoi la fessée est aussi appelée "éducation anglaise":

"De l’Antiquité au Moyen-Âge, les verges sont partout. administrations, écoles, églises… Semant la terreur dans les institutions scolaires, les enseignants jésuites étaient ainsi précédés d’une réputation effrayante. Malgré les vigoureuses protestations de Rabelais ou de Montaigne qui étaient contre la fessée, il faudra attendre 1830 pour que la flagellation pénale et éducative soit abolie en France !

Pour les Français, la flagellation deviendra donc le fait de l’éducation anglaise ! Dès que quelque chose est occulté en français, ça devient... anglais ! Par exemple, les Français appelaient la gonorrhée "maladie anglaise" alors que les Anglais la nommaient "the french disease"... Une forme de mondialisation avant l’heure…"


Et je ne vous parle pas des capotes... Bref, en cherchant un peu pour commenter ses images volontairement vieillies et d'une chromatologie intéressante, je suis retombé sur cette interview parue voici huit ans dans Cosmopolitan. Amusant et édifiant.

Bien entendu, chacun sa manière de voir et de vivre la chose, mais dans un magazine généraliste, c’est tout à fait ce qu’en attendent les lectrices… Il suffit de voir les titres racoleurs en une des journaux, comme je l'ai déjà plus ou moins dit.

Notamment dans Cosmo, qui aime bien parler de fessées...

PS: Allez donc lire l'article d'Anita Noël paru en février 2000 dans le numéro dont vous avez la couverture ci-dessus avec mademoiselle Ledoyen (sans qu'il n'y ait de rapport, à priori...) et mis en ligne par notre ami Laurent
du journal de la fessée...

Interview, dans son jus: (parue dans Cosmopolitan - Janvier 2000)

- D’où vous vient cet intérêt pour la fessée ?

- "D’un goût prononcé pour les vieilles choses, les vieilles cartes postales et les vieux bouquins découverts à douze ans dans un grenier. J’ai compris ce jour-là par la même occasion que l’érotisme existait bien avant Playboy ! En matière d’érotisme, la fessée m’a plu par son côté désuet, sympathique, marginal...
Une fessée est beaucoup moins compromettante qu’un rapport sexuel et même qu’un baiser à pleine bouche."


- Qu’est-ce qu’une vraie fessée ?

- "Elle se donne uniquement avec la main, sans instrument, bien que l’on puisse utiliser parfois une planchette en bois !

Mais j’estime que, dans ce cas, ce n’est plus vraiment une fessée.
("tu parles, Charles !")

Il y a plusieurs types de fessée, certaines la préféreront caressante, échauffant à peine les fesses sans les rougir, d’autres préféreront des coups plus violents.

Finalement, la fessée fait partie de l’acte amoureux, elle réchauffe une zone du corps qui fait vibrer le clitoris..."


- Pour vous qui êtes un fesseur, qu’est-ce qu’un "beau derrière" ?

- "Assurément bien ample, bien rond, charnu. Il doit dominer physiquement la main qui vient le frapper...

De petites fesses creuses avec les os saillants, c’est moche ! Selon moi, la fessée est quelque chose de gourmand, une relation entre gens qui mangent bien."


- Parmi les adeptes de ce jeu, trouve-t-on plus de femmes que d’hommes ?

- "Je ne crois pas. En interrogeant les femmes, on découvre souvent qu’elles ont reçu une fessée par leur papa quand elles avaient fait une bêtise ou alors qu’elles ont été fessées par un amant.

Mais les rôles sont un peu figés entre hétérosexuels. Le dominant protégera sa soumise, il n’y a pas de grand partage, ni de grande communion. Une soumise qui se balade de mains en mains pour se faire fesser est assez rare, à moins d’être passionnée par l’échangisme.

En revanche, les homosexuels masculins font tourner les rôles. Il existe un club gay de la fessée qui marche très bien."


- Quel est selon vous le profil de l’adepte féminine ?

- "Elles aiment toutes ça si c’est présenté gentiment et que cela entre dans une vie de couple ou un relationnel amoureux. Beaucoup diront "non, non, c’est pas mon truc !", mais reviendront plusieurs fois à la charge et là, il faut commencer à tendre l’oreille car on se rend compte en fait que ça les intéresse et les excite. Il suffit de les faire glisser tout doucement..."

- Comment ?

- "En les mettant en situation, en échangeant une fessée contre autre chose, une bêtise qui a été commise, un plaisir. C’est une expérience !

... Mais il y a aussi un bon pourcentage de femmes qui n’ont été fessées qu’une fois et qui n’en redemandent plus jamais !"


Alexandre Dupouy est - entre autres ouvrages - auteur de "l’Anthologie de la fessée et de la flagellation" publiée aux éditions La Musardine, ainsi que du "premier pornographe" et de "l'âge d'or du fétichisme" aux éditions Astarté...

1 commentaire:

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