04 janvier 2012

Inquisiteur de banlieue...

 2589 - "Bourreau des cœurs..."

Brusquement, elle se retourne, collée au mur, m'offrant sur sa croupe une vue imprenable...

Échevelée, elle me regarde avec une tête de fauve défiant son dresseur, puis grogne d'une voix rauque très éloignée de sa façon fort convenable de s'exprimer une heure plus tôt au restaurant face au maître d'hôtel. Ce qui m'arrange plutôt, d'ailleurs. Je suis vite gêné...

"Fouette-moi ! avec ta ceinture !"...

"Euh ?"

Voilà autre chose !

Ce n'est rien de dire que j'hésite un temps. C'est que ça doit faire très mal, ce large ceinturon de cuir que je porte et sur lequel je me rends compte qu'elle a dû fantasmer toute la soirée. Elle insiste...

"Putain, mais vas-y ! J'ai envie que tu me fasse mal..."

Mon côté néandertalien forcément enfoui et policé par les siècles d'évolution a un peu de mal à émerger de mon habituelle contenance de garçon bien élevé à qui on a appris qu'on ne frappait pas une femme, même avec une fleur. Mais si c'est elle qui le demande ? Et insiste ?

En prenant curieusement au passage un langage de corps de garde assez surprenant pour cette fille qui enseigne les valeurs humaines essentielles à de jeunes têtes blondes assoiffées de connaissances.

"Bordel, qu'est-ce que t'attends ?"

Je ne sais pas. Un vieux reste d'éducation judéo-chrétienne, probablement. Mais au fond... C'est pas les catholiques qui ont inventé l'Inquisition ? Personnellement, je torture peu. Mais intellectuellement, je comprends qu'il faut avec elle aller au-delà d'une simple fessée ségurienne, comme j'affectionne. Elle demande davantage, excitée par d'autres désirs que je comprends sans les pratiquer.

Cette fois, je deviens moine inquisiteur, au fin fond d'une des geôles d’Isabelle la Catholique, désireux de punir la pécheresse au corps nu...

18 commentaires:

  1. Putain, j'adore votre côté néantertalien (vous pouvez m'appeler Lucy, éclat de rire) ! Bordel, qu'est-ce que vous attendez pour le laisser émerger ?

    On a la voix qui devient rauque lorsqu'on se met à tenir de tels propos ?

    Par contre, pour le côté "judo-chrétien", euhhh, j'savais pas que c'était considéré comme un art martial... Z'avez un ceinturon ou une ceinture de kimono ?

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  2. C'est marrant, mes réactifs sont souvent liés à mes conversations les plus récentes... Je réfléchis et ça me donne des envies de réponses par le biais du blog. Inventé complètement en partie réel, on ne sais pas et c'est sans importance.

    Un ceinturon, sans doute...

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  3. Ah non mais ça n'va pas du tout, Mr l'inquisiteur, j'vous sers la faute sur un plateau et vous la corrigez même pas !
    Euuuhhh, c'est pas moi qu'il faut corriger, hein, c'est elle, le faute, judEo...

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  4. Dire que l'ex champion de judo s'appelle Douillet. Stan en dominicain... Avec tonsure et robe de bure ;+))
    Amicalement
    Olivier

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  5. Oui, mince, j'avais pas entravé ! Ma fallu quelques heures pour piger pourquoi on me causait Douillet et kimono. L'esprit un brin embrouillé, sans doute. C'est corrigé...

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  6. "...j'avais pas entravé ! Ma fallu quelques heures pour piger..."

    Le royaume des cieux vous appartient Stan, éclat de rire ! Heureux les simples d'esprit... Y'a bien un truc du genre, non ? Réminiscence d'une époque où je n'avais pas encore jeté tout ça par-dessus bord. Depuis, j'ai compris que pour aller loin fallait voyager léger...

    Mmmfff, heureusement que je suis planquée derrière mon écran d'ordi parce qu'avec une telle provoc, l'ex-enfant (z'avez bien écrit ça quelque part ?) de choeur aurait bien pu se transformer en moine inquisiteur...

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  7. J'y viendrai sans doute, selon les "acolytes" que je croiserai... Même si ce n'est pas fondamentalement dans mes gênes, je suppose que l'appétit vient en mangeant ?

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  8. Si tant est qu'il s'agit bien d'appétit et non pas d'une question de goût. Perso je peux mourir de faim devant une douzaine d'huitres.
    Il y a fort à penser que si des "acolytes" viennent s'asseoir à votre table, c'est que le met qu'on y sert leur plait également. Pas forcément nécessaire d'en commander un autre qui pourrait vous écoeurer, à moins que vous n'ayez une réelle envie de découvrir de nouveaux plats. A fortiori si vous y avez déjà goûté sans apprécier...
    La saveur dépend-elle de la personne avec laquelle on partage ? Peut-être, mais peut-être pas...

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  9. Je vais y réfléchir... C'est un peu complexe pour moi.

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  10. D'accord avec vous Latis. Je me souviens avoir adoré des bolinos partagés avec des amis de lycée lors d'un week-end de camping. Lorsque mes parents en ont acheté pour me faire plaisir, c'était infecte.
    Mais servez-moi huitres, langue de boeuf, tripes ou mouton, je n'y toucherai pas même si c'est le prince charmant qui me donne la becquée.
    Ce que je voulais dire, c'est que si j'aime à la fois les sushis et le boeuf et que j'invite un ami carnivore, je lui préparerai un rosbeef dont nous nous régalerons tous les deux plutôt qu'un repas japonais qu'il goûtera peut-être du bout des lèvres pour me faire plaisir, mais sans apprécier lui-même.
    Euhhh Stan, cogitez, mais pas trop quand même, hein ! Derrière la métaphore, y'a pas de message subliminal non plus, rire !

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  11. Ceinture, testée il y a deux jours, pour la première fois...
    Juste quelques instants au moment où monsieur s'habillait, j'étais encore au lit (déculottée, vu qu'il avait déjà donné quelques fessées pour me réveiller...)

    Je lui ai juste dit "pas avec la boucle..." (j'étais encore ensommeillée).

    Conclusion : ça fait moins mal que la cravache, mais ça fait aussi beaucoup plus de bruit. ;) Un bruit qui me plait. Encore un... j'aime ces sons synonymes d'érotisme (le sifflement de la cravache, le claquement sec de la main, le cliquetis des bracelets de cuir...)

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  12. Ah, Chère Ombre, la fameuse boucle... J'ai narré ici un truc du genre, un de ces ratages hilarants pour les autres, mais assez déplaisants au moment où ça se passe. Après, ayant le sens du ridicule, ça me fait rire aussi, évidemment...

    Vous m'en direz des nouvelles. Et au passage bienvenue chez moi.

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  13. Ah je comprends totalement cette intérêt pour les bruits. Et leur érotisme, conjugué... Pas évident d'être compris par le plus grand nombre quand on essaye d'expliquer qu'un bruit peut l'être (érotique), d'ailleurs.

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  14. Pour ce qui est du comparatif ceinture vs cravache, tout dépend de la largeur, l'épaisseur et la lourdeur du cuir, ainsi que du bras qui la manie avec ou sans retenue.
    Quand il s'agit pour Lui de vaincre mes résistances, c'est bien souvent qu'il lâche son bras, et la cravache me parait bien plus douce que son gros ceinturon.
    Pas de boucle pour moi non plus, mais je n'ai pas besoin de lui dire. C'est une de nos limites, ne pas abîmer, rien qui puisse laisser une éventuelle trace définitive. Il y a bien assez du temps dont les marques s'installent inéxorablement...

    Quant à l'érotisme des sons, il est amplifié lorsque je suis plongée dans le noir grâce au bandeau qui offre un dernier rempart à ma pudeur (illusoire, je sais, mais ça aide).

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  15. Vous savez que je ne suis pas un spécialiste, évidemment, mais j'aime bien cette façon d'en parler. Et je la "comprends", surtout. C'est un peu "spécialisé", mais ça me va.

    Quand au bandeau, c'est parfois et pour certaines l'indispensable isoloir qui permet de masquer AUSSI leurs inhibitions et une certaine forme de pudeur "ancestrale" culturelle, qui entrave celles qui ne peuvent pas facilement laisser aller leur animalité.

    Enfin je crois.

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  16. "Quant à l'érotisme des sons, il est amplifié lorsque je suis plongée dans le noir grâce au bandeau qui offre un dernier rempart à ma pudeur (illusoire, je sais, mais ça aide)" : bien d'accord avec ça... :)

    Mais avec le temps, même sans bandeau, on apprend à se nourrir des sons, on les perçoit et ils jouent sur l'excitation.

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  17. sixofthebest22/12/14 17:31

    In the so called 'good old days', the Spanish Inquisition threw many a naughty woman into prisons, for disobeying their rules and regulations. The drawing above depicts one of those occasions. The religious cleric who was in charge had the duty of whipping this damsel 25 times. Yes, her cries of pain that emerged from her lips were agonizing. But the lashes, went on and on until the desired amounts established by the courts were completed.

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  18. Ah, il y avait là une conversation intéressante avec des personnes qui lisent peut-être encore mais ne postent plus, et à tout relire, c'est bien dommage, quand même...

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