30 juillet 2013

Mademoiselle toute nue...

   2986 - "Elle portait un blouson et des bottes de moto..."

Je l'avais entraînée à travers champs dans un endroit désert au bord de la falaise d'où on pouvait voir arriver d'éventuels gêneurs d'assez loin.

Elle se cramponnait à moi au gré des cahots du chemin de terre, je sentais avec bonheur ses petits seins fermes appuyer contre l'arrière de mon blouson et ses bras qui m'enserraient pour ne pas tomber quand j'accélérais, par jeu...

En ces années estudiantines, je n'avais pas encore les moyens de m'offrir une moto japonaise et roulais Jawa 350, bécane rustique à moteur deux temps importée en droite ligne des pays de l'Est, bien moins onéreuse que la CB 750 Honda que je convoitais... Pensant même à investir dans un side 650 Oural pour partir avec des potes accomplir un périple en Afghanistan durant les vacances d'été toutes proches admirer les Bouddhas de la vallée de Bâmiyân au centre du pays et rouler dans les montagnes du Pandjchir...

Quand j'y repense, tout ça me paraît bien loin... Et d’ailleurs, ça l'est. Quarante ans déjà.

À cette époque, le pays était davantage connu grâce aux écrits de Kessel dont les fameux "cavaliers" étaient encore dans les mémoires, pas mal de lecteurs ayant découvert grâce à lui le terrible bouzkachi, jeu ancestral opposant des dizaines de furieux à cheval pour la possession d'une peau de chèvre. Une sorte de football primitif dont je doute qu'on le pratique encore beaucoup de nos jours.

Et aussi à travers la mode vestimentaire des seventies, avec ces fameux gilets afghans sentant le patchouli portés par les hippies et par toutes mes copines de la rue du Dragon.

Béa avait une vingtaine d'années et la réputation de ne pas résister longtemps à une sortie en moto. Mais elle préférait elle aussi les japonaises et fit la moue lorsque le lui proposai une virée en Jawa derrière moi dans la vallée de Chevreuse avec des copains qui passaient le dimanche à se taper les 17 tournants en montée et en descente...

Du coup, on a largué la bande et filé vers Étretat rien que tous les deux.

Jusqu'à Rouen, ça alla plutôt bien. Et puis une bougie qui perle, une panne d'allumage et une fuite d'huile suivie d'une surchauffe achevèrent de doucher son enthousiasme sur les bords de la Seine, à l'entrée du Port maritime... Frustrant ! D'autant que je m'étais laissé dire que la demoiselle suçait avec talent et selon quelques copains bien informés adorait se faire prendre en levrette sans rechigner, tout en poussant de petits cris.

J'avoue que le programme m'avait tenté.

C'est un groupe de Béhemistes en goguette qui me sauva la mise. La solidarité motarde n'est pas un vain mot. Un gars, mécano la semaine et pourvu sur son tan-sad d'une boîte à outils, me répara tout ça en un tournemain, tout en louchant sur le popotin de jean's tendu de Béa, posée à deux pas de lui sur un quart de fesse à l'arrière de ma monture.

Je repris espoir en la sentant se détendre au bout de quelques minutes, une fois repartis en direction de la mer. On n'a pas traîné sur les galets... J'ai coupé à travers champs en empruntant un chemin désert serpentant vers le phare d'Antifer.

Béa n'avait pas usurpée sa réputation.

Les yeux clos, debout et le futal baissé à mi-cuisses, appuyé contre la Jawa béquillée dans l'herbe, je savourais le plaisir montant lentement, en jetant de temps à autre un œil torve sur la demoiselle s'appliquant à genoux devant moi...

Au bout d'un moment interminable, elle releva la tête pour me demander si j'aimais ça, avant de me proposer tout à trac de l'enculer, là, en plein jour tout de suite au milieu des herbes folles !

Devant mon hésitation à accéder immédiatement à cette demande pour le moins directe, Béa (que ces copines appelait Bee parce qu'elle adorait avaler le miel) me confia candidement qu'elle ne prenait pas la pilule et qu'on ne fait pas d'enfants "par là"...

Et sans attendre ma réponse, la jeune fille s'est mise nue en pleine cambrousse, éparpillant ses fringues en trois secondes autour de la moto ! Bottes, blouson, jeann's, pull, petite culotte, soutif... Elle a juste gardé ses chaussettes...

Je dois avouer que je ne garde pas un souvenir érotique intense de cet instant-là. Paniqué à l'idée de voir arriver des promeneurs ou des campeurs cherchant eux aussi un endroit au calme en haut des falaises, j'honorai toutefois l'huis postérieur étroit de la demoiselle à poil après quelques difficultés d'intromission rapidement solutionnés par de la Castrol en tube, tout en regardant autour de moi, tournant la tête à droite et à gauche comme un suricate dans la savane craignant l'apparition d'un putain de prédateur...

Je me souviens juste avoir osé deux ou trois timides claques sur ses fesses, ainsi que de ses petits cris de plaisir qui me parurent assez surjoués et exagérés. Et aussi de m'être essuyé la verge - après avoir joui - à l'aide d'un chiffon siglé Jawa pris dans la boite à outil de ma monture. C'était ma première sodomie.

Bee doit être sexagénaire et je me demande de temps en temps si devenue grand-mère respectable, elle raconte ses exploits et turpitudes des grandes années de libération sexuelle à ses petits-enfants, au lieu de leur lire "Sans famille" ou "les malheurs de Sophie"...

16 commentaires:

  1. "j'honorai toutefois l'huis postérieur étroit de la demoiselle à poil (...), tout en regardant autour de moi, tournant la tête à droite et à gauche comme un suricate dans la savane craignant l'apparition d'un putain de prédateur..."

    L'image est excellente et m'a bien fait rire, ce qui ne m'était pas arrivé depuis un demi siècle !

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    1. Moi, si les gens s'amusent à me lire quand je rigole tout seul en l'écrivant, ça me va très bien !

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  2. J'adore... Du bon vécu, de sacrés souvenirs, très prenant... ;-)

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  3. Houa Stan un motard ! Ha oui que de souvenirs mais pour moi sans la sodomie et sans la belle demoiselle, par contre la boîte à outils ça oui. Peut-être que j'y aurais ajouter un petit martinet ça l'aurait fait, on ne sait jamais (rire).

    Si tu es en manque, cher Stan, je t'emmène en balade dans la vallée de Chevreuse. Heu, en balade seulement pour boire un coup au Cascades hein ! Parce que pour le reste je ne suis pas preneur (rire).

    J'aime bien ce petit récit de virée et puis la photo des chevaux et cavaliers est vraiment superbe, jolis mouvements d'ensemble.

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    1. Ce sera avec plaisir, le temps de me refaire une santé. Entre le dessin, la moto et d'autres joyeusetés, nous avons sans doute des choses en commun...

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  4. Gonflé de raconter des trucs pareils sur un blog. Et si c'était vrai ?

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    1. :) C'est surtout gonflé tout court, y a pas un buisson là haut, juste un golf à je ne sais pas combien de trous...

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    2. Oui, mais le petit chemin herbeux qui menait il y a 40 ans au phare était assez discret, même s'il est vrai qu'une fois sur place, on en a. De la place.

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  5. Les souvenirs d'été sont ce qu'ils doivent être. Des souvenirs d'été. En créer de nouveaux chaque année, pour les quarante ans qui viennent, voilà un beau programme. Ca me fait envie, tout de suite !
    S

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  6. Et en plus ce n'était pas l'été. Rien à voir avec des souvenirs de vacances, juste un moment comme un autre au cours du printemps...

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  7. Il y des phrases très marrantes sinon c'est moments font des souvenirs précieux a mon sens ...

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  8. Ravi que ce texte vous amuse, les unes et les autres. Ce sont toujours les moments amusants qui l'emportent et amusent, même si sur le moment on n'est pas toujours très glorieux ou content de soi...

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  9. Pecan nutjob3/8/13 10:13

    Moi, l'huile industrielle, je n'oserais pas...

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  10. Ce n'est pas ce que j'ai fait de plus malin non plus. Mais bon. Côté lubrifiant j'ai essayé pas mal de truc, le mieux étant au fond la salive !

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  11. Il parait que l'huile de foie de morue....

    Ok, je n'ai rien dit.

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