20 juillet 2015

Vos lectures à VOUS !

3273 - "Le post de l'été ?"

Depuis près de 10 ans avec le blog, j'essaye de faire partager mes références en cinéma, télévision, littérature, illustrations, BD et photos...

On en trouve ici par exemple... "Émois littéraires".

La fessée n'est évidemment pas qu'un plaisir physique: le cérébral y prend une part majeure, essentielle. Où serait l'intérêt de claquer des fesses sans l'imaginaire, le trouble, le cœur (des deux) qui bat si fort au moment où... ?

La lecture a son importance dans nos fantasmes et nos plaisirs onanistes.

Les livres sont pourvoyeurs d'images et de plaisirs de l'esprit qui - par le biais de l'imagination - nous offrent à bon compte grâce au pouvoir de la littérature un petit cinéma intérieur riche en émotion et libido de tout ordre...

De Sade à Bataille en passant par Mac Orlan ou Jacques Serguine, de Pauline Réage à Emmanuelle Arsan, sans omettre la Comtesse de Ségur et des dizaines d'autres, j'ai essayé de vous faire partager mes troubles au travers de posts reflétant mon univers, les livres que j'ai aimés et ceux qui m'ont amené ici, dans ces plaisirs sans cesse renouvelés....

Alors pour une fois c’est votre tour. 

J'ai envie de savoir quel est votre livre érotique "fondateur", ou encore quel bouquin vous refeuilletez inlassablement pour prendre du plaisir, celui avec les doigts...

C'est votre tour de partager avec nous tous...

Dans les commentaires, un petit mot, un titre, quelques lignes pour nous dire ce que VOUS aimez lire quand VOUS rêvez fessées...
Dessin © Manara

21 commentaires:

  1. Le premier trouble, c'est dans la comtesse de Ségur . J'étais enfant. J'étais une petite chose effarée du mal qu'on faisait à des enfants auxquels je m'identifiais et surtout je me sentais extrêmement coupable de lire, relire et aimer relire certains passages. (niveau culpabilité, on m'en a inculqué une sacrée dose).
    Beaucoup plus tard, mon premier vrai trouble est dû à mes études littéraires: Zola. L’assommoir. La célébrissime scène du lavoir qui reste pour moi, la plus belle description d'une fessée qu'on ait jamais écrite: " elle saisit Virginie par la taille, la plia, lui colla la figure sur les dalles, les reins en l’air ; et, malgré les secousses, elle lui releva les jupes, largement.
    Dessous, il y avait un pantalon.
    Elle passa la main dans la fente, l’arracha, montra tout, les cuisses nues, les fesses nues.
    Puis, le battoir levé, elle se mit à battre…. Le bois mollissait dans les chairs avec un bruit mouillé." Les mots: "releva les jupes largement" "montra tout..." ont résonné en moi de façon incroyable. La crudité de la scène, les choses , les parties du corps dont on ne parlait pas dans ma famille, dans mon milieu, l'idée que la scène était publique, l'idée de la honte: "montra tout" Ha ces mots là.

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    1. Un bon petit diable doit vous évoquer des souvenirs...
      Joseph

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  2. Alors pour relire, ou revoir les images troublantes du livre traduites par "Gervaise", c'est qu'on ira.

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  3. Bonsoir Stan ,

    C'était en 1977, en classe de CM2,(1977). Le livre qui a éveillé mon intérêt pour la fessée (reçue) fut le roman intitulé "Un bon petit diable" écrit en 1865 par la chère Comtesse de Ségur (adapté en 1960 par Claude Santelli et en 1983 par le comédien Jean-Claude Brialy avec Alice Sapritch dans le rôle de la cousine Mac-Miche).
    Beaucoup plus tard, c e fut le tour du film "Le Bal des Vampires" (1967) et sa fameuse scène du début du film dans la salle de bains où la belle Sharon Tate est fessée, robe retroussée, sur les genoux de son père, l'aubergiste... et dont nos deux héros ne manquent pas une miette du spectacle. Les veinards...
    Evidemment, le film "Gervaise" reste dans notre cinéma un "classique" de la fessée entre adultes. D'ailleurs, cela m'étonne qu'il a traversé la censure de l'époque, très moraliste pour la nudité, fusse-t-elle à demi-dévoilée.
    Voilà vous savez tout de mon jardin secret.
    Charles.

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  4. L'été c'est le moment de se replonger dans les bandes dessinées. Je me souviens enfant d'avoir lu et relu les Pim Pam Poum ou bien la fessée infligée par Lucky Luke à Billy the Kid. Plus tard, j'ai découvert Georges Levis (Les Perles de l'amour, par exemple, ou bien sa version époustouflante des Petites Filles Modèles). Une confession d'anthologie, à ne pas manquer dans "Souvenir de Toussaint tome 1 Gobe-Mouche" de Convard .
    Bonnes lectures sur les plages!

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    1. Hé ! Je me souviens de Pim Pam Poum! Il me semble que toutes les pages finissaient par une fessée non?

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    2. Bonjour Stan, Madame et Prof' Max,

      Ah oui, les BD de Pim Pam Poum !!! J'étais gamin à l'époque. On les achetait chez un bouquiniste au marché tout proche... : "Fiesta, Maxi Pipo"... Belle époque !
      Z'avez raison, Madame, toutes les planches finissaient par une fessée donnée aux 2 garnements, par le Capitaine, l'Astronome ou Tante Pim. Miss Ross, une institutrice plutôt "so British" , apprenait à Adolphe et Léna les bonnes manières ... sans fessées ! Of course !
      Jusqu'en 1984, leurs gags étaient réédités sous le titre de "Le Comic Book". Après, silence radio . Existent-ils encore ? Mystère ....
      Charles

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  5. Parmi mes livres cultes ou déclencheurs comme vous voudrez, se trouve "Cruelle Zélande". C'est un récit façon Jules Verne, d'une Anglaises de le bonne société capturée par les Maoris et qui va subir une initiation très... forte... à lire absolument ! Je n'ai pas vérifié si Stan en parle dans ses articles...

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  6. Ben si, forcément... Ici entre autres... Je crois qu'il y a d'autres posts sur le livre, en cliquant dans la colonne de gauche sur le champ qui sert à trouver un mot dans le blog. Tapez "Zélande" par exemple et à mon avis on doit avoir ça...

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  7. Critique du roman "Cruelle Zélande", de Jacques Serguine, bien plus fun que son "éloge de la fessée"...

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  8. Bonjour à tous,
    Pour moi, il s'agit de 'Pantalons sans défense' de jean claqueret. Lors de la première lecture, j'avais 16 ans et quel émoi de m'imaginer à la place des adolescents des deux sexes fessés par leur jeune gouvernante, particulièrement perverse. Outre l'histoire principale, j'ai également apprécié le courrier des lecteurs, exposant leur histoire de fessée (vrai courrier ou totalement bidonné, je n'en sais rien. Mon père m'avait prêté ce livre (curieux, non ? Pourtant, il ne m'avait jamais administré de fessée). Plus tard, j'en trouvais un exemplaire sur ebay que je m'empressais d'acheter. Et je l'ai déjà relu plusieurs fois.

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  9. Bonjour Stan,

    J'ose pour la première fois venir poster un commentaire alors que je viens ici tous les jours en "secret" depuis bien longtemps...

    Quand j'ai vu votre question, je m'y suis intéressée car elle m'a donné à réfléchir....

    La première lecture qui m'a émoustillée et qui a éveillé un trouble on va dire, ce sont les Malheurs de Sophie...Comme indiqué dans d'autres posts, Un bon petit diable a suivi puis j'ai commencé sérieusement à me dire que ce n'était pas anodin si je revenais toujours aux mêmes passages.

    Puis, j'ai commencé à "dévoré" tout ce que je découvrais sur la fessée. sous toutes ses formes, de toutes les couleurs et de toutes les saveurs.

    J'ai lu énormément de textes et récits sur Discipline Domestique avant de m'y inscrire, puis de fil en aiguille, j'ai commencé à commander des livres...Sous d'autres noms, d'autres adresses que la mienne. Je n'étais pas encore prête à reconnaître que j'aimais cela. Puis mes lectures m'ont aussi amené vers le bdsm...vers d'autres formes de fessées, d'autres plaisirs, d'autres formes de punition et de lâcher prise...

    Aujourd'hui, je n'avais plus réellement de lectures qui me faisaient vraiment vibrer et l'autre jour, sur votre blog, j'ai découvert le lien de Lee et sur son récit de La Belle et la Bête....

    Pour moi, ce fut une révélation...Parce que l'héroïne était comme j'étais à cette époque, cela m'a fait peur plus d'une fois de lire autant de ressemblance...Et à côté de cela, j'aimais les mots, les paroles et les actes justement posés, au bon moment, avec la bonne intention et dans un vrai sens des réalités. A une exception prête...

    J'avoue pour le coup avoir relu ce texte beaucoup de fois et j'étais heureuse de me dire que j'avais momentanément trouvé quelque chose qui correspondait à une envie de souvenirs de mes premières fessées (j'avais 19 ans pour la première), puis un côté plus "Maîtrisé" que je vis aujourd'hui et que je retrouve pour le moment dans quelques attitudes et mots...

    Voilà, je ne sais pas si j'ai trop disgressée, je m'en excuse si c'est le cas...J'ai 33 ans et j'ose enfin reconnaître que j'aime la fessée, qu'elle fait partie de moi et que je ne pourrais pas ou plus vivre sans...entre autres choses...

    Alors vous "risquez" peut-être maintenant de me voir venir un plus plus souvent mettre quelques commentaires, si cela ne dérange pas...

    Cordialement si on peut dire ça comme ça...

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    1. On peut dire comme ça ! Merci infiniment de ce long message qui en appelle bien d'autres, j'espère ?

      Sur le fond... J'ai eu envie de faire ce post probablement pour des témoignages comme le vôtre, parce qu'à un moment donné, nos lectures ont eu une importance qui a sans doute contribué à forger nos libidos respectives.

      à vous relire, Kamalika !

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    2. Merci, je reviendrai...

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  10. Pour moi, sur le plan littérature coquine et bien avant d'aller me perdre sur internet, c'est "l'éloge de la fessée" de Serguine qui m'a attiré l'oeil. En fouillant dans le fin fond de la bibliothèque familiale dans les rayons du haut, j'ai découvert ce petit livre rose assez abimé, lu et relu sans doute...

    Couverture rose. Avec une main gaufrée dessus en surimpression... Révélation !

    Je reconnais bien volontiers que le livre est plus ennuyeux que l'imaginaire que je met sur la fessée... Mais comme vous dites, c'est l’élément fondateur de mes envies...

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  11. Je ne suis pas dévoreur de pages, mais il m'est arrivé de tomber sur des passages croustillants et un qui m'a particulièrement marqué, puisque j'étais en pension et que l'unique évasion offerte était la bibliothèque de l'établissement que je fréquentais assidûment pour emprunter des bouquins et par la même m'évader virtuellement de l'enceinte.Donc je disais qu'un soir avant le couvre feu, je lisais et soudain, de forts picotements m'ont traversé les joues et mes entrejambes. Je ne sais combien de fois ais-je relu ce paragraphe, mais bien plus qu'il n'en faut pour l'apprendre par cœur contrairement à mes leçons.cet ouvrage était "Vipère au poing". Sinon j'eu d'autres émois comme beaucoup à la lecture du "Bon petit Diable" de "David Copperfield" et quelques autres dont je ne me souviens pas. Plus tard ce fut la BD qui avait l'avantage de présenter les dessins en plus du texte.

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    1. Je ne me souviens pas d'avoir eu d'émoi en lisant "vipère au poing." ¨Par contre, "David Copperfield"m'avait horrifiée. Pour moi, c'était un martyr au même titre que ceux dont je lisais la vie dans le fond de bondieuseries de la bibliothèque familiale.
      Mais j'étais une pov' 'tite chose sensible et facilement effarouchée.

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  12. Pour moi, la fessée commence sans doute aussi dans "l’assommoir" de Zola, mais je crois avoir vu le film 'Gervaise" qui s'en inspire librement très tôt, avant d'avoir lu le livre au lycée... La scène de la fessée au lavoir m'a troublée mais pas au point de l'érotiser dans mes envies. Davantage comprise comme une chose "sale", interdite, bien avant d'imaginer en recevoir une un jour...

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  13. Bertrand4/8/15 08:56

    Pour moi le vrai déclic ne fut pas littéraire mais une sévère institutrice en 3e section de maternelle. Toutefois ceci fut rapidement relayé par des lectures. Je serais bien en peine de savoir dans quel ordre cela s’est fait, je cite entre autres :
    1) Les terribles albums d’images d’Épinal datant de la fin de l’avant dernier siècle, avec moult histoire d’enfant méchant sévèrement puni, le trouble le disputait à la terreur.
    2) Les fessées vues dans diverses bandes dessinées, moins Pim Pam Poum que Bicot, avec sa jolie sœur Suzy. Une particularités des vieilles BD américaines : après la fessée on attache au fessé un coussin à son postérieur, sans doute pour qu’il puisse s’asseoir sans avoir trop mal.
    3) Évidemment la comtesse pour le ton de sévèrité qui y régnait. J’étais surtout fasciné par une vieille édition des années 40 (oui car je ne suis pas si vieux que cela, je ne lisais pas Bicot dans les années 30 non plus) des petites filles modèles avec de très jolies illustrations. J’étais ému par l’une d’elles où l’on voyait la pauvre Sophie tristement alanguie sur un banc après une sévère correction de madame Fichini. Enfant réveur, j’aurais voulu la consoler.
    Je dois dire que dés 12/13 ans nous étions parfaitement conscient du caractère spécial de cette littérature. On était dans les années 70, le caractère un peu sadique des livres de la comtesse était connu et très critiqué, mais moi je lisais en cachette ces livres qui, quelques décennies plus tôt, étaient chaudement recommandés pour la jeunesse!

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  14. On fait remonter ce sujet à priori intéressant... Au vu des réponses, on en veut encore.

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  15. Relance 2... Vous lisez, quand même ?

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