08 août 2009

L'envers de la cuirasse...

1144 - Une protection en métal ajusté aux formes que ne désavouerait pas le héros d'un "bon petit diable", pour protéger ses fesses des raclées de la mère Mac'Miche. (Vous pouvez toujours relire le texte, en lien ci-avant...)

Or, ça a existé !

Il fut une époque (durant le Directoire, au temps des "Inc'oyables" et des "Me'veilleuses" à la fin du 18ème siècle) où les hommes armés de longues aiguilles piquaient cruellement le séant des femmes dans la foule au travers des jupes et que le phénomène (principalement parisien, dans les rues et squares de la capitale) a suffisamment été "ressenti" pour que la technique et les artisans, toujours prompts à réagir, se penchent sur l'affaire.

D'où cette cuirasse impressionnante portée sous robes et crinolines...

Comme quoi une mauvaise blague peut conduire à réinventer l'armure.

Au vu des habits de la dame sur la gravure d'époque, ça a dû perdurer au cours du 19ème siècle, et il semble que l'on s'amusait aussi ainsi sur le fameux "boulevard du crime". (en fait le boulevard du Temple...)

Crime culier, en l'occurrence...

Quant à l'aveugle qui marche sur la traîne de cette Merveilleuse en lui dévoilant les fesses, il ignore que la belle ne porte pas de culotte...

"Ah, s'il voyait !" est une gravure datant de 1797... Et "s'il voyait", précisément, gageons que ce pauvre hère aurait probablement à cœur de fesser copieusement cette ancêtre des snobs de 1960...

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