17 août 2012

Le miel de son piège !

  2805 - "Dans la pénombre du hangar..."

Elle signe "vilaine fille", j'ignore si elle l'est vraiment. Mais quel joli brin de plume, notamment pour cette "heure de feu" qui sent bon la Provence et l'herbe sèche, tandis que stridulent les cigales sur le troncs des oliviers.

"C'est l'heure sans ombre. L'heure de feu. La grande cour est déserte, brûlée de lumière blanche.

L'homme pousse la lourde porte en bois et pénètre dans l'obscurité du hangar. Il s'avance entre les deux vieux tracteurs, puis contourne un amoncellement de caisses vides qui forme comme un mur de plusieurs mètres de haut.

La femme est là, derrière le mur de caisses. Tête basse, immobile et silencieuse.

Mais sa poitrine se gonfle et se dégonfle à un rythme rapide. Et ses jambes tremblent un peu, quand on regarde mieux.

Il s'arrête à deux mètres mais elle tressaille comme s'il l'avait touchée.

Elle lève les yeux et se tend brusquement, se creuse en arrière, tire sur la corde qui lui entrave les poignets.

Sa peur le fait bander encore davantage...

(...) Lentement, il tourne autour d'elle. Elle se fige lorsqu'il passe dans son dos. Il entend sa respiration qui s'arrête, il voit ses fesses qui se contractent. Son cul rond à la peau lisse.

Ce cul qu'il a vu en photo, il n'y pas si longtemps. Parmi toute une série commandée par un autre que lui.

Elle lui avait annoncé ça sereinement, comme une preuve de sa bonne volonté à aller de l'avant, à faire de nouvelles rencontres. À peine un peu gênée quand il avait insisté pour en avoir copie et qu'elle avait fini avait céder. "Pardon... Ce n'est pas très "artistique"... blablabla !"

Tu parles. Des poses de pute, oui !

Sa main part avant même qu'il l'ait décidé. Elle se lève et s'abat là, sur le bombé de la fesse droite. Puis en revers, sur sa jumelle.

Elle crie alors que c'est déjà fini...

(...) Il la ceinture et presse son bassin contre ses fesses, lui fait sentir sa queue gonflée de colère et d'envie, sa queue qui n'aurait qu'un demi-tour à lui faire faire pour combler son attente éperdue, mais qu'il ne lui donnera pas.

Elle se cambre, s'écrase d'elle-même contre le tissu rêche, contre le fer des boutons. Lascive, quémandeuse.

... Espérant peut-être l'attirer dans le miel de son piège !"
(suite)
Texte © Vilaine fille 
Image © Red Charls

16 commentaires:

  1. Superbe texte qui donne envie de s'enfermer dans le noir, en attendant que l'Homme arrive... Merci à VF et surtout à Stan qui l'a répercuté ici.

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  2. Tiens, vous avez changé le titre. J'adore: "le miel de son piège..." imagé, suave, sexuel.

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  3. Le "miel" semblait un titre plus plaisant que le premier qui pourtant reste affiché sur les commentaires dans la colonne adéquate. J'ai bien aimé ce texte, pour autant rien à en déduire, je ne vais pas entamer une carrière de fermier pour autant. Même si granges et écuries me semblent des lieux hautement érotiques... Mais c'est personnel.

    J'en profite pour rappeler de ne pas prendre systématiquement au pied de la lettre tout ce que je publie et d'en tirer ensuite des conclusions qui sont bien loin de moi. Oui, je peux parler de fouet, de femmes attachées et de pratiques SM qui ne sont pas miennes sans faire de prosélytisme, ni me révéler une vocation de Gilles de Rais (de raie, évidemment) pour autant.

    Vous savez qu'on peut aimer le western sans être toute la journée fringué en cowboy avec gilet, stetson et pistolets à la ceinture. Si vous voyez la métaphore.

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  4. Les images de ce monsieur Red Charles me plaisent terriblement. Au-delà du jeu de maux...

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  5. Un cowboy avec un fouet, alors ?

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  6. Ce n'est pas un secret, j'aime bien Red Charls que j'ai croisé une fois et dont le travail m'enchante, aussi bien sur la qualité des images, que le sujet ou encore la façon de le traiter.

    ... N'hésitez pas à aller voir son site ici...

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  7. Merci Stan, encore un pic de visites en perspective ... Plus pic de chaleur. Pour Inge c'est Charls sans "e" et ce n'est pas du british mais du patois de Dordogne, pour parler des fesses des vaches : les charls ! ainsi que celles des juments, c'est juste qu'en ce domaine j'aime la générosité de ces formes.

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  8. La "féminité" plutôt, je dirais à la place de générosité, parce que sur vos photos, mon cher, il y fort peu de Mayol et davantage de sirènes sylphides, avec certes seins et fesses mais dans des proportions tout à fait "raisonnables"... et j'ignorais tout de ce patois de Dordogne qui va me faire regarder les vaches d'un œil différent

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  9. Oui, pardon si je fais des fautes, mais il n'y a pas de fonction "edit" sur vos commentaires et une fois envoyés on ne peut plus corriger.

    Un salut à Red Charls, donc dont j'apprécie les images en me demandant si j'oserais franchir le pas pour poser ainsi... Peut-être, au fond, on ne voit jamais les visages, et pour reconnaitre une personne juste avec ses fesses il vaut quand même être très intime... lol.

    (je viens d'utiliser le correcteur d'orthographe, très utile avant d'envoyer: il y avait 5 fautes, que j'aurais laissé passer si j'avais fait enter)

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  10. Bon, mais personne ne me parle plus du texte de "vilaine", vous n'aimez pas ?

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  11. Une belle plume en effet. Il faut aller lire la version intégrale sur son blog. Des mots, des phrases à travers lesquels on sent toute la tension qui règne entre cet homme et cette femme. L'atmosphère qui se dégage de ce texte est si lourde que je me sens oppressée à la fin de la lecture. Mais ça ne correspond pas à ce que je viens chercher sur Au fil. Il s'agit là d'un autre univers.

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  12. Manifestement, Vilaine fille a écrit un bouquin.

    Et vous, alors ?...

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  13. j'y ai déjà pensé, oui. Il me semble que nous avons ici des textes qui pourraient, remaniés, faire l'affaire... à voir.

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  14. Moi, je n'ai pas aimé le texte même si l'univers décrit pourrait me correspondre à certains moments.
    Trop de description et pas assez de "psychologie" et d'émotions même si bien sûr c'est très bien écrit...

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  15. En fait c'est ce que je souligne, sans adhérer au propos dans son entier, cette fille écrit vraiment bien... mais je doute fort que j'applique cette façon de faire en vrai un jour. ça n'empêche pas d'aimer le texte, évidemment...

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  16. Le livre a l'air très hard.

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