26 mai 2020

95 % ? je demande à voir...

3488 - "Un peu de psy et pas mal de technique..."

Une fessée ? Et une bonne ?

Sous l'angle de l'acte érotique, c'est bien antérieur au fameux et merdique “50 nuances de Grey“, livre cucul et foutrement mal écrit pourtant vendus à des millions d'exemplaires dans le monde à la suite d'un engouement publicitaire surprenant et surtout qui aurait - dit-on - fortement relancé l'appétence des femmes (et donc des hommes, qui en bénéficient) pour ce jeu si particulier que nous aimons tant ici...

La demande s'en serait accrue et beaucoup ont voulu essayer, “puisque c'était à la mode“... Avec parfois de grosses déconvenues.

Pourtant, voilà des siècles qu'on fesse...

J'ai parlé il y a peu des fresques du célèbre “tombeau des flagellations“ (“tomba della fustigazione“) de Tarquinia qui daterait de 500 ans avant notre ère dont une montre clairement une femme nue penchée tandis que deux hommes la baisent et la fessent.

Rien de surprenant: de l'Égypte ancienne aux dessins tribaux, du Kamasutra à l'érotisme de l'ère victorienne, des maisons closes françaises d'avant-guerre chères à Alphonse Boudard aux call-girls recrutées par le net, sans oublier évidemment - et comment le pourrais-je moi ? - les innombrables blogs (sic) sites et forums dédiés au sujet, les jeux sadomasochistes en général et la fessée en particulier ont de tout temps fasciné hommes et femmes sans discontinuer à travers les siècles.

Dans “Sensual, Erotic, ad Sexual Behaviors of Women“, ("Comportements sensuels, érotiques et sexuels des femmes") étude publiée en 2017, des chercheurs (super boulot...) ont interrogé 1 580 femmes dans le Monde entier. Et selon leurs résultats, 95% de tous les participants appréciaient la fessée, classant même la pratique au troisième rang sur 126 comportements sexuels ! (là, j'ai un vieux doute sur le ratio qui ne se retrouve pas forcément sur le terrain, quand vient le moment de la chasse, mais bon...)

Alors, pourquoi diable se faire claquer les fesses à la main ou avec un objet dédié est-il source de plaisir pour autant de femmes? Quelle est la psychologie derrière tout ça? la célèbre (enfin il parait, hein) sexologue Wendy Strgar (au nom de laquelle on pourrait croire qu'il manque une consonne...) explique que la relation étroite entre douleur et plaisir dans la sexualité humaine est aussi profonde que complexe...

Bon, jusqu’ici tout le monde suit ?

“C'est une polarité qui vit en chacun de nous et mérite notre curiosité... Amour, sexe, douleur et violence stimulent tous la libération complexe d'hormones similaires dans le corps humain. Les endorphines ainsi libérées lors d'expériences douloureuses sont du coup souvent perçues comme étant agréables...“ dit-elle. Biologiquement, elle explique que la fessée peut libérer de l'épinéphrine et de la norépinéphrine, deux produits chimiques contre la douleur, mais qui peuvent provoquer une sensation immédiate sensuellement très plaisante.

Strgar dit que lorsqu'il s'agit de sexe, le plaisir et la douleur peuvent devenir "une seule et même sensation“ procurant à la femme des expressions faciales identiques à celles qu'elles affichent pendant l'orgasme qui, sans contexte, pourraient être confondues avec les mimiques de la douleur.

La sexologue rappelle également que les thèmes de la domination et de la soumission sexuelles sont profondément ancrés dans notre sexualité humaine et ont sous-tendus nos rituels sexuels depuis la nuit des Temps.

Mais le docteur Rebecca Plante a une théorie supplémentaire sur les raisons pour lesquelles hommes et femmes aiment tant la fessée.

Tout simplement, parce que... ça fait du bien !

"Oui, ça se passe dans une région musculaire assez bien protégée du corps qui se trouve juste à la base de la colonne vertébrale où il y a pas mal de nerfs, donc ultra sensible et réceptive..." a-t-elle déclaré dans une interview. CQFD.

Donc, c'est juste ça ? “Ça“ fait du bien ? Gloria Brame, une autre sexologue acquiesce: "Je pense surtout que c'est la sensation piquante délicieuse, la chaleur délicieuse et les vibrations délicieuses que la fessée envoie à travers toute la région", dit-elle.

Et cette ronde partie du corps que la plupart des amateurs de fessées aiment se faire claquer est une zone sensible qui stimule la circulation sanguine et suscite physiologiquement les organes génitaux voisins. Il est donc logique que la personne fessée trouve cela excitant. Bien sûr, tout le monde n'apprécie pas cette pratique... et ne devrait pas non plus s'y sentir obligé.

“L'essentiel pour nos sexualités aux unes et aux autres implique que nous devrions être à l'aise avec et qu'elles évoluent naturellement, tout au long de notre vie, mais que nous ne devrions jamais nous sentir contraints pour ce que nous faisons ou non. Donc, si la fessée est quelque chose que vous souhaitez expérimenter, il est important d'en discuter avec votre partenaire et de vous assurer que vous êtes sur la même longueur d'onde en ce qui concerne l'intensité et la façon de procéder..."

Je ne peux pas dire mieux. Plus simplement sans doute et moins pontifiant, mais pas mieux...

Bref, comme pour toute forme d'exploration sexuelle "entre adultes consentants", la communication, le partage et l'honnêteté forment la clé de la réussite...

Vous en faites ce que vous voulez...

23 mai 2020

Forte impression...

3487 - "Aimer Van Gogh !"

Enfant, monsieur Roger détestait mettre la table... Une phobie. Mais pour une fois, soulever une nappe avait tout pour le mettre en joie... Mademoiselle l'avait gâté.

Et puis il adorait les impressionnistes !"
Dessin: "Ses grosses fleurs jaunes..." © Stan/E. - 05/2020

22 mai 2020

Merci Patron pour la romance !...

3486 - "Le patron est énergique !"

Mars 1958... Dans le magazine "Your Romance"...

Un article édifiant au titre plutôt évocateur.

"My Boss Spanked Me"...

En clair, "mon patron m'a fessée", ce qui de nos jours devrait déchainer la CGT et attirer dans la rue des centaines de féministes...

Pas en 58. Ça passe crème à cette époque bénie (sic) dont on a souvent parlé en évoquant la présence régulière dans les publicités, la presse et le cinéma de nombreuses femmes copieusement fessées pour évidemment "les remettre dans le droit chemin" et ce, sans que personne ne trouve autre chose à dire que bon, "elle l'a bien cherché !"

... Ce qui n’est pas faux.

Dans le même numéro aux rédacteurs décidément en verve, "Sex Ignorance can Ruin your Marriage", ce qui est assez explicite même si on ne parle pas anglais et peut-être lié, du coup ?

18 mai 2020

American Gothic Spanking...

3485 - "Fessée gothique..."

Vous avez sans doute tous vu un jour ou l'autre ce tableau de Grant Wood, "American Gothic" parodié des centaines de fois depuis 1930 sous forme de pastiches, il suffit de taper sur Google "American Gothic Parody" et on en a un vaste aperçu....

J'en avais d'ailleurs parlé ici-même, il y a dix ans...

Le tableau original peint en 1930 au moment de la Grande Dépression est considéré comme une représentation de l'esprit pionnier américain et montre un paysan, debout à côté de sa fille, vêtue elle d'un tablier imprimé dans le pur style traditionnel américain du XIXe siècle. La fourche symbolise le travail à la ferme et les fleurs au-dessus de l'épaule droite de la femme suggèrent tous les aspects domestiques de la femme au foyer.

Les modèles, un dentiste, le docteur McKeeby âgé de 63 ans et Nan, propre sœur du peintre... 31 ans (!) à l'époque de la réalisation du tableau (Oui, je sais elle les fait pas... elle fait plus ! Nan a d'ailleurs fait savoir qu'elle n'était pas heureuse d’être prise pour la femme d'un homme deux fois plus âgé qu'elle...) ont posé séparément et jamais d'ailleurs devant la petite maison blanche d'Eldon, Iowa qui est en toile de fond.  

Wood présenta son tableau lors d'un concours à l'Institut d'art de Chicago où il obtint la médaille de bronze et un montant de 300 $. Acheté ensuite par l'Institut, une affaire, la peinture y est toujours exposée de nos jours... Valeur ? Inestimable !

Si "American Gothic“ a désormais une place indéniable dans l’histoire de l'Art aux USA, il faut savoir que les gens de l'Iowa à l'époque furent très mécontents d'être représentés ainsi en puritains qu'on devine fanatiques. Une robuste fermière très énervée a même menacé Wood de “lui arracher l'oreille avec les dents“, ce qui convenons-en n'était guère aimable !

On suppose que la peinture se voulait satire de la vie dans une petite ville du Middle West, tendance d'alors vers des représentations de plus en plus critiques et résolument moqueuses de cette Amérique rurale vue caricaturalement de la ville au fil des décennies comme peuplée de fondamentalistes rétrogrades ou de bouseux consanguins...

J'en ai trouvé une version intéressante sous le pinceau délicat de Hardcastle... Très plausible, on imagine parfaitement cet homme fesser sa fille pour une peccadille...
Peinture: "American Gothic" © Grant Wood - 1930
Dessin © Hardcastle - Februs

17 mai 2020

Et même au-delà de la mort ?

3484 - "La tombe... du fouet !"

C'est en Italie qu'on visite la fameuse “tomba della fustigazione“...

Plus précisément un peu au nord de Rome, dans la nécropole étrusque de Monterozzi aux environs de Tarquinia.

Datée d'environ 490 avant J.C. (non pas "Jean-Claude"...) cette tombe découverte seulement en 1960 porte ce nom singulier en raison d'une des fresques ornant un des quatre murs et pour laquelle évidemment nous aurons ici un regard tout particulier...

Bon, il est malheureusement visible au premier coup d’œil que la plupart des peintures de ce tombeau sont gravement endommagées et nécessiteraient un important et complexe travail de restauration...

Il n'empêche qu'on devine quand même facilement le but du projet... On y voit des musiciens, des danseurs et un boxeur nu peints sur les murs de l'unique pièce. Tout ici suggère l'influence du culte de Dionysos. Sur le mur en face de l'entrée, deux de ces personnages sont séparés par une fausse porte peinte sur le mur. Bon, c'est joli, OK mais on s'en fout un peu...

C'est sur le mur à droite de l'entrée que je vous invite à découvrir deux scènes érotiques, à chaque fois mettant en scène deux hommes et une femme.

Triolisme, donc.

Avec à gauche deux hommes, vraisemblablement en train de satisfaire la femme qui se tient debout entre eux. Et à droite, autre trio avec une femme penchée en avant se maintenant aux hanches d'un barbu, lequel a sa main droite levée au dessus de la croupe, dans un geste qu'on qualifiera de sans équivoque...

Il semble assez évident sans être spécialement perspicace que cette fille est en train de le sucer poliment, mais l'état de la peinture, très abimée à cet endroit et sans doute vandalisée à plusieurs reprises (peut-être par puritanisme religieux et ordre moral dans un pays très catholique ?) ne permet pas de le déterminer avec certitude... On a bien une petite idée quand même ?

Derrière la dame qui s'affaire, un autre homme, glabre celui-ci, debout derrière elle, main droite posée sur ses fesses tandis qu'il brandit un fouet de l'autre main.

Ça sent la sodomie à venir et le SM en plein. Ou alors, c'est moi ?

C'est peut-être moi...

Un rituel, prétend-on... Pour éloigner des démons ! Bon... C'est clair que j'aime bien ce rituel.

Des représentations érotiques comme celles-ci, peintes dans un tombeau, avaient pour but d'affirmer les plaisirs de la vie par dessus tout sans doute pour contrebalancer la symbolique de mort de l'endroit...

Mais ces peintures nous démontrent une fois de plus qu'en matière de sexe il n'y a rien de nouveau depuis la nuit des Temps et que nous n'inventons rien, on reproduit... Et c'est d'ailleurs le cas de le dire !

Des exemples rares d'un art étrusque, qui pourtant met peu le focus sur des actes sexuels explicites, au contraire de ce qu'on trouve du genre dans l'art grec ancien...

D'où l'expression "Va te faire voir chez les Grecs !“ Non ?

16 mai 2020

Une surprise !

3483 - "Elle s'y attendait pas..."

Le GIF du jour ? Tiens celui-là, histoire de faire une petite pause écriture. Juste l'image, certes répétitive, mais bon, euh... c'est le principe.

15 mai 2020

Partir, revenir ?

3482 - "Bons baisers du Texas..."

L’Américaine Veronica tenait jusqu'à l'an passé un blog dédié dont j'ai souvent parlé depuis plus de dix ans, avec des focus réguliers de ma part sur ses images de temps à autre... Quelques mails échangés aussi au fil des années...

Se surnommant “Old Fashion Girl“, également nom de son blog, la brune Texane se mettait en scène avec Tony, son mari, dans des séries de photos prises chez eux dans leur maison et leur jardin. Le couple proposait aussi depuis un moment en plus de leurs images intimes des anecdotes personnelles, mais aussi des illustrations et quelques petits films picorés ça-et-là autour de notre coupable passion, vécue sans discontinuer par eux depuis le début de leur mariage il y a des années...

Sur son site, Veronica n'omettait jamais de masquer la tête de son conjoint par un logo OFG au beau milieu du visage permettant de dissimuler ses traits. Moins avare de ses charmes, notre brunette d'Austin ne craignait pour sa part aucunement de dévoiler de plus en plus ouvertement un visage de poupée boudeuse "nippo-ricaine" tout en remuant des fesses, par ailleurs très rondes.

Je comprends que ça donnait envie à son époux de sévir en permanence.

Un peu répétitif, me direz-vous ? Peut-être, mais toujours "home made" (fait maison) y'a de l'humain derrière tout ça, du vécu et un vrai couple de la vraie vie qui fait ça, c'est toujours plus sympa que les mises en scène artificielles de sites dédiés commerciaux avec des spanking models, aussi belles soient-elles...

... Et puis surprise. Du jour au lendemain, ce blog disparait !

Bon, on s'étonne peu, on déplore de ne plus avoir de "rendez-vous"... Mais on va pas lancer le Bureau des Légendes sur la piste et puis la vie continue, un de plus qui disparait, ça arrive, c'est pas facile de durer...

Car dans ce domaine, on a vu des passions pourtant indéfectibles s'étioler, la lassitude s'installer, des centres d’intérêts diverger, le temps à y passer étant plutôt chronophage, des webmasters aguerris s’essouffler et leur inspiration sur le sujet se tarir, pensant avoir tout dit. On a vu aussi des couples complices s'investissant énormément et nous inondant de posts, de photos et de vidéos cesser d'émettre dès le jour de leur séparation... Des blogueurs mourir, même...

Et puis... J'apprends fortuitement qu'elle va revenir. Probablement en septembre.

Fort bien. Mais... Pourquoi êtes-vous partie, ma brune amie ?

Un échange de mails plus tard, la raison tombe. Surprenante, mais... Pas si étonnante. Démontrant une fois de plus que les humains sont parfois vraiment des enculés...

"Un gars au boulot a découvert le blog et m’a dénoncée. J’ai été virée, soi-disant pour "avoir violé la politique de l'entreprise sur les médias sociaux..."

Et j’ai dû chercher un nouveau job, ils ont prétendu que j’avais déconsidéré mon employeur. 

Alors bien entendu, j’aurais pu faire intervenir un avocat qui aurait facilement démonté l'argumentation et gagné un procès contre ma boîte, mais c'était trop embarrassant d’aller dans cette voie, alors j’ai juste supprimé le blog et ma page Fetlife... Je ne te cache pas que ça a été très difficile pour moi de le faire et j’ai pleuré pendant des semaines, tombant même dans la dépression. 

Maintenant, j’ai un autre emploi plus intéressant et mieux rémunéré que j’aime et ouf, leur politique des médias sociaux est beaucoup plus libérale. 

Donc c'est réglé. Mais il faut quand même savoir que celui qui m'a dénoncée à la direction est un collègue homme m'ayant repérée sur OFG et qui, très excité par la chose, m'avait demandé tout de go... s’il pouvait me fesser ! J'avais poliment dit "non merci"... Et peu de temps après mon refus, dénoncée et virée !

Pour le moment je me remets de cette sale histoire loin de la spankosphère et des blogs... Mais c'est décidé, je lance un nouveau OFG en septembre, mes lecteurs habitués, ma famille du blog  me manquent trop..."

Ce genre d'histoire, je connais: il y a douze ans, un très sale type a tenté de détruire une de mes amies d'alors qui l'avait largué, menaçant de la dénoncer à son travail et de dire partout qu'elle traînait sur des forums SM, envoyant des courriers et des mails à ses proches... Et quelques années plus tard, un cocu jaloux a tenté de me détruire en balançant des mails de dénonciation en douce à plusieurs de mes enfants pour leur dire qu'en gros, Fourniret et Papa c'était pareil... Il en a été pour ses frais, personne ne rentrant dans son jeu dégueulasse.

Des minables, frustrés, des pervers narcissiques parfois très persuasifs. Vous me direz que c'est la nature même du profil...

Mais vaut mieux que je ne croise jamais certains de ces gros connards...
Images © Veronica - Old Fashion Girl

14 mai 2020

Images éternelles !

3481 - "Jacques a dit... "

La fessée comme fantasme existe depuis toujours même si on s'imagine souvent qu'on est des précurseurs !

Faut dire qu'en matière de sexe, tout a été fait depuis la nuit des temps et on trouve des représentations de fessées sur les murs des lupanars de Pompéi, dessinées sur les papyrus égyptiens, en sculptures de gargouilles au fronton des églises dès le Moyen-âge et évidemment tout au long de notre histoire artistique friande de représenter les innombrables combinaisons des corps... et tous les aspects liés à la reproduction humaine.

Bref... Voici quelques jours, je vous parlais de Red Charls, mais bien avant lui, y'a eu des gars pour photographier des filles recevant des fessées...

Ce post a pour objectif de rendre hommage à deux frères qu'on a oubliés, créateurs avant-guerre d'Ostra, un studio parisien de photographies dites "de genre" et profondément marquées par une sorte d'esthétique "sadico-romantique" affichée.

Deux hommes dont le destin tragique pourrait faire l'objet d'un film...

Dès l'apparition de la photo arrivent dans le même temps les images licencieuses ! Sitôt qu'on sait développer, on met des filles à poil devant l'objectif.

Des filles ET des gars, pour des images pornographiques destinées aux amateurs, mais vendues sous le manteau car la censure veille et l'ordre moral pourchasse ceux qui osent proposer une vision crue de la sexualité "par le biais infâme de l'image".

On risque alors la prison et des peines lourdes sont prévues dans le code pénal pour ces fauteurs de troubles osant montrer des paires de fesses.

Il y a pourtant tout un marché...

Deux frères vont s'en emparer. Jacques et Charles Biederer nés respectivement en 1887 et 1892 à Moravská Ostrava, ville de l'actuelle République Tchèque (et d'où proviendra le nom Ostra...) La famille émigre en France à la fin du dix-neuvième siècle...

En 1908, Jacques qui a tout juste vingt ans crée à Paris le Studio de photo Biederer, situé 33 boulevard du Temple. Sitôt majeur, son cadet Charles le rejoint, cinq ans plus tard, pour travailler avec lui, également en tant que photographe.

Ce n'est en fait qu'après la Grande Guerre au début des années 20 que publiées par le studio sous le label des Éditions Ostra, leurs photographies prennent une direction licencieuse de plus en plus affirmée, allant des "nus artistiques" aux études sur le fétichisme sexuel, notamment l'esclavage, les jeux de rôle costumés et les châtiments corporels érotiques, dont bien évidemment la fessée.

Il faut dire qu'en même temps, toute une littérature érotique dédiée à ce qu'on appelle alors pudiquement "l'éducation anglaise" fait florès dans les librairies...

Les deux frères vont encore plus loin, dans les années 30 ils produisent également de nombreux films fétichistes muets dépeignant des scènes de domination et de soumission aux titres aussi évocateurs que "Dressage au fouet", rejoignant en ça les livres de la collection de "Orties Blanches"... J'ignore s'il y a eu rapprochement et adaptations des romans, mais les thèmes sont exactement les mêmes.

Certaines de ces photos et cartes postales portent la signature JB, B, Ostra ou un point d'interrogation dans un triangle. D'autres photos peuvent être identifiées par style, mobilier et modèles... 

L'histoire se termine mal... Pendant l'occupation allemande, les frères qui sont juifs sont arrêtés par la Gestapo.

Charles sera déporté vers la Pologne avec le transport 4 parti du camp de transit de Pithiviers jusqu'au sinistre camp de concentration d'Auschwitz-Birkenau le 25 juin 1942. Jacques suivra son cadet trois semaines plus tard avec le transport 6, le 17 juillet 1942. (Pour lui, je n'ai pas de détails, mais ça correspond au lendemain de la raffle du Vel d'Hiv, et j'ignore s'ils ont été arrêtés en même temps...)

Probablement directement gazés sitôt l'arrivée des convois, aucun des deux n'est revenu...
Images © Studio Biederer - Ostra

13 mai 2020

Ink is her blood ?

3480 - "Sang d'encre ?"

Autant vous dire de suite deux choses en préambule

- Je dois cette découverte à Ana...
- Je ne connais pas Apollonia Saintclair

Ceci posé, je confesse une réelle admiration, d'abord professionnelle et artistique à cette jeune femme qui serait Suisse, nous dit-on, mais qui cultive le mystère sur son identité...

On peut comprendre.

Je suis dessinateur aussi, ce n'est pas un secret d'état et j'évolue dans ce milieu depuis des années, c'est un petit monde dans lequel on se connait tous plus ou moins... Mais je ne connais pas Apollonia... Et pour une raison simple !

Apollonia Saintclair n'existe pas. Apollonia Saintclair est un rêve.
Admettons, mais il y a incontestablement une artiste (si c'est une fille...) sacrément douée derrière qui nous propose depuis maintenant près de sept ou huit ans des images d'un trait qui rappellera évidemment aux fans de BD celui de Milo Manara, de Paolo Serpieri et aussi de Jean Giraud/Moebius ou encore un peu plus éloigné, mais d'une même filiation, celui de Guido Crepax.

Ce système de hachures et de petits points, beaucoup de dessinateurs (dont moi, un temps...) tentent de l'utiliser avec plus ou moins de bonheur, c'est une trame graphique, des gimmicks d'encrage que pas mal d'auteurs de cette école essayent de reproduire dans leur travail sous influence. Mais jamais avant cette graphiste je n'avais vu quelqu'un avoir compris les codes et maîtriser à ce point la technique pour aller au-delà du copiste.

Et puis il y a les thèmes. Manara peut aller se rhabiller (non Milo, c'est pour rire...)

Apollonia Saintclair poste régulièrement ses illustrations sur Instagram, Tumblr et Twitter sous forme de cases érotiques avec parfois des bulles et un peu de texte, dont les plus usités seraient "Please Stay Inside !" ou encore "I Want it Inside Me !"

Sa trilogie "Ink is My Blood" est en vente sur son site...
La mise en scène de la plupart de ses dessins ne ressemble à rien d’existant et c'est en ça qu'elle est vraiment unique...

Chaque illustration est une nouvelle proposition érotique qui nous parlera ou pas, parfois très réaliste, très (trop ?) crue et parfois complétement onirique avec plus ou moins de résonances en nous, selon ce que notre érotisme et notre libido sont "Saintclair compatibles"... ou pas.

Choqués parfois, émerveillés souvent...

Femme (ce que je crois) ou homme, qui que soit Apollonia Saintclair, cet Auteur majeur a la main (sic) mise sur un érotisme en noir et blanc, aussi étrange, choquant, trouble que mystérieux et envoûtant auquel il est extrêmement difficile de ne pas succomber..
Images © Apollonia Saintclair

12 mai 2020

Dessiner Scoubi...?

3479 - "Spankidoo-ooooo !"

Elle est sacrément dodue du bas, Velma... Des fesses un peu molles et grasses forcément pas désagréables à claquer. Et c'est un petit clin d'œil qui fera sourire ceux qui me connaissent un peu...

Les personnages gnangnans des cartoons BD de notre jeunesse, mis en scène de façon érotique ou graveleuse sous le manteau, on en a vu des flopées, de Blanche Neige à Cendrillon en passant par Pocahontas et Raiponce...

Les dessinateurs officiels de ces séries, lassés de toute l'année tomber de la planche à la chaîne avec des historiettes sirupeuses destinées aux hebdos pour mômes se détendent de temps à autre en secret se défoulant avec des images pour le fun, montrées aux copains discrètement et mettant en scène leurs propres personnages gagne-pains dans des dessins de cul parfois très hard, aux antipodes de leur façon de faire habituelle.

... En faisant quand même gaffe que ça ne parte pas par inadvertance à l'imprimerie avec les pages de la semaine prévues dans le journal ! Je sais de source on ne peut plus fiable que ça a bien failli arriver...

Et ça n'aurait pas fait rire Hanna-Barbera. Du tout...
Dessin MJ Bivouac

09 mai 2020

Raide ? Red !

3478 - "De bien belles images. Et c'est en couleur..."

Des photos ? De fessées ?

Je vous ai forcément parlé de temps en temps de mon ami Red Charls ! Qui n'est pas du tout non-voyant, hein... pour notre plus grand bonheur.

Bon, ok "ami" est sans doute un peu exagéré, on ne s'est réellement croisés lui et moi qu'une fois il y a bien des années dans un club de l'île Saint-Louis, privatisé une fin d'après-midi ensoleillée le jour du vernissage de l'expo Waldo, disons qu'on est frères de cœur... Enfin, on va dire de cul !

Et puis en en parlant récemment avec une amie branchée à peine quadra, je découvre qu'elle ne connaît pas du tout son travail et je me dis alors que toute une génération de nouvelles lectrices ne doit pas davantage connaître le personnage, ni ne pense - et pourquoi pas ? - d'aller, oui VOUS mesdemoiselles et mesdames, poser sous son objectif !

Bien entendu, on ne voit pas les visages, hein.

Mais c'est marrant, quand j'ai une photo de dos d'une amie les fesses à l'air et rougies (si, ça arrive !) la dame est toujours très soucieuse que je ne la montre à personne, pensant sans doute que tout un chacun l'identifie instantanément, rien qu'en voyant son cul...

"Oh putain Maurice ! Mais c'est pas Jeannine, là ?"

Et ça vous fera des souvenirs personnels émouvants pour plus tard, quand viendront la nostalgie et les longues soirées d'hiver qui vont souvent de pair...

Alors je répare.

Vous n'y trouverez pas de textes, mais par contre toute une série de galeries diverses de photos érotiques de grande qualité bien entendu principalement autour du thème qui nous est cher à toutes et tous si on vient ici suivre mes plaisirs "au fil des jours..."

Mais pas que.

J'ai un faible pour ses images et bien entendu je vous recommande chaudement (et c'est le mot...) sa "Place Rouge"...

Si avec ça, cet enfoiré ne voit pas arriver à lui un afflux de petites nouvelles désireuses de se faire tanner le cuir dans son atelier...

Ah... Avant d'entrer, il y a un mot sur la porte...

Site interdit à toute personne mineure ou gavée de préceptes monothéistes.
Ce site est dédié à la représentation photographique 
d'une théâtralisation érotique au travers de la domination 
et de son corollaire la soumission 
dans un rituel élaboré et accepté par avance 
dans le but d'obtenir une abdication et un abandon temporaire. 
Il s'agit ici d'accéder à un niveau de conscience 
qui permettra d'exprimer leur pulsion 
à l'unique objet de mon désir et de mon attention : 
"ELLES"..."
Images © Red Charls

07 mai 2020

Tu ne perds rien...

3477 - "... Pour attendre !"

Tiens une image de moi, une version du genre de l'ami Wolfie, qui en a dessiné une dans la même posture. Il y a deux jours. Post 3475...

L'instant T. Quand le cœur bat plus que de raison en attendant la première claque qui tombe.

Installer mademoiselle en travers des genoux. Prendre le temps de la gronder. Soulever une jupe, baisser un jeans, un short... Tirer une petite culotte vers le bas, lentement ou d'un coup sec...

Et avant de donner libre cours, "entre adultes consentants" selon la formule, à l'intensité d'une correction méritée, partagée, souhaitée, voulue, admise et pour tout dire faisant partie intégrante d'un jeu de couple avéré, simplement laisser s'installer le trouble, l'indispensable honte, le plaisir...

... Ensuite la cuisson parfois infernale mais qui cesse à la seconde où tout s'arrête, pour se diffuser dans tous les bas du corps... Puis, je vous le souhaite, la jouissance.

Évidemment sans exclusive.
Dessin :" Hammertime" © Stan/E. - 2020

06 mai 2020

J'veux du cuir, bordel !

3476 - "Déconfinement..."

Et je sais pas pourquoi (en fait si...) mais en regardant cette image amusante trouvée sur le net d'une dame prise en flagrant délit de non port de culotte (faudra sans doute un jour une attestation pour ça aussi...) me viennent subitement les paroles d'une chanson de Souchon...

♪ ♫ "Mais si je dis ça, je casse mon image. 
Ce serait dommage. Ce serait dommage. 
Mais si je dis ça, je casse mon image. 
Ce serait dommage d'être au chômage à mon âge. 
Je veux du cuir, pas du peep show, du vécu. 
Je veux des gros seins, des gros culs." ♫ ♪

C'est vrai que c'est un peu long et qu'on aspire sans doute tous à retrouver une vie normale... "Normale" ? Et puis ensuite, balades à vélo comme avant ?

Je sais pas vous... Mais moi, j'ai follement envie de fessées à l’extérieur, dans la nature !
Photo © ?

05 mai 2020

Tradition oblige... Ou pas !

3475 - "Allez, hein... Bon anniversaire ?"

Voilà qui ne cesse de m'étonner... Cette tradition américaine de la fessée d'anniversaire, "Birthday Spanking" en VO...

En clair, c'est une claque par année auxquelles s'ajoute une dernière, sorte d"extra ball" en bonus pour souhaiter bonne chance à l'année qui commence !

Nous autres latins, on y voit l'érotisme à peine dissimulé et une évidente propension à un petit sadisme ordinaire qui se lâche à l'occasion, dans cette société puritaine bourrée de principes faits à l’évidence pour être transgressés... Il suffit pour s'en convaincre de voir les participants (aussi bien les spectateurs que celui ou celle à qui ça s'adresse) filles et garçons si excités avec les yeux brillants au moment de claquer des fesses sur les photos qui proviennent d'outre-Atlantique pour se rendre compte de l'hypocrisie de ce moment particulier qui recouvre probablement bien plus qu'une simple tradition...

Bon, comme on reste corrects là-bas, ça se pratique SUR le pantalon ou par dessus la jupe, sans baisser la culotte. Qui a dit "dommage..." ? En attendant, l'honneur est sauf ?

Tu parles... Encore une belle perversion qui ne dit pas son nom.
Dessin: "Birthday Surprise“ © Dave Wolfe - 2020

04 mai 2020

"Souvenirs, attention danger"...

3474 - "Comme le chantait Serge..."

J'ignore la genèse de cette magnifique image qui semble venir tout droit des années 30. Le pantalon, les bretelles, les cheveux gominés... Scène authentique ou reconstitution a posteriori (rires...) je l'ignore.

Mais je crois qu'il y a quelque chose de plus dans l’œil de la fille, dont le visage à demi-tourné vers l'agresseur (de son fessier déculotté) semble montrer bien plus d'excitation que de peur réelle... C'est pour ça que je la trouve intéressante.

Entendons-nous bien: je ne cherche nullement à justifier cette façon de faire, qu'on peut apparenter à cette violence conjugale que j’abhorre, mais au contraire à mettre le focus sur la complicité entre les deux que je crois y déceler...

La ceinture... Plusieurs de mes amies joueuses fantasmaient terriblement dessus pour tout un tas de réminiscences plus ou moins avouables. Pas simple pour un gars qui professe la main comme seule façon de faire. Mais vous me connaissez, altruiste, je m'y suis mis... (Et d'ailleurs je continue, mais c'est une autre histoire)

Du coup j'ai des souvenirs, de ceux que je vais de temps à autres narrer ici comme je l'ai souvent fait, dès le début du blog, mais en gardant évidemment une imprécision sur elles en raison de la discrétion que je leur dois...

Bref. Corrections de jadis à exorciser, en en faisant un jeu cinglant érotique cette fois, de la part d'une jeune femme venue du nord en train me retrouver et qui avait besoin réellement de dépasser ses souffrances d'antan, pour changer le curseur émotionnel dans sa mémoire en le vivant, autrement... Érotiquement du coup, pour s'en faire un souvenir sensuel et non plus ces images dures de sa jeunesse qui revenaient la hanter.

Après notre "séance", c'était fini, supprimé... Ses remerciements (sic) ensuite au milieu des larmes étaient si sincères que j'ai oublié de me sentir coupable d'enfreindre ma morale, ce soir-là, après lui avoir cinglé la croupe jusqu'au garance et aux sanglots réparateurs...

L'envie réelle d'expérimenter la douleur pour une autre, une jeunette moins traumatisée que curieuse, en plusieurs occasions, crescendo. Plus demandeuse que moi, au final... Et d'autres jeux avec d'autres belles personnes que je garde dans mon disque dur pour quand je serai trop âgé pour faire autrement  que de dérouler dans mon cerveau fatigué le film de mes frasques culières...

Et puis, il y a la chanson d'Elodie Frégé, celle-là même qui il y a bien des années revendiquait d'apprécier recevoir des fessées sur TF1 chez Cauet qui n'en est probablement toujours pas revenu de tant de candeur...

- "Tu prends des fessées encore, à ton âge ? !" lui demande plutôt ingénument une Cécile de Ménibus, assez interloquée, dans le brouhaha qui règne d'un coup sur le plateau... 

- "Je les demande, même..." répond la chanteuse...
 

Merci à elle pour ce moment délicieux qu'on ne trouve plus en ligne, malheureusement..
Photo ?